Éducation aux médias

Notre société en est aujourd’hui une d’information. L’accroissement des connaissances et des moyens qui y donnent accès est beaucoup plus rapide aujourd’hui. Avec la venue des nouvelles technologies, Internet tout particulièrement, l’information n’a jamais été aussi facilement accessible. Il y a seulement cinquante ans, les scientifiques s’écrivaient des lettres et les nouvelles connaissances étaient publiées dans des livres. Aujourd’hui, l’information est pratiquement modifiée (améliorée) en temps réel. De plus, l’information n’est plus uniquement du ressort des experts, n’importe qui avec un ordinateur et un accès Internet peut créer des informations et les rendre disponibles.

Cette situation particulière exige de la part de toute personne qui souhaite s’informer sur un sujet particulier de faire preuve d’un esprit critique par rapport à l’information qu’elle trouve grâce aux différents médias. De plus, il importe que l’individu connaisse et sache utiliser les différents moyens (médias) dont il aura besoin au quotidien (ou pour son travail).

L’école a un important rôle à jouer dans l’éducation des jeunes par rapport aux médias. Deux compétences transversales du nouveau programme de formation de l’école québécoise sont directement liées à l’éducation aux médias :

  1. Exercer son jugement critique
  2. Exploiter les technologies de l’information et de la communication

J’ai consulté le texte de Divina Frau-Meigs, professeur à la Sorbonne, intitulé «Éducation aux Médias et aux TIC à l’ère numérique : les priorités symboliques et structurelles pour l’alphabétisation à l’Information» (réf. 1). Ce document, publié sur le site Internet de l’UNESCO, tient un propos très semblable à celui que nous avons tenu dans le cours, c’est-à-dire que l’éducation aux médias ne doit pas se limiter à enseigner aux élèves comment juger de la qualité et de la pertinence des informations présentées sur Internet. L’éducation aux médias doit permettre à l’élève de développer ses capacités à participer à l’échange et à la création d’informations. Selon Mme Frau-Meigs, l’information se divise en trois catégories : actualités, données et babillage. Je suis de l’avis de ce professeur que l’élève doit être capable de trouver, juger et utiliser ces données afin de produire de réelles connaissances. Voici la définition de l’UNESCO pour l’Information literacy: action to provide people with the skills and abilities for critical reception, assessment and use of information and media in their professional and personal lives (excellent!)

À la suite du Sommet Mondial sur la Société de l’Information, on parle maintenant de «cognition ouverte». Ce concept me semble très lié aux différents aspects du WEB 2.0 que nous avons traités. En effet, la notion de « sociétés du savoir partagé » implique l’accès à des logiciels libres (gratuits) pour que tout le monde puisse avoir accès aux connaissances. (excellent!)

Dans mon contexte particulier, l’enseignement des sciences et des mathématiques au secondaire, l’éducation aux médias est une nécessité et aussi un excellent moyen de motiver les élèves. Par exemple, pour enseigner les statistiques, j’ai demandé aux élèves d’aller chercher plusieurs données sur les joueurs des Canadiens et ensuite d’utiliser les méthodes apprises en classe pour calculer une moyenne ou une médiane et comprendre comment certaines données (extrêmes) peuvent influencer les résultats. Pour les jeunes qui participent à des pool de hockey, apprendre ces concepts de statistiques peut être très utile car ils peuvent alors créer des connaissances qui guideront leur choix de joueurs.

Réf. 1. http://portal.unesco.org/ci/en/ev.php-URL_ID=19623&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html