La cyberintimidation

Introduction:

Depuis la nuit des temps, des gens ressentent une certaine satisfaction à démolir la réputation de personnes vulnérables dans l'âme. Les techniques de harcèlement concernaient plus celle physique et celle verbale. Cependant, avec les années, de nouvelles technologies ont vu le jour et donc de nouveaux criminels se sont emparés de ceux-ci au détriment des plus faibles.

Définitions:

La cyberintimidation est un mot emprunté de l'anglais «cyberbullying», mais il a vu le jour au Québec pour la langue française. La cyberintimidation est un terme composé de deux mots distincts. Le premier mot «cyber» désigne toute utilisation de l'informatique que se soit par les ordinateurs ou par tous autres moyens électroniques. Le second, intimidation, indique toute forme de harcèlement fait de façons volontaires sur une autre personne. En réunissant ces deux mots, il est possible de bien définir le terme cyberintimidation. Ce type d'intimidation, possible grâce à des objets électroniques comme internet, les messages textes par cellulaires, les blogues ou toutes autres technologies, sert à communiquer vis-à-vis une tierce personne dans le but de la menacer. Ces harcèlements et même ces menaces sont considérés comme des actes criminels qui mènent parfois les victimes jusqu'au suicide.

Historique:

La cyberintimidation existe depuis qu'internet a été créé, du moins depuis que les gens savent l'utiliser. C'est dans les années 1960 que cette nouvelle technologie de l'information a commencé à être utilisée. Cependant, ce n'est que vers les années 80 que les citoyens des villes ont pu commencer à utiliser celle-ci. Malgré le fait que plusieurs gens pouvaient se procurer un ordinateur, la pluralité des gens ne possédait pas les moyens de se payer ce luxe. Il est donc certain que la cyberintimidation n'était donc pas très présente dans ces années. Ce n'est que 10 ans plus tard, avec l'arrivée de World Wide Web en 1990, que les populations ont commencé à prendre la grande possession du réseau internet.

Il s'avérait beaucoup plus accessible aux gens aux prises avec la soif de harceler les plus faibles de continuer leurs actes criminels. De plus, ces criminels non seulement pouvaient rester tranquillement au chaud dans leur maison tout en continuant leurs activités illégales, mais il était désormais possible de rester dans l'anonymat pendant la réalisation de ces actes.

De plus, toute forme d'intimidation, comme celle-ci, va à l'encontre de la Loi canadienne sur les droits de la personne. Il est donc possible de se faire arrêter au même titre que toute autre violation de loi.

Enjeux pédagogiques:

La majorité des jeunes qui participe à ces actes ne se rende pas compte de l'ampleur de ceux-ci vis-à-vis leur victime et des conséquences juridiques que ça pourrait engendrer. Au contraire, ils se sentent seuls avec leur ordinateur, créant ainsi une augmentation de sentiment de liberté. La liberté d'exécuter les actes qu'ils veulent en restant le plus anonyme possible. De plus, les jeunes sont de plus en plus laissés à eux-mêmes. Les parents ont de moins en moins de temps à leur consacrer et surtout, ils ne ressentent pas le besoin de vérifier quotidiennement ce que leurs enfants font sur internet. Pour ces raisons, les victimes ne peuvent pas se sentir à l'abri blotties dans leur propre maison. Une étude américaine a révélé « que plus de 40 % des [leurs] 1 454 répondants, tous âgés entre 12 et 17 ans, ont été victimes de cyberintimidation entre une et trois fois durant la dernière année, tandis que 13 % ont été attaqués entre quatre et six fois. Près d'un élève sur cinq s'est dit victime à plus de sept reprises d'agressions sur le Web dans les douze derniers mois. » De plus, en Ontario, une jeune fille de 12 ans s'est enlevée la vie après savoir fait harceler sur internet. Il est donc plausible de dire que des jeunes souffrent en silence des actes volontaires de leur agresseur sans jamais réussir à en parler à un adulte.

Conclusion:

La cyberintimidation est sans doute l'acte de harcèlement le plus dévastateur, car les victimes ne peuvent plus se retrouver dans des moments de répit. Ils doivent, au contraire, se soustraire à des agressions venant d'une personne anonyme, car leurs entourages, que se soient celui de l'école ou celui de la maison, ne sont pas disponibles à répondre à leurs tourmentes pouvant les mener jusqu'à l'acte fatal.


Références:

http://education.alberta.ca/media/547945/cs_cyberbullying_french.pdf

http://blog.jeanlucraymond.net/?q=cyberintimidation+

http://www.education-medias.ca/francais/ressources/projets_speciaux/toile_ressources/Contrer_cyberintimidation.cfm

http://techno.branchez-vous.com/actualite/2008/10/la_cyberintimidation_un_proble.html

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