Page rédigée par AudreyGroleau
Synthèse du texte "Le web 2.0 ou l'avènement du client ouvrier" par Jean Tillinac, disponible ici: http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/quad_0987-1381_2006_num_60_1_2053 Quaderni numéro 60, 2006, pages 19-24.
Je m'attendais à un texte ou on allait discuter en détails du concept du client ouvrier en lien avec le Web 2.0. Cependant, l'expression n'est jamais employée dans le texte, bien qu'on parle beaucoup du fait que l'utilisateur ou l'utilisatrice participe à l'amélioration des plateformes et sites du Web 2.0. Le contenu de ce texte n'est pas vraiment théorique, contrairement à ce que j'aurais pensé à la lecture du titre.
Dans l'introduction, l'auteur mentionne que depuis l'éclatement de la bulle Internet il y a quelques années, les gens ont tendances à être sceptiques lorsqu'un nouveau phénomène devient populaire: il est facile de croire que le nouveau phénomène n'est qu'un phénomène de marketing. Bien qu'il ne mentionne pas explicitement le but de son article, je crois qu'il souhaite montrer que le Web 2.0 crée une véritable révolution puisque l'utilisateur ou l'utilisatrice devient un client ouvrier, un client qui travaille gratuitement pour l'entreprise où il achète.
Le premier changement qui mène l'auteur vers cette thèse est ce qu'il appelle "la recherche des effets de réseaux", effet de réseau qu'il définit comme "un mécanisme d'externalité reliant l'utilité d'un bien au nombre de ses utilisateurs". Une conséquence de la recherche de cet effet de réseau serait de rendre les utilisateurs actifs. Une vision du monde prônant l'horizontalité serait aussi nécessaire pour favoriser ces effets de réseaux.
Un second changement qui mène l'auteur vers la thèse selon laquelle le Web 2.0 est une révolution qui fait en sorte que l'utilisateur ou l'utilisatrice devient un client ouvrier est l'utilisation du web de l'humain vers l'humain via la machine et non une utilisation du web de l'humain vers la machine.
Un troisième changement est le fait que, selon l'auteur, "le principe économique le plus important du web 2.0 est [...] de profiter de l'utilisateur pour améliorer le service". Cela est régulièrement fait à l'insu de l'utilisateur, ce qui fait en sorte que la centralité de l'utilisateur n'est pas nécessairement enviable. Une conséquence de ce changement est la possibilité pour les entreprises de se constituer d'immenses bases de données.
Un autre changement est la recherche de la gloire par les utilisateurs, ce qui les amène à dévoiler beaucoup d'informations personnelles à leur sujet.
En conclusion, l'auteur mentionne que "le web 2.0 présente donc tous les signes d'une vraie rupture". Il n'utilise jamais le mot "révolution", mais il explique que "le web 2.0 entre en période de science normale", expression popularisée par Thomas Kuhn dans son ouvrage "La structure des révolutions scientifiques", la science normale étant un stade suivant une révolution avant que la prochaine révolution ne survienne.