Une Pédagogie 2.0 aura quelles caractéristiques ?

Suite à la lecture du texte AffairesUniversitairesBobbiKerlins08, voici les grandes lignes que je retiens (JulieSénéchal):

  • La classe virtuelle est très interactive : le multitâche est courant, les communications fusent de toutes parts, et souvent plusieurs conversations se déroulent simultanément.
  • La salle de classe virtuelle vise en fait à favoriser un mode d’apprentissage plus interactif et plus centré sur l’étudiant.
  • La classe virtuelle est un espace collectif qui permet aux étudiants de vivre de réelles expériences d’apprentissage collaboratif.
  • Les apprenants du nouveau millénaire préfèrent collaborer et créer du contenu que simplement réagir au matériel fourni par l’enseignant.
  • Elle permet aux étudiants de participer activement à l’édification de leur savoir.

Les caractéristiques en pédagogie 2.0 : interactive, communicative, multitâche, centrée sur l'étudiant, collective, collaborative, créative, participative. (JulieSénéchal)

Discussion sur l'article (EdithBujold):

  • On dit également que les jeunes d'aujourd'hui utilisant les technologies 2.0 sont engagés socialement. Le sens n'est pas précisé, mais cherche-t-on à dire qu'ils sont "présents" socialement dans le virtuel, ou encore "engagés" dans des causes sociales par le biais de médias? Le fait de se joindre à un groupe sur Facebook est-il garant d'un engagement social comme il l'est entendu? Merci de m'aider... (EdithBujold)

  • Il est aussi question du fait que les jeunes qui évoluent actuellement dans le 2.0 devront être capable d'apprendre, de désapprendre et de réapprendre. Comment penser "pédagogiquement" le fait de désapprendre? Serait-il plutôt question de construire toujours et encore sur les apprentissages réalisés? Je me questionne. On parle surtout d'un Lifelong Learning en général, s'agit-il donc de dire que l'apprentissage en continu sera nécessaire, et qu'il faudra toujours en encore construire? (EdithBujold)

  • Je trouve la notion de paradigme très intéressante et je pense qu'elle pourrait faire l'objet d'une bonne discussion. Pour des personnes "vendues" aux technologies et au 2.0 (comme moi), il va s'en dire qu'un mode d'apprentissage incluant les aspects du web2.0, interactif, centré sur l'étudiant est une façon complètement nouvelle de voir la pédagogie. Il serait intéressant d'entendre un point de vue différent du mien à ce niveau. (LoriBrabant)

  • La notion de multitâche, présente dans le texte (AffairesUniversitairesBobbiKerlins08) et dans la vidéo, m'a accrochée. J'ai de la difficulté à voir le multitâche (ou la capacité à faire plusieurs tâches à la fois) comme une cause qui nous incite à changer notre mode d'enseignement. Des articles comme celui de d'Hubert Guillaud ou celui sur le site du RIRE apportent justement des nuances à ce terme. Selon certains chercheurs, le multitâche serait plutôt une conséquence, une manière de fonctionner qu'ont développé certaines personnes. Aucune étude n'a prouvé que les jeunes fonctionnaient bien dans un mode multitâche. Les aptitudes dans ce domaine seraient différentes pour chaque individu et ne seraient pas un trait générationnel. Je trouve donc un peu osé de baser une pédagogie sur ce concept et opterait plus pour une éducation au multitâche. (LoriBrabant)

  • Quelque chose m'a un peu chicoté pendant la lecture de ce petit texte. Je ne suis pas pédagogue, je n'ai pas étudié en pédagogie. J'avais l'impression en lisant qu'on me parlait d'enseignement ... tout simplement, sans 2.0. Faire en sorte que tous les élèves se sentent concerné, faire un cadre et les laisser préciser les objectifs, les méthodes, les échéanciers, etc., présenter à un vrai public, ... Ce sont tous des situations qui se peuvent sans les technologies. Cela me rappelle la conférence de Prensky à Clair2010 qui disait que « les verbes restent mais les outils changent». Et bien, ça me paraît maintenant très clair! Toutefois, je crois que les technos apportent une bonification supplémentaire à ces "verbes". Le dynamisme, l'interactivité et toutes ces autres belles caractéristiques déjà décrites plus haut par JulieSénéchal sont en effet "+value" à l'enseignement et qu'il ne faut pas les négliger. Enfin, je ne suis pas tout à fait d'accord avec la citation de George Siemens. En fait, je ne suis pas convaincu. Je ne crois pas que les jeunes maîtrisent la technologie numérique mais je crois par contre, qu'ils ont un fonctionnement beaucoup plus intuitif que nous avec ce genre d'outil. De plus, être motivé par l'outil me semble un peu étrange. Si un projet scolaire est plutôt ennuyant et qu'il doit se faire individuellement, même avec un super ordinateur, il ne sera pas plus motivé de faire son projet. Non? (HeleneDufour) Même feeling pour moi Hélène, concernant l'enseignant et le multitasking (EdithBujold)

  • De mon côté, je trouve le texte intéressant, mais j'aurais aimé que l'auteur mette plus l'accent sur la réflexion que l'enseignant-e doit effectuer avant de se "convertir" à l'enseignement effectué à l'aide des technologies. Je pense qu'il est dangereux que certaines personnes pensent que ce texte est une recette à suivre afin d'assurer le succès d'un tel cours. (AudreyGroleau)

  • En effet, le texte est très intéressant et amène des points pertinents quant à la mise en place d'un enseignement plus "technologique". Cependant, j'aimerais bien tenter l'expérience, mais concrètement, avec les élèves du primaire, c'est une autre chose. Pour mettre en place un fonctionnement de la sorte, il est nécessaire d'avoir des élèves autonomes au point de vue technologique et ce n'est pas toujours le cas avec les plus petits. Même s'il s'agit d'une génération dite efficace du point de vue technologie, dans l'application de cette pédagogie en classe, c'est différent. J'ai ainsi trouvé un powerpoint L'intégration des applications Web 2.0 dans les classes primaires qui présente des applications possibles du Web 2.0 avec les plus jeunes, ce qui m'a permis de d'adopter un regard différent sur le texte AffairesUniversitairesBobbiKerlins08 et de penser à une possible intégration en classe d'un tel type d'enseignement. SimardMarieEve

  • Commentaires sur cet article de Bobbi Kerlins: L’enseignement stratégique peut aider à développer une préoccupation pour une pédagogie qui va au-delà de la classe. Mais ce ne doit être, à mon avis, que transitoire. Par exemple, mettre ses cours en ligne n’est pas un acte de la pédagogie 2. Mais il peut s’agir d’un premier pas. Éviter la classe virtuelle : trop compliquée. Je suis aussi d'accord avec plusieurs d'entre vous pour affirmer que l'usage des technologies (TIC) ne va pas de soi pour les jeunes apprenants, et qu'un travail scolaire demeure un travail scolaire, toujours pénible, peu importe comment on le supporte. DanielTherrien

  • Comment instaurer un cadre d’apprentissage stimulant et susceptible de transmettre les compétences intellectuelles essentielles dont auront besoin nos étudiants, qui devront évoluer dans un monde que nous pouvons à peine imaginer? (AffairesUniversitairesBobbiKerlins08). Les compétences intellectuelles, les compétences transversales, les habiletés du 21ème siècle sont des notions abordées par des auteurs pour faire référence aux habiletés qu'ont à développer les étudiant.es pour faire face aux défis du siècle contemporain; les étudiant.es doivent être plus autonome, développer des habiletés de communication, développer leur pensée critique, résoudre des problèmes, travailler en collobaration, etc. Le développement de ces compétences nécessitent donc la mise en pratique des méthodes d'enseignement visant à mettre l'étudiant au centre de son apprentissage et de la construction des connaissances. Je pense qu'il y a des enseignant.es qui le font avec le moindre recours aux technologies, mais à mon avis les outils technologiques, surtout de type Web 2.0, peuvent jouer un rôle considérable dans le processus de changement dans la mesure où ces derniers se caractérisent actuellement par la grande interactivité et la capacité à permettre aux étudiant.es de communiquer, d'échanger et de travailler en collaboration contribuant ainsi à atteindre les objectifs dont le développement des compétences énumérées ci-dessus. Je pense que la pertinence et l'apport d'une technologie sont valorisés quand son utilisation est alignée avec l'activité et l'objectif pédagogiques fixés. Sinon, pourquoi utiliser une technologie de pointe si l'objectif est de conserver des pratiques qui ne participent pas au développement desdites habiletés? ZeinFakih

  • J'aimerais souligner, avec Zein, l'importance de l'intention pédagogique et sa mise en œuvre dans un dispositif d'activité d'apprentissage. DanielTherrien