Choses que j’aimerais retenir sur les deux premiers chapitres de La science en action de Bruno Latour
La littérature scientifique et les laboratoires
Les utilisateurs font ce qu’ils veulent avec les énoncés, car le statut d’un énoncé dépend des énoncés ultérieurs qui l’établissent ou l’infirment. D’où l’importance de développer son esprit critique face à tout ce qu’on lit!
Quand on a des alliés, c’est à dire d’autres écrits qui appuient nos dires, il est alors plus facile de se justifier. Les références qu’on retrouve à l’intérieur des écrits que j’utilise peuvent également aider à prouver ce que je veux avancer (ou bien me nuire, si cela est contradictoire avec ce que j’avance).
Pour que ce qu’on avance survive, il doit être à son tour cité dans d’autres articles. L’énoncé doit donc être utilisé ailleurs pour devenir un fait, sinon, il demeure artefact.
Les graphiques, les images et les tableaux peuvent également transformer nos idées en faits s’ils sont valides et bien expliqués (outils puissants pour prouver ce qu’on avance).
Le lecteur sera isolé si j’ai des alliés et des référents qui appuient mes dires, mais c’est moi qui risque d’être isolée si je n’ai pas ces éléments en tant que chercheuse!
« La prudence est distinctive du style scientifique » (il faut savoir marcher sur des œufs en science, mais il faut aussi prouver ce qui est à prouver!)
Dans le domaine scientifique, ce qu’on appelle « instrument » peut-être non seulement un appareil, mais aussi une institution qui rassemble des données!