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Prométhée

«Prométhée, le créateur de la race humaine, que certains considèrent comme faisant partie des sept Titans, était le fils de Japet (ou du Titan Eurymédon) et de la Nymphe Clyméné; ses frères étaient Epiméthée, Atlas et Ménoetios.

Prométhée, qui était plus avisé qu'Atlas, avait prévu l'issue de la révolte contre Cronos et, par conséquent, préféra combattre aux côtés de Zeus; il persuada Epiméthée de faire de même. Il était, à la vérité, le plus avisé de sa race, et Athéna, à la naissance de laquelle il avait assisté lorsqu'elle avait jailli de la tête de Zeus, lui enseigna l'architecture, l'astronomie, les mathématiques, la navigation, la médecine, la métallurgie et bien d'autres arts utiles qu'il communiqua aux hommes. Mais Zeus, qui avait décidé d'exterminer totalement la race des hommes, et qui ne l'avait épargnée que sur l'intervention expresse de Prométhée, s'irrita de leurs talents divers et aussi de voir leurs pouvoirs s'accroître sans cesse.» Source http://mythologica.fr/grec/promethee.htm

«Or Épiméthée, dont la sagesse était imparfaite, avait déjà dépensé, sans y prendre garde, toutes les facultés en faveur des animaux, et il lui restait à pourvoir l’espèce humaine, pour laquelle, faute d’équipement, il ne savait que faire. Dans cet embarras, survient Prométhée pour inspecter le travail. Celui-ci voit toutes les autres races harmonieusement équipées, et l’homme nu, sans chaussures, sans couvertures, sans armes. Et le jour marqué par le destin était venu, où il fallait que l’homme sortît de la terre pour paraître à la lumière.

Prométhée, devant cette difficulté, ne sachant quel moyen de salut trouver pour l’homme, se décide à dérober l’habileté artiste d’Héphæstos et d’Athéna, et en même temps le feu, - car, sans le feu, il était impossible que cette habileté fût acquise par personne ou rendît aucun service, - puis, cela fait, il en fit présent à l’homme. C’est ainsi que l’homme fut mis en possession des arts utiles à la vie, mais la politique lui échappa : celle-ci en effet était auprès de Zeus ; or Prométhée n’avait plus le temps de pénétrer dans l’acropole qui est la demeure de Zeus : en outre il y avait aux portes de Zeus des sentinelles redoutables. Mais il put pénétrer sans être vus dans l’atelier où Héphæstos et Athéna pratiquaient ensemble les arts qu’ils aiment, si bien qu’ayant volé à la fois les arts du feu qui appartiennent à Héphæstos et les autres qui appartiennent à Athéna, il put les donner à l’homme. C’est ainsi que l’homme se trouve avoir en sa possession toutes les ressources nécessaires à la vie, et que Prométhée, par la suite, fut, dit-on, accusé de vol.» Source http://www.caute.lautre.net/imprimersans.php3?id_article=91

Epistemes

«Pour bien marquer cet intérêt, je choisis des termes comme « épistémè » ou « épistémèmentalité » plutôt que « connaissance » (voir aussi Foucault, 1991). J'entends que ces termes traduisent les relations et les structures au service du savoir et non le contenu cognitif d'un savoir fixe, comme le laisse entendre le mot « connaissance ». Selon moi, les pratiques épistémiques concernent des questions comme la vérité et l'objectivité, mais elles concernent aussi des objets (de savoir), elles supposent des lieux de construction et peuvent servir à faire ressortir l'« infrastructure » émotive, relationnelle et culturelle de la croyance (de l'expert, des professionnels)[ 1 ] . Nous centrer sur ces questions rend le savoir problématique ; l'épistémè entraîne en quelque sorte notre regard sur un deuxième plan : au lieu de regarder le savoir comme une collection fixe de choses qui sont dignes de confiance par leur « facticité » et jouent un rôle instrumental dans la transformation économique, nous voyons les jeux de coulisse derrière les choses fixes, immédiates et au-delà. (L'épistémè fait ressortir également le processus de fixation lui-même.) On peut constater, par exemple, que la sociabilité passe des relations personnelles à des relations avec les objets, la vérité est déracinée (libérée de sa base empirique et confiée aux soins de la science) et dérégulée[ 2 ] , le réel est fusionné avec le construit et simulé, ce qui devient une condition du savoir.« Source http://www.erudit.org/revue/socsoc/1998/v30/n1/001127ar.html

«Epistemes are the larger and deeper paradigms of knowledge – reality – that contextualize the boundaries of what can be known. They interact with social, economic, technological and intellectual developments. At the most simple, epistemic history is seen in three stages: ancient (Greek or Roman), medieval (Christian middle ages) and modern (rise of the West), with the postmodern (the collapse of grand narratives) being the next likely stage. In the Indian context, this is read as ancient (Hindu), medieval (Muslim) and modern (British/nationalism)». Source http://www.metafuture.org/Articles/Epistemes-long-term-future.htm

«Le terme d’épistémè est un concept forgé par Michel Foucault dans Les mots et les choses en 1966 (concept qu'il distingue de la notion classique d'épistémé[http://fr.wikipedia.org/wiki/Modèle:Référence_nécessaire/Explication [réf. nécessaire]]). C’est un des concepts centraux du livre, il est enfoui dans le texte dont il forme la trame, il structure l’analyse que Foucault se propose de faire des sciences humaines.

« Ce sont tous ces phénomènes de rapport entre les sciences ou entre les différents discours dans les divers secteurs scientifiques qui constituent ce que j’appelle épistémè d’une époque »[http://fr.wikipedia.org/wiki/Épistémè#_note-0 [1]].

«Il est impossible d’extraire la notion d’épistémè foucaldienne du projet archéologique général de Les mots et les choses, car l’épistémè est justement le nom, l’état signalétique d’une chose que Foucault cherche et développe tout au long de son livre : l’épistémè serait un réseau, un ensemble de dispositions des productions de la culture qui constituent, par rapport à cette culture, un savoir qu’il s’agit de révéler et qui se situerait en-deçà des sciences et des philosophies. Ce sont les régularités discursives, les couches de savoirs consituants et historiques, les configurations souterraines qui délimitent ce qu'une époque peut ou non penser, de ce qui est possible de dire ou de voir. C'est une grille des savoirs qui va déterminer les pratiques et loger les différentes formes de connaissances empiriques. On distingue alors trois grandes articulations dans la pensée occidentale : la Renaissance (âge de la similitude et de la ressemblance), l'âge classique (l'apparition de la représentation, l'ordre selon les identités et les différences) et l'époque moderne (limite de la représentation, apparition d'un doublet empirico-transcendantal nommé "homme", dans une analytique de la finitude). Se situant entre l'âge classique et la modernité, Foucault va analyser comment on est passé du langage (dans une grammaire générale), du travail (dans une théorie des échanges), de la vie (comme êtres vivants) à un homme-parlant (comme objet de la philologie), à un homme-travaillant (comme objet de l'économie), et enfin un homme-vivant (comme objet de la biologie). Il cherche un socle archéologique, l'a priori historique qui a rendu possible la constitution des sciences de l'homme.»

«

Il apparaît clairement que Foucault considère l'épistémè comme une structure, dont les éléments sont les différents discours. Néanmoins, la méthodologie descriptive employée fait plutôt penser à une systématique qu'on pourrait qualifier de structuralisme statique. Cette posture permet d'éviter la question épineuse de l'origine de la structure (c'est à dire que la problématique s'est déplacé des conditions d'émergence du discours vers les conditions d'émergence de la structure). Il manque à l'épistèmé de Foucault un concept fondamental pour le structuralisme: la transformation ou l'opération et ce qui est son corollaire, à savoir un invariant. En effet les différentes épistémès qu'il identifie se juxtaposent selon des « discontinuités énigmatiques » (MC, p.229)[http://fr.wikipedia.org/wiki/Épistémè#_note-16 [17]] Jean Piaget[http://fr.wikipedia.org/wiki/Épistémè#_note-17 [18]] remarque fort justement que cette notion d' "émergence contingente" est contradictoire avec l'idée de structure. A l'origine, les structures ne peuvent être que :

  • prédéterminées ( données telles quelles à la manière des essences éternelles ou tirées du monde physique à la manière des Gestalts)

  • construites

Jean Piaget en tant que fondateur de l'épistémologie génétique privilégie évidemment la seconde option car "les structures sont des systèmes de transformations qui s'engendrent les uns les autres en des généalogies tout au moins abstraites et que les structures les plus authentiques sont de nature opératoire, le concept de transformation suggère celui de formation et l'autoréglage appelle l'autoconstruction" (p.53)

Les épistémès de Foucault ne sont ni prédéterminées ni construites ce qui explique leur "discontinuité énigmatique".

Foucault nous fournit un matériel précieux pour penser l'épistémologie et les conditions qui sous-tendent la possibilité de production de notre propre discours. Ce matériel, par sa nature appelle à être structuré, c'est à dire à être complété par un système de transformation : alors l'épistémè serait une structure.» Source http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pist%C3%A9m%C3%A8

Techne

La tekhnè ou technè, du grec τέχνη, désigne le savoir-faire des métiers de l'artisanat ou de l'art, l'action efficace chez les grecs de l'antiquité.Source http://fr.wikipedia.org/wiki/Techn%C3%A8