Décrire ici « InteractionSocialeEnligne ». Dans cette page je propose une vision et certaines questions relatives à l'interaction sociale en ligne. Cette description ne prétend pas être exautive. Elle vise à introduire et fournir des ressources qui permettent de se familiariser avec les enjeux de l'interaction sociale en ligne et les préoccupations des enseignants à cet égard.
Auteur JudithHorman
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L'interaction sociale en ligne
« Je ne sais pas quel est le pourcentage réel d'enseignants utilisant les TIC en classe en cette fin d'année 2003. Mais je sais qu'une majorité d'élèves du primaire et du secondaire ont un ordinateur, que quasiment tous sont des utilisateurs d'Internet et que tous sont nés après le micro-ordinateur. Il est peut-être temps pour l'école de commencer à réfléchir aux changements introduits par les TIC dans les modes de pensée des jeunes. Quelques exemples. Comme l'a mis en évidence Jason L. Frand, les jeux vidéo habituent les jeunes à expérimenter sans cesse. Il faut perdre de nombreuses vies pour gagner un jeu Nintendo. Quand il s'agit de faire l'apprentissage d'un logiciel, les jeunes ouvrent la boîte et découvrent le programme en l'utilisant. D'un côté cette démarche par tâtonnements peut être récupérée par certaines disciplines. De l'autre, elle met en danger des démarches analytiques. Mais revenons au doute. Traditionnellement, l'école fonctionne sur le modèle transmissif. Elle ignore le doute. Elle apprend à respecter et à mémoriser la parole du maître. Or l'usage d'Internet nous oblige en permanence à vivre dans le doute. Que vaut réellement tel site sur tel sujet ? Comment être certain de l'identité de l'auteur d'un message et de la qualité d'un fichier joint ? L'école ne peut pas ignorer Internet. Elle doit éduquer à ces risques. C'est dire, qu'avec certitude, et peut-être dans la douleur, l'école va devoir faire l'éducation au doute. "Le doute est père de la création" (Galilée)."» (F. Jarraud, 2003. Source Réflexions, Théories et Analyse )
Naviguer sur Internet permet d'accéder à l'information et aux productions culturelles qui y circulent sous forme de textes, d'images, de vidéos, de pièces musicales, de cartes, de tableaux et de graphiques etc. Avec l'intégration de l'ordinateur à l'enseignement il est légitime de se demander si nous ne sommes pas en train de déshumaniser l'enseignement. Avons-nous encore besoin de l'enseignant ?
Une question complexe à laquelle chacun(e) aura le goût de répondre selon ses intérêts. Pour ma part plutôt que de tenter de trancher cette question je propose ici une distinction : l'apprentissage par l'ordinateur et l'apprentissage avec l'ordinateur. Le premier se présente fréquemment sous la forme du e-learning c'est -à-dire une démarche pédagogique préfabriquée rendue disponible en ligne (ou en laboratoire) et incluant ou non des possibilités d'interactions sociales entre les étudiants et entre les étudiants et le professeur. Le deuxième prendra plutôt l'aspect d'une formule hybride dont la démarche pédagogique se déroulera en partie en face à face et en partie en ligne. Les formules hybrides offrant de meilleurs conditions de co-construction de la démarche pédagogique c'est -à-dire que l'ordinateur est intégré ou contribue à la démarche d'apprentissage plutôt que d'être le seul lieu et format d'apprentissage. Et encore cette distinction semble injuste lorsque nous considérons des projets comme «L'École éloignée en réseau» plusieurs autres projets qui, dans une perspective collaborative, visent l'accessibilité à une éducation de qualité indépendemment de la localisation géographique. Ce projet montre que la présence en ligne peut actualiser des formules pédagogiques sur mesure selon les besoins du milieu.
Avec ce qui a été nommé Web 2.0 , au-delà de la visite de sites statiques, la navigation Internet autorise non seulement l'interaction avec des contenus mais c'est aussi du lien social qui se déploie dans ces nouveaux espaces sociaux. Il s'en suit que se ne sera pas seulement la distinction entre présence en ligne et présence en face à face qui nous préoccupera comme enseignant. Comme enseignant(e) nous nous attarderons aux enjeux de la navigation Internet autant sur le volet informationnel -ou l'interaction avec des contenus - que sur le volet de l'interaction sociale entre les personnes. Ceci à la fois lors de la présence en face à face et lors de la présence en ligne.
Mais qu'est-ce qu'on fait sur Internet ?
Pour débuter, l'exploration des enjeux de l'interaction sociale en ligne et les interrogations à traiter en éducation, voyons ce les gens font dans ces nouveaux espaces sociaux. Voir ce site qui documente très bien les concepts et les pratiques associés au Web 2.0 .
1-Sur Internet on peut se chercher un emploi tel que Workopolis ou Jobboom ; on peut faire des achats en ligne tel que Amazon (et bien d'autres, voir MEC ou Futrushop) ; on peut s'inscrire et participer à des cours ( 50% des utilisateurs d'Internet le font dans le cadre de leur formation voir le rapport de statistique Canada) ; faire des transactions bancaires tel qu'avec le service Accè- D de Desjardins
2-Sur Internet on peut se procurer des ressources voir des sites tels que Chez Maya. ou Framakey où on peut télécharger des logiciels portables ;
3-Sur Internet on peut consulter les médias traditionnels tel que Cyberpresse et Radio-Canada ou encore avoir accès aux médias critiques tel que Le Monde diplomatique ou les publications de mouvements sociaux et activistes tel que Attac-Québec un groupe associé aux Altermondialistes ;
4-Sur Internet on peut co-élaborer ou co-construire tel que Wikipédia une encyclopédie virtuelle co-construite par toute personne qui décide d'y collaborer ;
5-Sur Internet on peut partager de ressources c'est-à-dire que nous pouvons déposer des ressources sur des sites et avoir accès à ce que les autres y ont déposé : partage de photos avec Clickers and Flickers ; voir aussi Flickr ; partages de vidéos tel que You Tube (on y trouve des vidéos de type loisir et aussi des vidéos de type politique) ; partage d'URL ( des signets) tels que del.icio.us
6-Sur Internet on peut créer du lien social tels que sur Facebook où les jeunes se créent un profil qui les présente, ils créent des liens entre eux en identifiant leurs amis, leurs meilleurs amis et leurs meilleurs meilleurs amis, ils s'offrent les uns les autres des descriptions de qui ils sont ce qui contribue à la popularité ( Une personne dira qu'elle a 360 amis) ;
7-Sur Internet on peut aussi faire du clavardage dont la dynamique a été très bien documentée par Madeleine Pastellini (2007) dans son livre «Des souris, des Hommes et des femmes au village global» publié aux éditions des PUL.
8-Sur Internet on peut publier nos productions, nos opinions et nos questions selon nos intérêts et trouver des personnes qui partagent ceux-ci tels qu'avec les blogs , les wikis ou la création d'un site Internet.
9- Ah oui! On peut aussi jouer à des jeux enligne tel que sur des sites comme Prisma Loisirs ou des sites de jeux interactifs en ligne (tel que Myst) au sens où certains personnages sont aussi des internautes.
On dira que ceci ne concerne pas les enfants de l'école primaire. Alors il faut vsiter un site fréquenté par des enfants de 6 à 14 ans tel le site anglophone Club Penguin fréquenté assiduemment par les jeunes du Québec francophone. Les enfants se créent un avatar, circulent dans un environnement où ils rencontrent d'autres avatar-personnes comme eux, ils se parlent en direct, ils peuvent inscrire ces personnes à la liste de leurs amis, se transmettre des courriels, il jouent à des jeux en ligne, gagnent des points qui leur permettent de faire des achats pour meubler leur igloo, ils peuvent ausi acheter des objets virtuels avec de l'argent réel (carte de crédit). Ce site me semble soucieux de la sécurité mais est-ce suffisant? On y trouve un message aux parents et une formule de surveillance par les pairs. Que penser du modèle social dont les enfants font l'apprentissage ici ? Doit-on interdire ceci ?(Voir trois articles sur le retard de l'école face à l'appropriation d'Internet par les jeunes ) Si on ne peut interdire et si nous considérons que de toute façon les jeunes en viendront à interagir en ligne alors quelle éducation faire auprès des jeunes? Quels sont les risques et les défis ?
Mais qu'est-ce qui distingue la présence en face à face de la présence en ligne?
Si une des forces d'Internet est de contribuer à une certaine démocratisation du savoir par la possibilté d'autopublication ( publication non contrôlée) reconnaissons aussi du coup qu'Internet est un espace public. Or certains enjeux émergent du caractère public de l'interaction sociale en ligne que ce soit à travers des productions rendus disponibles sur Internet ou des échanges de type discussion avec d'autres personnes sur Internet. À titre d'exemple on peut faire une recherche avec Google en entrant son propre nom. Vous verrez ainsi tous les sites et documents que vous avez mis en ligne et aussi tous ce que d'autres auront dit ou comment ils auront repris ce que vous avez rendu disponible dans ces espaces virtuels numériques.
Questions: Quels seront les conséquences, à court et à long termes, des traces que nous laissons de notre passages dans ces espaces publics?
Questions : Si n'importe qui rédige les textes alors comment s'assurer de la valeurs et de la crédibilité de ces informations? Devant la multitudes des sources d'information n'y a-t-il pas un risque de surinformation et désinformation?
Questions : Est-ce qu'on peut télécharger des logiciels gratuits sans virus ou spyware? Est-ce que l'utilisation de la carte de crédit est sécuritaire sur Internet? Et les droits d'auteurs, on en fait quoi?
Questions : Est-ce que les jeunes auraient perdu le sens de la vie privée pour ainsi diffuser de l'information sur eux-mêmes? Qu'est-ce qui se passe dans ce type d'espaces publics numériques? Construction de l'identité, réseautage, «flirt» ? Est-ce que les liens sociaux créés en ligne ont des répercussions en face à face (continuité virtuel et face à face)?
Comme enseignant non seulement sommes-nous préocupés par les enjeux éthiques de protection des enfants mais peut être avons-nous aussi une responsabilité d'introduire les jeunes à ces espaces publics et à ces nouvelles manières de créer du lien social. Essentiellement je dirais que le principal enjeu regarde une série d'apprentissages éthiques autour de la vie privée et de la vie publique.
Voir la suite : Une éducation aux médias préoccupée par les enjeux éthiques EnjeuPrivePublic .
Voir aussi : Les aspects informationnels de la NavigationInternet : Comprendre l'information qui nous est proposée ; Savoir critiquer les sources d'information.