Ce que le livre "La Révolte Luddite" de Kirkpztrick, S. m'a dévoilé et ce que j'ai introduit dans un bref exposé en cours de communication.

" Si J’ai choisi de vous parler de la révolution industriel, c’est pour essayer de comprendre comment elle a permis à la société occidentale de réussir son pari économique, son pari sanitaire et son pari d’une vie meilleure ?

Premièrement, la révolution se définie par un changement important dans la vie d'un peuple. Quand on regarde de plus près le mot industrie, l’on s’aperçoit que c’est l'ensemble des activités humaines tournées vers la production en série de biens et de services. Ainsi la révolution industrielle est le passage d'une société à dominance agraire à une société industrielle. On parle essentiellement de deux révolutions industrielles. Elle est née en Angleterre et au début du 19ème siècle avec la machine à vapeur. Je vais à présent vous compter comment était la vie en Angleterre avant la révolution industrielle :

Un historien du 19ème siècle raconte : Les villageois, élevés dans une culture remontant parfois à 3 ou 4 générations, partageaient des connaissances empiriques, des rites, des jeux et des danses. Des relations coutumières étaient établies entre maîtres, compagnons, marchands et employés, seigneurs et cottagers, prêtes et paroissiens. L’ensemble des rapports sociaux et économiques étaient tissés dans un cadre moral reposant sur l’aide mutuelle et la réciprocité de voisinage, sur l’honnêteté et l’équité du travail.

Puis, arriva la machine à vapeur. C’est ce qui permit le passage extraordinaire d’une économie physique reposant sur les échanges locaux à une économie mécanique qui implique une production toujours plus croissante et qui sous-entend une certaine division du travail, et une division de l’apprentissage. Les ouvriers avaient le choix entre l’esclavage salarial ou la famine et la mort était devenue un mode de vie dans les bidons villes qui se formèrent dans toutes l’Angleterre.

Ce qui est important à retenir, c’est que la révolution industrielle n’est pas qu’une transformation rapide des techniques, c’est aussi un changement idéologique et culturel radical. De plus, j’ai l’intime conviction que la puissance industrielle domine et exploite les espèces et les ressources naturelles au profit d’une minorité. Ce qui m’agace, c’est que personne n’a voté pour ces technologies, et que personne n’en prend la responsabilité. Je finirai par un constat sur l’industrialisme : elle n’est pas en position de supériorité, si ce n’est en termes de confort physique, de puissance, et une espérance de vie allongée et problématique. A coté de cela, elle comporte une myriade de fractures sociales telles que l’augmentation du stress, de la dépression, des maladies mentales, de l’alcoolisme, de la dépendance aux drogues, des crimes, des divorces, des maladies professionnelles, ou encore de l’anomie politique. Nul besoin de vous de faire le bilan environnemental.

Pour conclure, je pense que la technologie mal contrôlée dépossède les individus de leur fierté, voir les rendent complètement obsolète. Combien de fois avez-vous entendu vos parents vous dire qu’eux et les technologies faisaient deux. Aussi, mon plus grand souhait présentement, serait que lorsque vous utiliserez la technologie à des fins de confort, de facilités ou de consommations, j’espère que vous vous rendrez-compte que tout cela à un prix et de vous poser la question de qui en paix le prix. "

de Jérémy Mulier