Des Beethovens en herbe grâce aux technologies
La musique est un excellent moyen d’intégrer les technologies de l’information et de la communication en éducation. En effet, il existe plusieurs logiciels comme MIDI qui peuvent être utilisés dans la cadre d’un cours de musique pour assister les élèves dans la composition d’œuvres musicales. Ainsi, l’une des compétences visées par le programme de formation de l’école québécoise en musique, qui consiste à inventer des pièces vocales ou instrumentales, est rendue plus accessible. Pour mieux comprendre l’intérêt de l’utilisation de ces logiciels en classe, voici un exemple d’une tâche intégratrice qui peut être effectuée par des élèves du troisième cycle du primaire :
Le logiciel de composition utilisé par les élèves possède des canevas de base sur les différents courants et les élèves n’ont qu’à les compléter avec des notes qui traduisent les sentiments qu’ils veulent véhiculer. Une fois qu’ils ont fait cela, ils peuvent entendre le résultat à partir de l’ordinateur et aller modifier ce qu’ils n’aiment pas. Lorsqu’ils obtiennent leur version finale, il ne reste qu’à traduire ce qu’ils ont écrit en partition pour les différents instruments, à l’aide du même logiciel. Les élèves peuvent également faire jouer leurs œuvres par l’ordinateur en faisant afficher les images associées aux ondes sonores et à la progression de la musique dans le temps, ce qui est un atout pour les élèves visuels. Enfin, ceux-ci peuvent interpréter leurs œuvres à l'aide d'un instrument et les partager avec les autres pour recevoir des critiques constructives et s’améliorer.
Un autre moyen qui s’offre à eux pour composer des œuvres musicales est d’utiliser les banques de sons. Avec cet outil, ils peuvent choisir les sons qu’ils préfèrent et les organiser dans le temps pour créer des œuvres originales. Ce moyen offre beaucoup plus de liberté à l’élève et est plus accessible à tous.
En terminant, l’introduction des technologies de l’information et de la communication dans la musique est un bon moyen de développer la créativité des élèves tout en modernisant leurs techniques de composition. Celles-ci permettent d’accélérer le processus de composition et de le rendre plus concret à leurs yeux. À ceux qui affirment qu’avec le développement et l’utilisation de ces logiciels, l’habilité à jouer des instruments de musique disparaîtra, je leur réponds qu’il ne faut pas avoir peur. En effet, l’accessibilité à la composition musicale amenée par les logiciels informatiques ne peut que donner le goût aux élèves de continuer à en faire à la maison. De plus, le fait que la qualité du son produit par un ordinateur ou un synthétiseur soit inférieure à celle produit par les instruments encourage plusieurs musiciens à combiner les deux techniques ou à n’utiliser que l’instrumentation traditionnelle. Finalement, un orchestre en entier ne pourra jamais être remplacé par un ordinateur!
Bibliographie :
Ministère de l’Éducation du Québec (2001). Programme de formation de l’école québécoise. «8.4 Musique» Québec, Gouvernement du Québec. P.237 à 250.
Morissette, R. (2002). Accompagner la construction des savoirs. «Chapitre 3 : La tâche, un incontournable pédagogique». Montréal-Toronto, Chnelière/McGraw-Hill. P.84 et 97.