La Barette Verte
Cette équipe est composée de Valérie Normandin, Catherine Cliche et Julie Drolet.
Le TBI
Sommaire
Introduction
Si l'arrivée d'une nouvelle génération d'étudiants dans les salles de classe demande une adaptation, il semble inévitable que de nouveaux supports technologiques doivent être implantés pour soutenir l'intérêt de ces étudiants. Dans ce sens, et même si le tableau régulier demeure un appui visuel considérable dans la majorité des établissements, un nouvel instrument possédant les mêmes capacités, mais au potentiel d'exploitation exponentiel, fait tranquillement son apparition. Il s'agit du Tableau Blanc Interactif (TBI). Dans les prochaines lignes, nous aborderons donc le postulat de ce nouvel outil pédagogique, ses avantages, ses inconvénients, ainsi que son implantation en milieu scolaire.
Proposition
La technologie du TBI (également e-board ou Smart Board) repose sur un vidéo-projecteur relié à un ordinateur. Sa surface tactile permet à un utilisateur de se servir d'un stylet électronique (ou du toucher direct, pour quelques modèles) pour interagir avec le tableau (par principe de calques, découpage, animation, etc.). Certains modèles permettent même de transformer toute surface appropriée en surface d'interaction1. Le TBI peut soutenir des logiciels d'exploitation lors d'activités pédagogiques (les tébéiciels spécialisés en diverses matières scolaires en sont un bon exemple), mais il constitue à lui seul un support pertinent, car il permet une intervention directe de l'étudiant dans son univers d'apprentissage2. |
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Avantages
L’utilisation d’un TBI dans une salle de classe, autant au primaire, au secondaire, au collégial qu'à l’université, comporte de nombreux avantages non négligeables. Par exemple, dans une classe de français, l’utilisation d’un TBI « permet de donner un nouveau souffle à l’enseignement de la grammaire3 ». En effet, en utilisant un TBI, les manipulations syntaxiques requises dans le cadre d’un tel cours peuvent se vivre de manière kinesthésique avec les étudiants. Ces derniers, ainsi que l’enseignant, peuvent déplacer, effacer, encadrer, ajouter et remplacer sans difficulté des éléments (GN, GV, GA, etc.) dans une phrase de base ou dans un texte. De plus, le TBI possède les mêmes fonctions qu’un tableau vert traditionnel, mais il a l’avantage de pouvoir enregistrer et transférer aisément tout ce qui y est écrit. Ce n’est pas tout, le TBI permet également « d’accéder à l’autoroute informatique4 ». En plus des ressources dites « traditionnelles » qu’il offre (écriture au feutre, vidéo projection, sonorisation, etc.), le TBI permet d’exploiter de nombreuses ressources disponibles sur l’Internet. Le jumelage de ses nombreuses fonctions offre une infinité de possibilités pédagogiques aux enseignants d’aujourd’hui.
Inconvénients
Il est important de ne pas se contenter d’énoncer les avantages qu’un enseignant peut retirer en utilisant un TBI dans sa salle de classe, il faut également se pencher sur les points un peu moins reluisants qui relèvent à la fois du fonctionnement de l’appareil, mais aussi de son utilité pédagogique en classe. Il a été soulevé, à propos du TBI, que « comme avec la tablette tactile, nous voilà maintenant libérés du clavier et de la souris. Combien de fois aurait-il été plus simple d’annoter, dessiner ou écrire à la main sur un ordinateur5 » ? Plusieurs diront que c’est un rêve devenu réalité, toutefois le TBI possède un gros défaut qui vient entacher ce rêve, c’est-à-dire sa précision qui laisse vraiment à désirer. En effet, le TBI demande à l’enseignant d’effectuer un calibrage chaque fois qu’il est branché à un ordinateur portable. En outre, si votre portable a le malheur de tomber en veille pendant votre présentation, il vous faudra calibrer à nouveau le TBI avant de pouvoir le réutiliser. Un autre inconvénient qui relève de l’utilisation d’un TBI en classe touche au fait que cet appareil favorise l’enseignement magistral. En effet, d’après une étude, l’enseignement magistral « augmenterait de 5 minutes en classe, tandis que le travail d’équipe serait en baisse de 7 minutes. L’histoire et la géographie étant des disciplines où le temps d’enseignement magistral est déjà très élevé, il faut se questionner si nous voulons véritablement favoriser son augmentation6 ». Un enseignant qui souhaite utiliser un TBI en classe se doit donc de réfléchir à ces différents aspects avant de prendre sa décision.
Enjeux et réactions dans le milieu scolaire
Le tableau blanc est-il un simple PowerPoint pour les cours magistraux, au même titre que le tableau vert, ou est-il un outil innovateur permettant un enseignement plus interactif favorisant l’apprentissage des étudiants? Telle est la question que plusieurs se posent et on peut voir que les réactions sont assez dichotomiques. À cette question, il est possible de répondre que cela dépend de l’utilisation que les enseignants en font. En effet, comme le souligne Mme France Leclerc, sur le site Internet Récit, « l’aspect novateur du TBI ne provient pas de l’outil en lui-même, mais bien de l’utilisation que l’on en fait7 ». |
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Conclusion
Bien que le TBI puisse sembler le nouvel outil d’enseignement et d’apprentissage à adopter, il faut rester conscient qu’il n’est pas la solution miracle à tous les problèmes pédagogiques. En effet, s’il n’est pas utilisé correctement et à des fins d’enseignement explicite, le TBI aura les mêmes caractéristiques qu’un tableau vert ou qu’un PowerPoint et il risquera, en plus, d’allonger le temps des cours magistraux et de couper sur le temps d’utilisation d’autres stratégies d’apprentissage. Ce qui n’est pas le but recherché! Considérant cela, avant d’acheter un TBI, il est important de garder à l’esprit que c’est l’enseignant qui donne vie à la machine et non l’inverse. Sans oublier que diversifier les stratégies d’apprentissage est encore à préconiser.
Médiagraphie
BERNIER, Jasmine, « Ça change pas le monde, sauf que… », dans Québec français , no 159, 2010, p. 60-61. [En ligne] http://id.erudit.org/iderudit/61592ac [site consulté le 3 février 2012].
LECLERC, France, « Exprimez-vous », dans TBI en classe, 2012. [En ligne] http://tbi.recit.qc.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=113:exprimez-vous-&catid=64:texteseditorials&Itemid=121 [site consulté le 4 février 2012].
NOLIN, Raymond et Christian Dumais, « Le tableau blanc interactif en classe de français », dans Québec français, no 160, 2011, p. 73-74. [En ligne] http://id.erudit.org/iderudit/61634ac [site consulté le 3 févreir 2012].
PÉLADEAU, Isabelle, « S’approprier le fonctionnement du tableau blanc interactif (Smart Board) », dans Vie pédagogique, no 159, 2011. [En ligne] http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/viepedagogique/159/index.asp?page=dossierC_4 [site du Gouvernement du Québec consulté le 4 février 2012].
Service national du RÉCIT de l’univers social, Un tableau blanc, c’est plus qu’un TBI. [En ligne] http://www.recitus.qc.ca/tic/dossiers-tic/tableau-blanc/acheter [site consulté le 3 février 2012].
Université Nice, Salles de cours équipées d'un Tableau Blanc Interactif (TBI) avec la solution d'enregistrement Podcast. [En ligne] http://portail.unice.fr/jahia/page10742.html [site consulté le 3 février 2012].
Commentaires
Jean-DenisPaz commente LaBaretteVerte : Le texte présente bien les pours et les contres du TBI. Je suis d'accord avec un point de votre conclusion. Pour que le TBI soit efficace, il doit être plus qu'un tableau vert. 3000$ c'est beaucoup, alors il faut le rentabiliser au maximum. J'imagine qu'une formation est donnée aux enseignants de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys pour qu'ils sachent en faire un usage rentable!
Notes
«Présentation du TBI, principes de fonctionnement», dans "Le TBI", [En ligne] http://www.tableauxinteractifs.fr [site consulté le 4 février 2012]. (1)
«Un tableau blanc, c'est plus qu'un TBI» dans "Dossier TBI" [en ligne] http://www.recitus.qc.ca/tic/dossiers-tic/tableau-blanc [site consulté le 4 février 2012]. (2)
Jasmine Bernier, « Ça change pas le monde, sauf que… », dans Québec français, no 159, 2010, p. 60-61. [En ligne] http://id.erudit.org/iderudit/61592ac [site consulté le 3 février 2012]. (3)
Raymond Nolin et Christian Dumais, « Le tableau blanc interactif en classe de français », dans Québec français, no 160, 2011, p. 74. [En ligne] http://id.erudit.org/iderudit/61634ac [site consulté le 3 février 2012]. (4)
Service national du RÉCIT de l’univers social, Un tableau blanc, c’est plus qu’un TBI. [En ligne] http://www.recitus.qc.ca/tic/dossiers-tic/tableau-blanc/acheter [site consulté le 3 février 2012]. (5)
Idem. (6)
France Leclerc, « Exprimez-vous », dans TBI en classe, 2012. [En ligne] http://tbi.recit.qc.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=113:exprimez-vous-&catid=64:texteseditorials&Itemid=121 [site consulté le 4 février 2012]. (7)
« Acheter un TBI ou ne pas en acheter un? », dans Récit: National Univers social, 2011. [En ligne] http://www.recitus.qc.ca/tic/dossiers-tic/tableau-blanc/acheter [site consulté le 4 février 2012]. (8)
Isabelle Péladeau, « S’approprier le fonctionnement du tableau blanc interactif (Smart Board) », dans Vie pédagogique, no 159, 2011. [En ligne] http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/viepedagogique/159/index.asp?page=dossierC_4 [site du Gouvernement du Québec consulté le 4 février 2012]. (9)

