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Les enjeux de la fracture numérique entre le nord et le sud
LAMIABLE, Alexis. «Économie: les enjeux de la fracture numérique entre le nord et le sud», 2003, 15p.
Pour consulter l'article: fracture-tic.pdf
Notes de lecture
Introduction
Il existe un écart considérable entre le nord et le sud de la planète dans le domaine des nouvelles technologies. Le retard risque de ne jamais être rattrapé.
État du développement des NTIC
PLusieurs critères sont à considérer lorsque l'on parle de fracture numérique.
"Nombre d'utilisateurs" : Il peut y avoir disparité entre les gens d'un même groupe social, entre différents pays ou entre différents milieux.
"Infrastructures" : Les infrastructures en lien avec l'utilisation des NTIC sont-elles en place et dans quelles conditions sont-elles?
"Éducation" : La population est-elle alphabétisée et a-t-elle accès aux TNIC?
"Intérêt" : Intérêt de la population et information disponible.
Certains de ces critèress sont plus facilement observables que d'autres.
=== Quelques chiffres ===
Dans l'analyse du nombre d'utlisateurs connectés à Internet, on remarque une différence entre le nombre d'utilisateurs des continents et des pays du sud et du nord. Par ailleurs, on remarque aussi une progression flagrante du nombre d'utilisateurs connectés entre 1995 et 2000. Nous remarquons la même chose lorsqu'on observe les données l'état des réseaux téléphoniques dans le monde.
Les causes de cet écart
"Le coût" : Le coût du matériel est supérieur aux moyens des pays en voie de développement. Ils réservent l'utilisation de ces technologies à leur élite. Aussi, la plupart des serveurs étant situés au nord, un Africain paierait plus cher la seconde qu'un Européen et la connexion serait plus lente.
"Le niveau d'éducation" : Plusieurs de ces populations ne savent même pas lire et écrire, donc sont dans l'impossibilité d'utiliser les NTIC.
"L'adéquation des contenus" : Le contenu est plus souvents adaptés aux Européens ou Américains, étant donné qu'ils sont les plus grands consommateurs de NTIC au monde, suivis de près par les Asiatiques. Ainsi, le contenu rejoint faiblement, par exemple, un habitant de l'Afrique.
Enjeux de l'accès aux NTIC
Selon plusieurs, l'accès aux NTIC dans les pays en voie de développement est un moyen d'améliorer l'accès à l'éducation. Par ailleurs, ces pays pourraient aussi faire parti du «village mondial» en y diffusant leur patrimoine culturel et artistique. Il s'agirait aussi, pour certains pays, de répandre la liberté d'expression réprimandée.
Aspects économiques
Les pays en voie de développement pourraient être moins défavorisés qu'avant.Produire des logiciels ne coûte pas cher, demande peu de main-d'oeuvre et de ressource. Par ailleurs, ces pays pourraient se voir totalement exclus de cette économie de biens supérieurs dans les prochaines années, ce qui les placeraient encore plus en état de dépendance face aux pays industrialisés.
Par ailleurs, ceux n'ayant pas accès aux NTIC sont de plus en plus tenus à l'écart de la recherche scientifique internationale.
Solutions
De nombreux projets ont été mis sur pied dans le but de réduire cette fracture numérique entre nord et sud.
Entre autre, il existe un ordinateur à faible coût destiné, principalement aux pays en voie de développement. Il s'agit du Simputer. Bien que son coût (200$) est supérieux aux moyens des individus, il pourrait être utilisé pour un village complet et, ainsi, permettre l'accès aux villageaois aux NTIC.
Il existe aussi le projet «Globenet Sud» qui vise à installer les infrastructures nécessaires à l'hébergement de sites associatifs en Afrique sub-saharienne.
Le président du Sénégal, quant à lui, propose qu'une taxe soit imposée sur les ordinateurs et les communications afin de financer les équipements pour les pays du sud. Cette solution pourrait plonger les Africains dans une situation de surenchère de puissance et amènerait un modèle de consommation intensive.
En 2002, le président du Sénégal a inauguré une connexion Internet sous-marine reliant l'Europe et l'Asie à l'Afrique. Il s'agit ici d'un pas important de l'Afrique vers sa connexion au réseau mondial.
Les logiciels
Les éditeurs de logiciel ont bien sûr un intérêt soutenu envers les pays en voie de développement, y voyant un lucratif marché à développer. D'ailleurs, Microsoft offre, depuis quelques années, des licences de logiciels gratuites et du matériel gratuit aux Indiens. Ils s'impose ainsi, sous le couvert de leur générosité, devant leurs compétiteurs.
Les logicels libres sont ici une excellente solution dans le sens où avec un seul CD-ROM, on peut desservir toute une région et ce, gratuitement. L'accès à ce logiciels libre permettrait aux pays en voir de développement de ne pas créer de dépendance envers les entreprises étrangères, leurs logiciels et leurs licences coûteuses.
Des formations sont aussi donnés en Afrique pour apprendre aux gens à bien utiliser les NTIC.
Conclusion
Bien souvent, quand on parle d'intégrer les NTIC dans les pays en voie de développement, on croit que c'est trop coûteux. Il existe des solutions peu coûteuses qui leur permettrait de s'initier à l'utilisation de ces technologies. Il est certain qu'ils ont d'autres problèmes plus importants à s'occuper et qu'ils ont besoin de financement pour la construction d'infrastructures essentielles. Par contre, l'intégration des NTIC peut favoriser l'intégration de certaines politiques, faciliter la mise en place d'infrastructures essentielles et en améliorer les résultats. Ainsi, les pays en voie de développement ne seraient pas mis à l'écart de cette société qui se développe.