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Concept de Latour

Les hybrides comme controverse, il y a souvent des associations qui sont faites.

La technoscience : il s’agit d’une production scientifique et technique mise ensemble. Pour la technique, on peut le considérer comme un instrument, sa fabrication. Lorsqu’il parle de la science, il fait allusion à la production de connaissances. Il faut utiliser des outils pour produire des connaissances et il faut des connaissances pour produire ces outils.

Janus : deux images opposées d’un côté, il y a l’image jeune qui signifie en construction et de l’autre l’image plus vieille qui représente la science toute faite. Ces deux côtés semblent contradictoires, mais à la fin du processus, ils de complètent. Il y a toujours deux choses en opposition et l’auteur met au premier plan ces oppositions.

Cet auteur veut suivre les transformations qui ont permis d’en arriver à un point. Lorsqu’une problématique est mise entre les mains d’une longue chaîne d’acteurs, il y a nécessairement plusieurs changements et opérations qui sont faits. Lorsqu’elles sont terminées ou que l’on pense qu’elles sont terminées, il mentionne qu’elles se transforment en boîtes noires. Cet auteur désire donc ouvrir ces boîtes et faire le chemin en sens inverse pour comprendre les différentes étapes qui ont permis sa construction. On peut comparer cette façon de voir à une chaîne, on ne doit pas seulement étudier ce qui ne fonctionne pas, il faut tout étudier. On peut ouvrir des concepts et les complexifier. Cependant, il ne faut pas nécessairement ouvrir ce qui est stable, il faut davantage étudier ce qui est moins stable. Avant on ne discutait pas le pouvoir de la science. Dans les recherches, on élimine les contradictions pour que tout soit beau.

Les modalités positives et négatives

Si un énoncé est solide et qu’il n’y a pas de doute, il peut s’agir d’une modalité positive. Si on regarde comment l’énoncé a été construit et qu’une décision doit être prise, à savoir s’il est solide ou pas, c’est-à-dire s’il peut y avoir un doute, alors cet énoncé peut avoir une modalité négative.

Lorsque l’auteur parle de rhétorique, il l’emploie pour défaire des concepts. La rhétorique utilise la logique sociale, on amène le lecteur, on le dirige. Ainsi, il n’ose pas contester les faits parce qu’il les considère comme logiques souvent en mathématiques ou en sciences. S’il y a beaucoup d’auteurs pour prouver un point de vue, ça paraît plus logique, il est plus difficile de trouver des failles. La rhétorique permet de construire des textes qui résistent à la critique.

Cet auteur prend beaucoup de concepts en philosophie pour les appliquer en sciences. Pour lui, lorsque quelque chose est en construction, c’est social. Ainsi, un concept technique peut devenir social, car il faut toute une collectivité pour y croire ou y adhérer. Les arguments qu’il utilise font souvent appel à la nature et au social. Les laboratoires et la science utilisent beaucoup les inscriptions, elles servent d’instruments pour faire passer notre point de vue. Il ne faut donc pas sous-estimer le pouvoir des images, par exemple les cartes géographiques. Les inscriptions peuvent avoir des impacts considérables, par exemple, on aura tendance à croire quelque chose qui est écrit, et parfois, même sans avoir vérifié la source.

Certaines personnes ou institutions peuvent agir en tant que porte-parole. Si une personne est subjective, elle peut attribuer les causes de ce qui lui arrive à la religion contrairement à une autre plus objective qui elle attribuerait ce qui se passe à la science. Il y a aussi les faits durs, qu’on ne peut transformer, et les faits faibles, qu’il est possible de transformer. Finalement, Latour, avec la théorie de l’acteur réseau, a tenté de mélanger les concepts de nature, du social et du discours.