Points de vue d'enseignants et d'enseignantes de sciences du secondaire à propos de désaccords entre scientifiques

Jean-François Maltais, Mémoire (Université Laval), avril 2004

Carine Rousseau

"Les résultats de notre analyse de leurs discours à ce propos montrent que même s'ils accordent une large place au social dans la production des savoirs scientifiques, ils recourent aux évidences factuelles comme éléments déterminants dans la résolution des désaccords et des controverses." (résumé, ii) → axer davantage l'enseignement des sciences sur la question de la citoyenneté.

La thèse démocratique veut que la population comprend mieux certains principes scientifiques afin de réagir adéquatement face à des questions d'ordre socio-scientifique. D'autres (Fensham) trouvent cela irréaliste à cause de la complexité des concepts scientifiques. Mais par les collectifs, on peut s'associer à des experts. On peut penser que l'enseignement des sciences pourrait amener plus de personnes à se sentir aptes à participer aux débats scientifiques. La nature des savoirs scientifiques sont très peu traités.

Positivisme : les sciences sont autonomes par rapport au reste de la société et produisent des vérités qui s'imposent d'elles-mêmes soit par leur évidence empirique, soit par leur logique (différentes formes : naturalisme, logicisme, empirisme, inductionnisme et vérificationnisme) La science ne laisse place ni aux valeurs, ni aux croyances. Naturalisme : connaissances tiennent aux lois de la nature Logicisme : connaissances tiennent à la logique Empirisme et inductionnisme : connaissances tiennent à l'expérience Vérificationnisme : Leur scientificité réside dans leur rigueur logique des méthodes d'observation et de vérification, un énoncé est vrai s'il est prouvé. Controverse naît des erreurs.

Perspective socioconstructiviste Les savoirs scientifiques sont des constructions sociales viables marquées par des contingences Les pratiques scientifiques sont sociales L'observateur se conforme à des critères qui ont été stabilisés socialement

Les représentations des sciences sont souvent métissées