Qu'est-ce que le copyleft ?

(http://www.gnu.org/copyleft/copyleft.fr.html)

Qu’est-ce que c’est : manière qu’on peut utiliser pour qu’un programme, un logiciel, etc. soient libres pour tous, et que toutes les modifications apportées restent libres aussi. Pour empêcher que, comme avec le logiciel libre, un utilisateur le change en logiciel propriétaire, ce qui empêcherait les autres d’y contribuer.

Le projet GNU : mettre un programme sous «copyleft» (au lieu du domaine public comme dans le cas du logiciel libre). Ainsi, tous peuvent partager, modifier et redistribuer, car le «copyleft» spécifie que l’on doit donner la possibilité de modifier par la suite.

«Copyleft» = encourager l’ajout de logiciels libres, permettre l’obtention de permission pour améliorer ces logiciels (empêcher la transformation en logiciel propriétaire), donc donne la garantie que le programme est libre.

Dans le GNU, les conditions de distribution sont dans GNU General Public License (GNU GPL).

Alternative au «copyleft» : GNU Lesser General Public License (LGPL) (pour quelques bibliothèques GNU).

Forme de «copyleft» pour manuel, livre, etc : GNU Free Documentation License (FDL).

Licences pouvant être utilisées si programme avec «copyright» entre nos mains. Les licences ont les mêmes conditions de distribution, elles communiquent entre elles, pas d’incompatibilité. Il faut copier l’intégralité des textes des licences pour que le «copyleft» soit autorisé.

Creative Commons : Soyons créatifs ensemble

(http://www.framasoft.net/article2185.html)

Nouvelle approche : les droits des auteurs adaptés à Internet & juridiction pour le partage « d’œuvres de l’esprit » (autres que textes).

Creative Communs : naissance en 2001 à l’Université de Stanford (Stanford Law School Center for Internet and Society), grâce notamment à Lawrence Lessig (spécialiste du droit sur Internet). Ce dernier et d’autres se sont appuyés sur le logiciel libre et le GNU GPL pour parvenir à la nouvelle approche (droit des auteurs et juridiction). Philosophie : "Share what you want, keep what you want". Entre le «copyleft» et le «copyright».

Fonctionnement : possibilité de 6 licences avec la combinaison de 4 conditions (3 initiales et 1 implicite). Les conditions sont :

  1. Attribution : celui qui veut diffuser une œuvre doit créditer l’original.
  2. Utilisation commerciale interdite
  3. Travaux dérivés interdits : les travaux ne peuvent être modifiés si diffusés.
  4. Partage à l’identique : si vous voulez qu’il y ait des modifications à votre travail original, ces dernières doivent être partagées avec la même licence.

Permet de s’adapter selon l’utilisation que chacun veut en faire. Le projet Creative Commons offre plus de choix encore : mettre un travail dans le domaine public (pour donner tous les droits), vendre le copyright à CC, etc.

Innovation :

CC = offrir une alternative dans le monde des licences.

  • Accessibilité : La plupart des logiciels présentent des licences extrêmement longues et complexes à lire, qu’il est impossible d’éplucher jusqu’au bout. Pour les CC, les textes sont vulgarisés, ce qui permet de comprendre, car il y a en plus 3 versions offertes (graphique, dans le langage juridique [pour la légalité], en méta-données RDF).
  • Adapter aux besoins : Avantage du choix, pour convenir à ce que nous avons réellement besoin,
  • Souplesse & robustesse : Vient de l’adaptation aux besoins & protection accrue du travail. Les droits de ceux qui souhaitent modifier sont modelés selon nos spécifications.

CC : pas une concurrence, mais une ouverture. Plus de choix et de libertés pour l’auteur.

Ce copyright qui oppresse

Eils Lotozo, Paru dans CI no 689, du 15 mars 2004, Dans Révolution 2.0, p. 21.

«Il se trouve qu’aujourd’hui la culture est une propriété privée. Ce que nous voulions faire, avec cette exposition, c’est lancer un débat public sur la notion de droit d’auteur.»(1)

Le copyright est devenu un phénomène gigantesque, presque une dictature. Ce n’est plus les créateurs qui sont protégés. Profite plus aux autres qu’à ces derniers. À l’origine, les droits d’auteur devaient faire progresser les sciences et les arts, pendant 14 ans, pour que les créateurs puissent avoir un avantage avec une invention ou une œuvre. C’était une forme d’encouragement.

Maintenant, les compagnies qui font de l’argent avec le copyright font tout pour prolonger la durée de la protection des droits d’auteur. Ce un droit très puissant qui brime la créativité.

(1) Carrie McLaren, dans Révolution 2.0, p. 21.