L'utilisation et l'éthique des réseaux sociaux par les enseignants du collégial
Les médias sociaux: les débuts...
Facebook a officiellement vu le jour en juin 2004 (1) par un universitaire du nom de Mark Zuckerberg. Ce populaire site a ensuite pris son envol en 2006-2007 pour déferler sur le Québec en septembre 2008. C’est donc depuis peu que les réseaux sociaux, qui font maintenant partie intégrante de nos vies, ont pris d’assaut la toile. |
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Les médias sociaux dans le monde de l'éducation: quelques exemples...
Un sondage effectué par l’entreprise Symantec montre que seulement 6 % des enseignants canadiens sont amis avec des étudiants sur les réseaux sociaux. Au Canada, près de neuf enseignants sur dix croient qu’être amis avec des étudiants sur les réseaux sociaux les expose à des risques (8). Étant entourés d’une génération accro aux réseaux sociaux, les enseignants sont des proies faciles (9).
Bien que dans certains domaines, les médias sociaux puissent aider les employeurs à trouver l’employé idéal (10), dans le domaine de l’éducation ces mêmes médias peuvent aider les employeurs à voir l’intégrité des employés actuels et futurs (11). La CSQ recommande aux enseignants d’éviter de communiquer avec les étudiants sur les médias sociaux.
Quelques cas bien réels viennent confirmer la peur de certains…
En 2009, un enseignant de l’école secondaire Riverside, à Jonquière, est congédié après que des étudiants eurent découvert une photo de lui sur Facebook où il était en train de fumer de la marijuana (12). La direction de l’école est passée à l’action le lendemain que des étudiants aient photocopié et affiché ces photos sur les murs de l’école.
Au Manitoba, deux enseignants ont été congédiés après s’être adonnés à une danse lascive. Malheureusement, cette danse fut filmée et mise sur YouTube, où plus de deux millions de personnes ont visionné cette vidéo dans les deux premiers jours (13).
Il arrive souvent que les enseignants (et même des étudiants) se retrouvent sur Facebook même sans leur consentement. C’est ce qui ressort du discours de M. Nantel, président du Syndicat de l’enseignement d’Ungava et de l’Abitibi-Témiscamingue, qui réclame un guide d’utilisation des médias sociaux (14).
Néthique collégiale et nétiquette: une réglementation en construction...
Un vidéo cocasse qui nous introduit à la nétiquette...
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Dans leur Guide pour gérer les aspects juridiques du Web 2.0 en milieu scolaire (17), Trudel et Abran suggèrent plutôt aux enseignants qui souhaitent intégrer les réseaux sociaux dans leurs outils pédagogiques de se créer un profil Facebook exclusivement dédié à l'enseignement. Cette façon de faire permet d'éduquer les étudiants aux avantages et aux dangers que peuvent constituer les réseaux sociaux. On y mentionne en outre que les utilisateurs sont responsables du contenu qu'ils publient, même à un cercle d'«amis» fermé, puisque cette information peut facilement devenir accessible au public. Il serait pertinent de questionner les étudiants sur leur «faux sentiment de sécurité [...] qui mène à un trop grand partage d'informations.» Le document aborde aussi le droit à l'image, en ce sens qu'il existe un recours légal lorsqu'une photo ou une image d'une personne apparaît sans son consentement. Voir à cet effet l'article 36 du Code civil du Québec (18).
Le collège LaSalle a fait office de pionnier en se dotant d'une politique (19) en matière de réseaux sociaux. L'internet étant du domaine public, tout enseignant devra veiller à ce que le contenu de ce qu'il publie, même sur des sites à vocation personnelle, même son profil Facebook, ne puisse constituer une attaque personnelle ou aux droits de la personne, même lorsqu'une phrase sera retirée de son contexte.
Une conclusion: mais où allons-nous ?
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S’il y a toujours absence de consensus sur l’utilisation des réseaux sociaux dans un contexte pédagogique, leur impact sur la profession enseignante est globalement reconnu. Les enseignants et les étudiants sont présentement considérés les arbitres de leur propre éthique. En l’absence d’une politique claire régissant les comportements à adopter, s’informer sur les responsabilités et les risques liés aux réseaux sociaux est encore une démarche individuelle. Ceci explique pourquoi un nombre croissant d’enseignants demandent à leurs institutions de mieux encadrer l’utilisation des réseaux sociaux en offrant de l’information, voire une règlementation sur cette utilisation. |
Des sites complémentaires...
http://www.radio-canada.ca/regions/saguenay-lac/2009/06/03/005-photo_facebook_congediement.shtml
http://carriere.jobboom.com/marche-travail/tendances/2011/02/28/pf-17438766.html
http://www.csq.qc.net/index.cfm/2,0,1676,9656,3182,0,html
http://www.radio-canada.ca/regions/abitibi/2010/10/14/001-medias_sociaux_enseignants.shtml
Commentaires
CatherineGingras commente LesFèvesGermées : Je suis consciente que votre texte n'est pas tout à fait finalisé, mais vous avez une très bonne ébauche. Les liens sont fluides; les sources, pertinentes (et nombreuses!). On s'amuse à parcourir les divers sites Internet que vous avez mis en hyperlien. Faites toutefois attention aux erreurs de langue... Cela dit, vous maîtrisez le sujet et vous piquez la curiosité du lecteur avec votre mise en contexte (exemple de l'enseignante à Victoriaville).
GabrielDamours666 commente LesFèvesGermées : Très intéressant à lire ! La présentation visuelle de votre wiki est de haut niveau; j'ai l'impression de lire une page de "pro"! Bravo pour les multiples liens, cela renforce vraiment l'impression de lire un travail sérieux et appliqué. Bravo !
FrancoisLeblanc commente LesFèvesGermées : Excellent! J'ai bien aimé votre sujet et les multiples liens à la fin. Il est vrai que ces réseaux sociaux font beaucoup parler les enseignants lorsque l'un d'entres eux est atteint par des commentaires ou autre évènement.
Jean-DenisPaz commente LesFèvesGermées : J'ai adoré l'article! J'avais déjà vu des vidéos de party de bureau ou de sous-sol de maison démesurés, mais c'est la première fois que j'en vois un d'enseignants et au Québec en plus! Grâce à vous, je suis plus conscient qu'il faut faire attention à ce que l'on fait ou dit maintenant que l'on peut être filmé n'importe ou.
