Bien! Merci, mais je n'avais pas terminé le résumé. Maintenant il l'est.
Les jeunes et les médias, un enjeu d’éducation majeur
Lien Internet: Les jeunes et les médias
Elle s’organise autour de quatre écrans, celui du téléviseur, de l’ordinateur, de la console de jeux et du téléphone portable. Une de leurs caractéristiques, c’est leur dimension immatérielle, les situant loin d’objets bien identifiés comme les livres. De plus, ils se déploient dans des univers « non visibles », inscrits dans des environnements technologiques non stabilisés. Internet y joue un rôle central apparaissant comme le média des médias.
Une vision nécessairement pluri-média
On ne peut isoler un seul écran, un seul média, nous devons nous situer dans une vision pluri-média, trans-écrans, tant les jeunes passent de l’un à l’autre, tant les contenus sont hybrides et inter-dépendants, l’écriture jouant un rôle central et apparaissant comme un méta-média.
- La réception des images est un processus actif
- L’enfant est en permanence sollicité
- Des interactions s’opèrent entre l’image vue et la représentation antérieure que l’enfant a de ce qu’il est en train de voir
- Les médias sont des espaces d’apports de connaissances et de savoirs importants
- Au-delà de la mobilisation d’émotions, de sentiments, l’enfant s’implique également corporellement
- Les jeunes peuvent y trouver un espace d’expression, d’échanges et d’écoute sur des sujets les concernant
- Les dimensions socio-économiques des médias et placent les parents sous une forte pression publicitaire
Les publics jeunes sont fortement influencés dans la construction de leurs univers, de leur imaginaire, de la vision qu’ils ont du monde et des autres.
Au-delà de la corégulation, une nécessaire coresponsabilité
- Une dimension de protection de l’enfance est nécessaire.
Elle dépend de l’âge des enfants:
- pour les parents de jeunes enfants le principe de l’accès à une autonomie critique restant un objectif éducatif important (démarche de protection)
Des contenus et programmes de qualité pour les jeunes
L’action à mener se situe à un triple niveau:
- Elle doit se positionner auprès des décideurs politiques notamment du service public mais aussi des éditeurs privés indépendants.
Ils ont la responsabilité de mettre en place des programmes s’appuyant sur des valeurs positives, échappant aux logiques commerciales, qui transformeraient les jeunes non en super consommateurs, mais en jeunes citoyens. Le service public a un rôle majeur à jouer en proposant des programmes s’adressant spécifiquement aux adolescents.
- Elle concerne aussi le soutien ou la promotion que nos associations et tous les espaces d’intérêt public peuvent apporter à la création, aux créateurs et auteurs eux-mêmes.
Nos associations portent des espaces de rencontres, de coopération interculturelle qui rassemblent des éditeurs, des auteurs et des collectivités publiques pour soutenir des programmes de qualité. L’émergence d’outils pour faire connaître les contenus et les programmes est également essentielle, il y a trop peu aujourd’hui d’espaces indépendants d’analyse critique des programmes pour les enfants et les jeunes quels qu’en soient les supports.
- Enfin, certaines de nos associations ont fait le choix de s’engager elles-mêmes, dans une politique de conception et d’édition de contenus à finalité citoyenne, culturelle et éducative, notamment dans le domaine du multimédia.
Réaffirmer l’enjeu incontournable d’une éducation aux médias
Les principes généraux et les objectifs:
- Les médias ne reflètent pas la réalité, ils la représentent.
- Les images médiatiques ne sont pas naturelles.
- Les médias jouent un rôle culturel et idéologique non négligeable (développer le sens critique)
- Les médias agissent sur la construction de l’opinion publique.
- La posture de réception pose la question de la lecture des médias.
Ceci passe par l’approche d’un ensemble de concepts :
- connotation/dénotation, sélection/construction
- réalité/virtualité/subjectivité, codage/encodage/décodage
- médiation/représentation et la maîtrise des structures de récits et des langages médiatiques par tous.
- Les médias ont une histoire, celle de la création, de la production et des usages des signes et des images, c’est-à-dire celle du langage.
- Les médias sont un système économique.
Des actions d’éducation aux médias diversifiées, inscrites dans un projet global
- Travailler sur la dimension de réception tout en mettant les jeunes dans des situations de conception, de création de contenus, ancrées dans des situations réelles de communication.
- Faire produire des médias par les jeunes et par là même déconstruire ces médias
- Dépasser la seule vision technologique et travailler sur l’expression des jeunes
- Mettre en perspective une éducation aux médias avec une éducation à la consommation, travailler sur la dimension économique des médias et le bain consumériste dans lequel sont plongés les jeunes.
Pour aller plus loin... vers une prise de conscience à la hauteur des enjeux
- Il faut agir au niveau de la formation des acteurs
- Il faut réussir des politiques d’intervention (école, autour de l’école, avec les parents et l’ensemble des citoyens)
- Faire émerger une politique ambitieuse de soutien à la création passe par un engagement fort
- Il faut mobiliser les décideurs ainsi que les auteurs, les concepteurs pour travailler sur des concepts d’émission innovants, donnant accès aux médias (télévisions, radios, presse...) à tous les publics jeunes.