La vie devant l'écran
Plus la technologie évolue, plus nous sommes poussés à nous servir des différents produits qu'elle met à notre disposition. Dans l'ensemble, qui dit technologie, dit facilité. Les avancements, l'évolution et les progrès dans ce domaine sont fait, pour la plus part, dans le but de nous simplifier la vie. Par contre, elle créer un lot de problèmes auxquels la société doit se frotter. Tout de suite nous n'avons qu'à penser au temps passé devant un écran. Cel peut êrte soit devant le téléviseur ou devant un écran d'ordinateur. Ces écrans nous sont utiles pour différentes raisons. Nous pouvons y regarder les nouvelles ou des émissions, ou encore jouer à des jeux en ligne ou pour y faire différents travaux pour des raisons scolaires ou professionnelles. Une des problématiques qu'engendrent ces diffuseurs «d'images qui bougent» est la sédentarité.
La sédentarité s'exprime par une dépense d'énergie minimum, qui se rapproche de l'état de repos(1) . Elle devient problématique lorsqu’elle se prolonge durant de longues et fréquentes périodes dans la vie d’un individu. La sédentarité mène souvent à l’obésité et ces deux facteurs augmentent les risques de certains troubles chroniques comme les maladies coronariennes, les accidents vasculaires cérébraux et l’hypertension artérielle(2). Selon L’Organisme Mondiale sur la Santé (OMS), la sédentarité est le 4e facteur de risque de mortalité(3) . Une étude présentée à l’American Heart Association en 2008 par des chercheurs de l’Université de Montréal, menés par Dre Tracie Barnett, démontre qu’en moyenne, les adolescents passent 30h/ semaine devant un écran . Voici les conclusions en chiffres qui sont tirés de cette étude(4) : • le nombre d’heures consacrées à la télé diminuait au fil des études secondaires, alors que le temps passé devant un ordinateur augmentait; • la majorité des élèves (60 %) demeuraient en moyenne 20 heures devant la télé ou à l’ordinateur chaque semaine; • le tiers des adolescents ont noté qu’ils passaient près de 40 heures devant un appareil; • dans 7 à 10 % des cas, la durée excédait 50 heures On peut en conclure que de grandes périodes sont consacrées à une dépense énergétique de très faible intensité dû à une exposition prolongée devant un écran.
Il est alors conseillé, selon une étude faite par l'Université d'Ottawa, de faire des pauses actives pour chaque deux heures consécutives passées devant un ordinateur. Cela aide à limiter et réduire les effets de l'exposition prolongée devant un écran d'ordinateur(5).
Les ordinateurs, c'est dur pour le corps!
Une autre problématique de l'utilisation des TIC est en lien avec les blessures physiques. En effet, l’idée que certaines blessures physiques peuvent être causées par l’utilisation abusive des TIC est très peu répandue dans la population. Cependant, la réalité est qu’il y a plusieurs risques ergonomiques liés à une utilisation abusive. Certaines blessures sont causées par la mauvaise position du corps lors de l’utilisation d’un ordinateur. Par exemple, le sujet peut développer certaines tensions musculaires au niveau du dos et du cou du à de mauvaises postures et au fait que le corps soit immobile pendant de longues périodes, ce dernier qui déploie des efforts considérables pour demeurer ainsi.
De plus, les mouvements répétés où les mêmes muscles sont sollicités à répétition causent aussi ce type de blessures. Pour l’utilisation des TIC, nous pouvons faire référence au fait d’utiliser la souris, de «taper» sur un clavier et même de trop solliciter les pouces sur l’utilisation d’un téléphone mobile tel que le BlackBerry. En fait, l’American Society of Hand Terapists a confirmé en 2005 qu’il y avait une augmentation des problèmes de tunnel carpien et de tendinite causé par l’utilisation des appareils mobiles. Le risque de développer des problèmes musco-squelettiques augmentent avec l’âge, donc les enfants sont moins susceptibles de les développer. Il est suggéré de porter attention aux indices tels que l’inconfort et le picotement dans un membre du corps, car ceux-ci peuvent mener à des problèmes chroniques et même d’invalidité, à long terme.
Conseils d'experts !
Lorsque l'emploi l'exige, plusieurs individus sont amenés à travailler de longues heures assis devant leur écran d'ordinateur. Ce sera probablement notre cas, lorsque nous devrons monter une session complète, avec tous les PowerPoint, les activités et les examens à préparer. Voici quelques conseils ergonomiques qui pourraient vous être utiles, afin de préserver une bonne santé physique :
Le dos : est bien appuyé au dossier, à l’aide d’un excellent support lombaire.
Les pieds : touchent le sol. (un repose-pieds est recommandé)
Les bras : sont bien appuyés près du corps, sur des appui-bras. (90 degrés)
Les paumes : sont déposées sur des appui-paumes.
Écran : est à une distance confortable, à l’abri des reflets. Le tiers de l’écran supérieur doit être au niveau des yeux.
Siège : un espace de deux doigts est recommandé entre le siège et les mollets.
Pauses : toutes les heures, prenez une pause de 10 à 15 minutes. (dégourdissez-vous) Celles-ci évitent également la fatigue oculaire.
Alors voilà, ces petites astuces peuvent paraître simples, mais elles pourraient vous sauver de plusieurs maux indésirables.
Et le cerveau dans tout ça?
Les sources de champs électromagnétiques comme les écrans de télévision et d’ordinateur pourraient également avoir des impacts négatifs sur la santé psychologique des individus. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a étudié les risques potentiels pour la santé associés à ces technologies (Projet international sur les champs électromagnétiques). Plusieurs effets indésirables pour l’être humain sont ressortis de cette étude, allant de symptômes plus bénins (fatigue, lassitude, difficulté de concentration) à des symptômes psychologiques plus graves, pouvant amener à la dépression et au suicide. Par contre, l’OMS a qualifié l’association entre l’exposition à ces sources de basses fréquences et ces symptômes de : «mince»…
La cyberdépendance est un autre problème psychologique majeur relié à l’utilisation excessive des nouvelles technologies.L’individu qui souffre de cyberdépendance occupe alors la majorité de son temps devant dans son monde virtuel, et néglige les autres sphères de sa vie. Le cyberdépendant est-il réellement « accro» à Internet, ou nourrit-il d’autres dépendances par ce média? Par exemple, les joueurs compulsifs peuvent jouer au pocker et parier d’importantes sommes d’argent par le biais d’Internet. Sans parler des dépendants du sexe (sexoliques), ou ceux qui s’adonnent aux transactions boursières électroniques…L’anonymat, la proximité des ordinateurs ainsi que l’accès à Internet 24h sur 24h sont des facteurs qui favorisent le maintien de ce grave problème psychologique.
Médiagraphie
Beaulieu, Alain. Quand l'informatique mobile devient abusive, Direction Informatique, http://www.directioninformatique.com/DI/client/fr/DirectionInformatique/Nouvelles.asp?id=42044, 1er février 2007
Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail,Principaux facteurs de risque professionnels, http://www.cchst.ca/oshanswers/ergonomics/office/risk_factors.html, Gouvernement du Canada, 31 juillet 2007
Organisation mondiale de la Santé, Champs électromagnétiques et santé publique , http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs322/fr/index.html, juin 2007
Sergerie, Marie-Anne. Cyberdépendance, http://cyberdependance.ca/cyberdependanceauteur.html, 2010
(1)Définition tirée de : http://consultapa.wordpress.com/tag/sedentarite/ (2)En Forme et en SantéAuteursThomas D. Fahey, Luc Chiasson, Paul M. Insel, Walton T. Roth, Annick Lainez, Édition 4, illustrée Éditeur Groupe Modulo Incorporated, 344pages (3)http://www.who.int/dietphysicalactivity/factsheet_inactivity/fr/ (4)Tiré de l’article : http://www.nouvelles.umontreal.ca/archives/2007-2008/content/view/1132/1/index.html (5)http://www.radio-canada.ca/nouvelles/sante/2011/12/26/001-etude-sedentarite-risque.shtml