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Les TIC, un monde à partager

DAIGNAULT, Jacques, «Les TIC, un monde à partager», UQAR-Campus de Lévis, 9 p.

Pour consulter le texte : Le_partage-tic.pdf

Notes de lecture

Il y a deux visions des TIC. D'une part, certains les considèrent comme un bien commun à préserver, à enrichir et à léguer en héritage ou en partage. D'autre part, certains les voient plutôt comme un marché à conquérir, des ressources à exploiter bref, un moyen de faire de l'argent.

Il faut considérer la technologie comme une puissance de l'outil. Un agencement technologique est toujours à l'intersection de plusieurs objets de différentes natures. La puissance technologique doit composer avec d'autres puissances qui l'affecte positivement ou négativement.

Les technologies ne sont donc pas seulement des ensembles d'outils ou de moyens neutres. Elles sont toujours travaillées par des tendances multiples et souvent contraires où toutes les volontés doivent composer sa puissance.

Un ordinateur a donc toujours plusieurs puissances possibles. Elles tendent à se cristalliser dans des camps opposés. Il existe une grande diversité des espèces d'information, dont entre autre, la communication intepersonnelle, l'expression libre à travers les pages webs, la production coopérative entre les pairs, la banque d'images, de vidéos et d'images personnelles, l'information scientifique, gouvernementale, les ensyclopédies, les bibliothèques, etc.

Le Conseil supérieur de l'éducation tient, quant à lui, à l'importance de l'éducation comme bien commun et public et redoute la menace de la mondialisation et le rôle des TIC sur l'école. Les TIC viennent ici enlever un certain contrôle de l'État sur l'école. Il y a ici menace d'appropriation marchande de l'école et de l'éducation.

Donc, l'éducation et l'information sont menacés d'appropriation marchande.

Le phénomène n'est pas nouveau. Par contre, la puissance d'échange de fichiers en ligne est quant à elle une nouveauté. Plusieurs compagnies et artistes se voient donc piratés leurs porduits et militent activement au sein des gouvernements pour que ceux-ci interdisent formellement et prennent des moyens pour contrer le piratage informatique. Plusieurs pirates croient plutôt que ce sont les droits d'auteur eux-mêmes qui sont de trop. Il existe plusieurs opinions à ce sujet, de radicales à nuancées. D'ailleurs, des opinions nuancées défendent le droit d'auteur, mais se défendent en affirmant que la copie électronique d'une oeuvre ne touche en rien le stock matériel des exemplaires toujours à vendre. Le potentiel de vente ne s'en trouve pas atteint. Encore une fois ici, nous revenons à une double cristallisation des puissances: l'appropriation commerciale des biens informels, culturels et scientifiques définis comme marchandise versus la défence des mêmes biens communs et universels dont il faut assurer le partage et l'héritage.

L'importance des logiciels libres dans ce débat est capitale, car ils sont le seul bien commun informationnel qui ait atteint sa maturité et ils sont la base technique qui permet à tous les autres biens communs informationnels de fonctionner. R. Stallman est le créateur du «Free Software» (logiel libre). Avec l'aide de solides juristes, il a conctoté la première licence libre. La philosophie du monvement pourrait être se traduire par «hacker», dans le sens où le hacker est un esprit curieux et inventif qui prend plaisir à résoudre des problèmes techniques et à en partager les résultats. La General Public Licence a dont pour objectif de garantir ce qu'il appelle les quatres libertés fondamentales. Celles-ci sont 1- la liberté d'exécuter le programme peu importe l'usage, 2- la liberté d'étudier le fonctionnement du programme et de l'adapter à ses besoins, 3- la liberté de redistribuer des copies, donc d'aider son voisin et 4- la liberté d'améliorer le programme et d'en publier les améliorations apportées, pour en faire profiter toute la communauté. En vertu du principe de copyleft, le logiciel libre est condamné à le rester . Le copyleft encourage la collaboration entre tous les acteurs de l'informatique. Donc, pour eux, la copie de logiciels et la diffusion sont des libertés qaranties par toute licence libre ou à code source ouvert. POur ce qui est des autres produits culturels, le mouvement libre encourage les auteurs à publier leurs oeuvres sous des licences autorisant la copie, au moins pour un sage non commercial. Le mouvement se sert de la légitimité du roit d'auteur pour assurer les libertés qu'il défend.

D'ailleurs, plusieurs enseignants au départ réticents à intégrer les TIC à leur pédagogie seraient plus ouverts à le faire après avoir été en contact avec les logiciels libres. LEs valeurs de l'éducation et celles du libre se rejoignent. Elles sont la participation, l'accessibilité, l'efficacité dans le respect de l'environnement et le partage.

"Participation" : Une participation des enseignants implique la mise en place d'un forum permanent que l'Internet permettrait de réaliser à peu de frais. Ainsi, tous les agents de l'éducation pourraient participer à la réussite de la démocratisation de l'éducation.

"L'accessibilité": Cette valeur implique que chaque citoyen ait accès aux services mêmes de l'éducation définie par les résultats de la participation. L'accès aux ressources matérielles, informationnelles et personnelles est incontournable.

"L'efficacité" : En se dotant d'ordinateurs et de logiciels libres, les valeurs qu'ils véhiculent étant les mêmes et leurs technologies permettent un recyclage de qualité.

"Le partage": On apprend souvent ce qui vient des autres, autant sur Internet qu'à l'école.

Malgré les valeurs entre éducation et mouvement libre se rapprochant, la philosophie du partage est loin d'être assurée, car les écoles récupèrent les ordinateurs et utilisent les logiciels libres pour des questions financières.

En conclusion, le logiciel libre s'inscrit dans le prolongement des préoccupations écologiques et c'est le devoir de tous et chacuns de le promouvoir.