Mes trois pages Dumont
- L'éducation aux médias
L’éducation aux médias est un concept très large. En effet, il n’englobe pas seulement l’Internet, mais bien tous les moyens de diffuser l’information : journaux, revues, radio, télévision, Internet, etc. Il est donc très important que les élèves apprennent à maitriser ce concept le plus tôt possible, car il va leur ouvrir les portes du savoir. Toutefois, il faut aussi leur apprendre la prudence dans la consultation des médias : tout n’est pas vrai et à peu près rien n’est objectif. Il faut donc donner des moyens aux élèves pour leur apprendre à évaluer la qualité de ce qu’ils consultent dans les médias. Deux instruments peuvent les aider : le CEVA et le RASE. Le CEVA signifie crédibilité, exactitude, vraisemblance et appui.
D’abord, la crédibilité. Pour s’assurer qu’une source consultée est fiable, il est important de regarder quelques éléments. Il faut d’abord trouver l’auteur de l’article. Si l’auteur n’est nommé nulle part, les risques que la source ne soit pas fiable augmentent beaucoup. Si l’auteur ou l’organisme est nommé, il faut s’assurer de sa compétence. Si l’auteur a fait un doctorat portant sur le sujet qu’il décrit, il y a beaucoup plus de chances que ses dires soient vrais que si l’auteur est un simple citoyen sans qualifications particulières vis-à-vis du sujet traité. Aussi, il faut s’assurer que la source est objective.
Pour ce qui est de l’exactitude, cela veut dire que la source doit toujours être à jour (ce qu’elle dit ne doit pas être dépassé), l’intention de l’auteur doit être bien identifiée et les éléments avancés doivent être appuyés par des faits concrets et vérifiables. En ce qui a trait à la vraisemblance, cela signifie que l’auteur doit être le plus impartial possible dans ce qu’il dit ou carrément annoncer sa prise de position; s’il prend position, il ne doit pas prétendre être objectif, car il pourrait y avoir conflit d’intérêts. Le lecteur doit donc toujours vérifier qui parle, dans quel but et pour qui.
Finalement, l’information apportée par l’auteur doit être corroborée par d’autres sources; l’auteur doit apporter des preuves que ce qu’il avance est vrai et objectif. Si de telles preuves ne sont pas fournies, il faut essayer de trouver soi-même des sources qui vont dans le même sens que la première consultée. Si c’est le cas, l’information peut être jugée utilisable.
Le RASE signifie remettre en question, adapter, sauvegarder et évaluer.
D’abord, la remise en question. Cela signifie qu’il faut se poser des questions sur toute nouvelle information. Il faut se demander qui énonce ce fait, dans quel but, pour qui il a été créé et en quoi est-ce crédible. Il faut aussi se demander si des éléments peuvent avoir été passés sous silence et si l’intention est éducative ou argumentative.
En ce qui a trait à l’adaptation, cela veut dire qu’il faut adapter son degré de scepticisme selon l’importance de ce qui est dit et selon celle de celui qui la dit. Si le fait énoncé est banal et sans grande importance, il y a moins de chance que les informations soient faussées que s’il est spectaculaire ou controversé. Aussi, si l’auteur est reconnu mondialement, il y a moins de chances que le fait énoncé soit faux. En gros, il faut trouver des preuves que ce qui est avancé est bien vrai.
Ensuite, il faut sauvegarder toute nouvelle information, pour pouvoir la comparer plus tard, et mieux en voir les forces et faiblesses. Bref, il ne faut pas tout croire du premier coup, même si la source a l’air fiable; il faut compare avec d’autres sources, creuser plus profond et la seule façon d’y arriver est de sauvegarder tout ce qui est intéressant.
Finalement, il faut évaluer et réévaluer l’information régulièrement, pour s’assurer qu’elle est toujours à jour. De nouvelles découvertes peuvent contredire les anciennes, des éléments complémentaires peuvent approfondir ce qui avait été trouvé auparavant etc.
Ces deux tests aident les élèves à voir que toute information n’est pas bonne et qu’il faut être critique envers les médias. Cela est encore plus vrai en ce qui concerne le Web 2.0, puisque tout le monde peut écrire ce qu’il veut, quand il veut et où il veut.
Un moyen facile et intéressant d'amener les élèves à comprendre qu'ils ne doivent pas tout croire ce qui est dit dans les médias est de leur proposer une série d'histoires, d'images, de vidéos et de publicités et leur demander ce qui est vrai, ce qui est faux, ce qui est objectif, ce qui est subjectif, etc. Ce simple exercice risque de les amuser et ils vont rapidement prendre conscience que, par exemple, les publicités sont toujours objectives. Ainsi, une publicité comme celle-ci peut leur faire comprendre que la minceur prônée dans les médias est un leurre dangereux:
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- Un concept utile: Del.icio.us
Delicious est un site très intéressant, qui offre de nombreuses possibilités particulièrement intéressantes pour l’enseignement. En effet, Delicious est un site de favoris. Cela veut dire que peu importe sur quel ordinateur on travaille, on peut avoir accès à nos sites favoris. De plus, il est très facile de s’inscrire sur ce site et d’y ajouter des sites captivants, ce qui le rend intéressant à présenter en classe, peu importe l’année où l’on enseigne.
Delicious, étant un site internet, est tout à fait gratuit. C’est un site qui permet non seulement de stocker nos propres favoris, mais aussi d’avoir accès à ceux de toutes les autres personnes inscrites. Les sites étant classés par sujet, au moyen de tags, il est facile d’avoir accès à une foule de sites traitant d’un sujet particulier en très peu de temps.
Il est aussi possible de créer des réseaux dans ce site. Cela veut dire que l’on peut inviter des gens à entrer dans notre réseau ou on peut leur demander la permission de s’intégrer à leur réseau, pour pouvoir accéder plus facilement à leur liste de favoris (et à celles de tous ceux de leur réseau si c’est nous qui nous joignons à un autre réseau). En tant qu’enseignants, cette possibilité est très intéressant, puisque tous les enseignants d’une même école peuvent se créer un réseau d’échange de favoris, et que des enseignants de d’autres écoles peuvent se joindre à ce réseau, pour en venir à créer un répertoire varié, complet, pertinent et crédible de sites pouvant servir à mieux enseigner ou illustrer des sujets enseignés. Par exemple, étant une future enseignante de français, je pourrais mettre des sites d’explication de règles grammaticales, de mises en application, d’exercisation en ligne, etc. et partager tout cela avec tous les enseignants de français inscrits sur le site.
Ce site n’est pas seulement intéressant pour les enseignants; il l’est tout autant pour les élèves. En effet, en s’inscrivant sur ce site, les élèves, à l’aide des tags, peuvent faire une recherche très rapide sur n’importe quel sujet et trouver des sites crédibles, ce qui peut parfois s’avérer difficile sur un moteur de recherche tel Google. En effet, chaque site répertorié sur Delicious a un petit chiffre écrit au bout de son nom. Ce chiffre indique le nombre de membres qui ont ce site dans leurs favoris. Plus le chiffre est élevé, plus le site a de grosses chances d’être crédible et pertinent. Delicious épargne donc beaucoup de temps aux élèves, qui ne feront pas de longues recherches infructueuses.
Bref, je recommande à toutes les personnes qui naviguent sur internet d’ajouter ce site aux sites qu’ils emploient régulièrement!
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- Le potentiel pédagogique des cartes conceptuelles
Les cartes conceptuelles sont un nouveau moyen de résumer les notes de cours. Il est de plus en plus en vogue, puisqu’il a plusieurs avantages. Faut-il intégrer les cartes virtuelles dans notre enseignement? Faut-il enseigner à nos élèves comment en faire? Bien que n’étant pas moi-même une grande fervente des cartes virtuelles, je crois sincèrement qu’il faut le faire.
Tout d’abord, il faut rappeler que la majorité des élèves que nous aurons devant nous tout au long de notre carrière vont détester lire au point de vouloir s’en confesser. Puisque nous risquons d’être forcés de faire une thérapie de groupe à chaque fois que les mots écriture et production écrite sont prononcés, je crois que l’on peut dire qu’ils détestent encore plus écrire que lire. Que faire dans ce cas pour les aider à mieux se préparer à leurs examens? Ils ne reliront probablement pas une dizaine de pages de notes, puisque le désespoir les gagnera bien avant. C’est là qu’entrent en jeux les cartes conceptuelles. En effet, les cartes conceptuelles permettent de condenser plusieurs pages de notes portant sur le même sujet en un seul concept, qui tient sur une seule page. Cela fera le bonheur de tous nos petits « bouts-de-choux », qui n’auront que très peu de lecture et d’écriture à faire.
Toutefois, il faut les guider dans la création de leurs cartes conceptuelles, car ce concept, pour être utile, doit être bien fait. Une carte conceptuelle qui n’est pas assez claire ne sera d’aucune utilité à l’apprenant, qui sera obligé de toujours se référer à ses notes pour la compléter. La carte peut adopter plusieurs formes, mais les éléments doivent être bien hiérarchisés, que ce soit par un système de couleur ou de grosseur de police, et les liens entre les différents mots-clés doivent être clairs et explicites. Ces liens se feront principalement par des mots de liaison, mais ils peuvent aussi se faire encore par un code de couleur ou bien par un système de flèches différentes, qui ont chacune une signification préétablie.
Pour guider les élèves, l’enseignant doit commencer par les familiariser avec le concept de cartes conceptuelles, en résumant souvent ses propres notes à l’aide de celles-ci. Ensuite, il doit leur montrer comment les faire, et bien les faire, mais en commençant par des concepts simples et faciles à résumer. Lorsque cette étape sera maitrisée, l’enseignant pourra complexifier la tâche en leur demandant de résumer des textes entiers.
Personnellement, je trouve qu’il est très long de faire des cartes conceptuelles et je préfère me faire des résumés. Aussi, nous avons commencé à faire des cartes conceptuelles à partir de vrais textes, alors que nous ne maitrisions pas encore complètement le logiciel CMap Tools, ce qui n’a pas aidé à me faire aimer les cartes conceptuelles. Je ne savais déjà pas trop comment faire une carte sur papier; sur ordinateur, c’est rapidement devenu très compliqué et très long. Toutefois, en faisant des cartes conceptuelles en classe, et surtout, en les comparant avec celles de mes coéquipières, je me suis rendue compte que les cartes sont un bon moyen de voir rapidement si des éléments ou des liens importants ont été oubliés. En effet, chaque personne est différente et cela implique qu’elle ne synthétise pas l’information de la même façon, qu’elle ne voit pas les mêmes liens aux mêmes places et qu’elle n’organise pas son information de la même façon. En comparant trois méthodes différentes de faire des cartes conceptuelles, j’ai appris à mieux synthétiser mes notes de cours.
Je reste toutefois persuadée qu’il faut utiliser plus d’une méthode de synthèse en classe, puisque les cartes conceptuelles ne conviennent pas à tous les élèves.
Une telle carte est un bon résumé de ce que je viens d'exprimer, et son côté non conventionnel montre qu'il y a plusieurs façons de synthétiser la même information:
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