Réactions à notre "cours-recherche"
Je (ReneeFountain) lance cette page. Je me sens déstabilisée après notre premier cours. Pourquoi ? Comme pédagogue j,ai l'habitude de "tout" prédéterminer le cours : ce que nous ferons, quand et comment, voire établir "le chemin du cours". Là, je crée le cours avec vous dans une perspective de recherche intitulé "Recherche-action-participative" (RAP). Dans cette orientation (RechercheActionParticipative), tout le monde devient des chercheurs : ils participent à formuler le problème, à décider quelles données seront importantes à accueillir, à choisir comment les analyser etc. etc. Dans cette perspective de recherche le pouvoir est partagé (au moins il y a un effort explicite d'essayer de partager le contrôle d'une façon plus égalitaire entre "chercheurs", "experts" et "participants". Je suis tout à fait "pour" "ce partage de pouvoir" et j'essaie de l'actualiser dans ma vie quotidienne. MAIS c'est la première fois que j'essaie de l'actualiser dans un cours. Oui, J'ai peur un peu, peur de l'inconnu, de ne pas savoir "où on va". Je compte sur vous. Je NOUS fais confiance. J'espère que vous ferez ainsi malgré vos propres résistances, inquiétudes, etc. C'est difficile à faire face aux difficultés du cours si nous en parlons pas. Alors, j'ai décidé de lancer cette page pour que nous puissions en parler. Je vous invite à partager vos réflexions personnelles aussi. Et non, il ne faut pas toujours vous identifier. (Nous déciderons ensemble comment procéder s'il y aura des propos offensifs.) Je NOUS souhaite un cours merveilleux. C'est-à-dire, de contenu pertinent, de critique stimulant, et surtout de créativité inspirante:-)
DanielTherrien : Suite à notre cours d'hier, j'ai pleinement confiance en nos moyens. La lecture du contenu théorique auquel se rattache le RAP (Recherche - Action - Participative), soumis par Mme Fountain, soutient un réflexion et une mise en œuvre pleines de promesses. Je m'en réjouis, d'abord parce que cette approche dynamique de la recherche me semble convenir à cet objet (Web 2.0) en constante mutation. Ensuite, l'échafaudage projeté par cette recherche nécessite, je crois, un travail collaboratif que rejoint la forte perspective du Web 2.0. Je suis enthousiaste à l'idée non seulement de découvrir le plein potentiel de la Pédagogie 2 (impossible sans le Web 2), mais aussi de travailler à l'élaboration de sa progression théorique par l'expérimentation dans l'action. Là, je vous confie une première appréhension personnelle du concept de Pédagogie 2: en soi, le Web 2 est une instrumentation, une plateforme instrumentale (O'Reilly, 2008, Rabardel, 1995) et en ce sens, il médiatise l'activité pédagogique. En d'autres termes, seul le pédagogue peut disposer des instruments, et non l'inverse, quoiqu'en disent certains technologues. La puissance de cette pédagogie qui utilise le Web 2 de façon instrumentale réside dans les processus de médiatisation et de médiation (Peraya, 2007), et non dans les instruments eux-mêmes (Salomon, 1990). C'est pourquoi je NOUS souhaite (RAP, Fountain, 2010) de concevoir un travail collaboratif fructueux qui laisse entrevoir la richesse de nos interventions pédagogiques. Discutons-en ouvertement.
ZeinFakih : J’abonde dans le même sens que vous. J’ai toujours manifesté un intérêt à l’approche collaborative qui peut se réaliser dans une communauté d’apprenants ayant les mêmes intérêts. C’est évident que cette démarche nécessite une participation et un engagement actif de la part de chaque membre que ce soit dans sa recherche d’informations pertinentes ou dans sa réflexion personnelle qui seront enrichies grâce à nos discussions et à nos échanges en salle de classe d’où l’objectif est l’avancement de ‘’ l’intelligence communautaire ‘’; un concept important que nous avons mentionné dans la première séance. Je suis sûr que chacun de nous a pas mal de choses importantes à apporter dans le cadre de ce cours.
HeleneDufour : Et bien, mon opinion ne diffère pas de vous chers collègues! Selon moi, l'idée de construire ensemble le cours est la meilleure façon de leur faire vivre ce qu'est le 2.0. Nous vivrons donc dans le cadre de ce cours, la collaboration, le partage et la coconstruction parce qu'ensemble nous en savons bien plus que seul de notre côté. De plus, comme nos parcours scolaires et professionnels sont différents, cela nous permettra de diversifier les points de vue, les questions soulevées, les thèmes abordés, etc. C'est donc dans une totale confiance que j'entends aborder le cours et j'ai déjà hâte à mercredi prochain!
Simplement pour ajouter mon grain de sel et vous confirmer que je me lance moi aussi dans ce cours le coeur confiant que les apprentissages seront nombreux et pertinents. L'«intelligence communautaire» m'inspire... KarinaHayes
Je suis tout à fait d'accord avec vous. Depuis quelques temps, et après avoir fait un giga travail sur l'approche collaborative en éducation, je ne fait que me dire que c'est la seule manière de mener une recherche, scientifique ou pas, en éducation, c'est en adoptant l'approche collaborative. Il faut que tant les enseignants (sujets) que les chercheurs (ceux qui mènent la recherche en général) en profitent. De cette manière dans notre cours de cet hiver, nous pourrons arriver à faire évolution notre intelligence collective alors que nous tiendrons à la fois le rôle de chercheur et de sujet, n'est-ce pas? Je vous suggère tous les articles écrit par Serge Desgagné, professeur à la FSE, de même que son cours (que je n'ai pas eu la chance de prendre) sur l'approche collaborative en science de l'éducation.:D EdithBujold