La pédagogie & les TIC

  • Et, la question qui tue... Êtes-vous bon prof?

    • Sa pédagogie. «Ce qui fait la différence entre un professeur et un autre, ce n’est pas tant le grade qu’il a obtenu que ses pratiques, son expérience, la façon dont il sait prendre la classe».

    • Sa bienveillance. «Il est bienveillant et équitable. Il inculque autant des savoirs que des méthodes de travail, pour permettre aux élèves plus fragiles de devenir autonomes.»

    • Sa capacité d’adaptation. «Le bon pédagogue sait adapter ses pratiques à son public. Il sait qu’avec les élèves aisés on est plus efficace en étant un peu raide. Alors qu’avec les élèves de milieux populaires il faut être chaleureux pour leur donner confiance».

    • Sa puissance de motivation. «On est un bon prof si on est heureux dans son métier» et que faut-il pour éprouver un tel contentement? D’abord et avant tout, des élèves qu’on parvient à motiver, c’est le coeur du métier; et bien sûr un bon climat dans l’établissement; du travail en équipe; une direction qui vous épaule et des projets porteurs.»

    • Ses stratégies pour réussir la relation humaine. «Je marche dans la salle de classe, alterne les explications et les questions. Quand un élève prend la parole, il participe, c’est bien. J’ai le souci d’entendre les silencieux, les absents momentanés, les échappés chroniques. J’essaie de les valoriser. Il faut gérer l’hétérogénéité, arriver à faire avancer tout le monde. L’enseignement est un métier physique. Il faut de la présence. Une heure de cours pompe beaucoup d’énergie. On est bon quand on est dans un état d’ouverture et de disponibilité. Si on est vide à l’intérieur, on ne peut pas échanger.»

    • Son ouverture à construire l’élève. «Le but n’est pas que le professeur « fasse le programme », mais que l’élève y parvienne. C’est le jeune qui joue la pièce, c’est lui qu’on applaudit. Ça demande intelligence, talent et maîtrise. Le prof n’est pas un comédien. Il doit savoir trouver la bonne distance par rapport à l’élève : ni trop loin ni trop près, comme le bon médecin…»

    • Sa disponibilité au travail d’équipe. «Je passe mes soirées en ligne, à préparer mes cours. J’échange des méthodes avec des instituteurs du monde entier, grâce à des listes de diffusion.» Ben Aïda, professeur des écoles.

    • Son engagement profond dans sa communauté. «Engagé totalement dans l’animation du lycée, au point d’épuiser parfois ses collègues - «Jeannaux? Il est tuant», plaisante le proviseur -, il s’investit également dans la vie de sa banlieue. Son énergie? Il suppose, pudiquement, qu’elle lui vient de son jardin secret, dont même ceux qui le connaissent bien au lycée ignoraient l’existence, ou la force: sa profonde foi religieuse. «C’est sans doute cela qui me donne cette envie de rencontrer les autres.»


  • "Henry Jenkins 26 , professeur au MIT, imagine des unités d’enseignement conçues sur les modèles YouTube ou Wikipedia : des départements qui “permettraient le déploiement rapide d’expertises dispersées et la reconfiguration des champs”. De nouveaux usages apparaissent dans le paysage éducatif, mais attention là encore à l’illusion de facilité :

  • selon le philosophe Fernando Savater, « Internet n'éduque pas, il nécessite même une éducation préalable ».

  • Olivier Ertzcheid, dans son blog Affordance , distingue plusieurs éléments caractéristiques d’une "science 2.0", et notamment la possibilité d’annoter et commenter des publications scientifiques (notamment les collections Open Acess Plos One 28 ) ou de nouveaux modes d’interrogation des bases de données (interface Hubmed sur la base médicale Medline).

  • Marie France Blanquet 29 , maître de conférence en sciences de l’information, distingue le travail coopératif du travail collaboratif. En matière d’apprentissage, le travail coopératif réalisé par chaque équipe contribue à une œuvre collective, où le rôle de chacun est défini de façon claire. L’apprentissage collaboratif résulte du travail individuel soutenu par des activités de groupe ou d’équipes, de façon souple et ouverte. Ce type de travail se base sur les capacités de communication et d’interaction de chacun. L’écriture collective des articles composant l’encyclopédie. Wikipédia en est un exemple.


  • "The renewed emphasis on collaborative learning is pushing the educational community to develop new forms of interaction and assessment. Collaborative experiences in virtual worlds are easy to find today compared to a year ago, when this challenge was first The results are encouraging, but more work is needed on the assessment side before the full potential of these kinds of activities can be realized. Issues like ownership of collaborative work and certification of authorship present difficulties for evaluation. Further development of social networking and other collaborative tools will continue to facilitate this kind of work, and opportunities for interaction will only increase; the challenge faced by the educational community is to seize those opportunities and develop effective ways to measure academic progress as it happens."Horizon Report 2008