À la quête de l’antidote magique : Antidote Prisme
Introduction
Dans notre société, caractérisée par la prolifération des informations, la maîtrise de l’écrit est devenue plus indispensable que jamais. En effet, la demande sociale en matière de lecture et d’écriture augmente de plus en plus. Également, la maîtrise de la langue s’avère depuis toujours une valeur à laquelle on associe beaucoup de prestige social. Non seulement la maîtrise du français est une compétence nécessaire pour jouer le rôle de citoyen, mais elle est aussi essentielle à l’épanouissement de tout individu : elle intervient dans toutes les sphères de la vie. Il nous faut d’abord savoir lire afin de déchiffrer le monde qui nous entoure. On ne peut toutefois en rester là : encore faut-il communiquer lorsqu’on vit en société. Pour ce faire, nous devons bien souvent utiliser l’écriture. Un texte rempli de fautes, tout le monde en convient, est toujours mal perçu et nuit à la crédibilité de celui qui l’écrit. Bien sûr, il n’est pas donné à tous d’être « bon en français » ; il existe heureusement des logiciels visant l’amélioration de la langue, dont le logiciel Antidote Prisme.
À propos d’Antidote Prisme
1.1 Historique du logiciel
C’est la compagnie Druide informatique, fondée en 1993, qui a développé le logiciel Antidote, lancé le 26 novembre 1996 à la Bibliothèque nationale du Québec. Il s’agit d’ailleurs du premier véritable logiciel d’aide à la rédaction du français. Il a été commercialisé avec succès en Amérique et en Europe, en 1997. Il a été récompensé deux fois par l’Office de la langue française. En octobre 1999, une seconde version est lancée. Il s’agit d’Antidote 2000 et de sa grande nouveauté : l’intégration des synonymes. Puis, en octobre 2001, c’est le lancement d’Antidote MP et de la technologie multiphrase permettant de corriger tout le texte en même temps. Le logiciel reçoit régulièrement de bonnes critiques. En 2002, il a été nommé un des cinquante meilleurs produits de l’année par Univers MacWorld, ce qui est une prestigieuse distinction. En 2003, une nouvelle version du logiciel, incluant les filtres de révision, est lancée : Antidote Prisme. Ce dernier a remporté l’OCTAS 2004 pour l’innovation technologique. Druide informatique en est maintenant à sa cinquième édition du logiciel avec Antidote Prisme et, depuis peu, à sa sixième version avec Antidote Rx, lancé en 2007. Nous allons traiter d’Antidote Prisme étant donné que c’est cette version qui est disponible à l’Université Laval présentement.
1.2 Mission et objectif
Par définition, un antidote est un médicament agissant contre une substance toxique. En ce sens, le logiciel Antidote Prisme porte bien son nom : il est un véritable remède contre les substances toxiques que sont les erreurs de français. L’objectif d’Antidote consiste essentiellement à aider les scripteurs à rédiger des textes dans un français de qualité. Le logiciel vise donc l’amélioration du français écrit. Les deux phrases suivantes résument bien l’essentiel de la mission d’Antidote, du point de vue de ses concepteurs : « Vous écrivez, un doute vous assaille, vous cliquez, Antidote vous éclaire. Antidote, c’est la façon moderne, rapide et pratique d’écrire un français sans faute et avec les mots justes. » En bref, Antidote est un outil de rédaction pour les scripteurs, que ceux-ci soient des élèves, des étudiants, des enseignants, des employés de bureau ou encore, Monsieur et Madame Tout-le-monde. C’est un logiciel simple et accessible.
Fonctionnement du logiciel : Antidote 101
Antidote n’est pas seulement un logiciel de correction de textes. Il s’avère également un précieux ouvrage de référence qui en contient lui-même plusieurs. Ces deux utilisations que l’on peut faire du logiciel doivent se compléter : un usage ne doit pas exclure l’autre. Ainsi, on aura bien exploité les ressources du logiciel. La présente section vise à expliquer au scripteur le fonctionnement du logiciel pour qu’il en retire le plus d’avantages possible.
2.3.1 Comme correcteur
Pour commencer à utiliser Antidote Prisme, il faut d’abord ouvrir le document que l’on souhaite réviser dans le logiciel Word (ou dans un autre logiciel de traitement de texte) et placer le curseur au début du texte. Le correcteur fait virtuellement partie du texteur : il est accessible à même le texte. Il suffit d’un clic sur un bouton de la barre d’outils (icône représentant un crochet vert) ou dans un menu pour qu’Antidote soit lancé. C’est simple et efficace : il n’y a pas de conversion de fichier à effectuer ni de cédérom à charger. Le texte s’ouvre alors dans une fenêtre d’Antidote. De là, le scripteur peut choisir entre l’une et l’autre des deux options offertes : l’onglet « Correction » ou l’onglet « Prisme ».
1) l’onglet « Correction »
Sous cet onglet, les erreurs de français (erreurs d’orthographe, de lexique et d’accords, faux amis, anglicismes, etc.) sont soulignées directement dans le texte. Avant de faire des corrections, le scripteur peut ajuster les réglages linguistiques du logiciel en cliquant sur l’icône « Réglages ». Dans la fenêtre qui s’ouvre, il peut modifier les différents paramètres sous les onglets suivants : locuteurs, général, langage, confusions, majuscules, ponctuation, espaces ignorés. Ainsi, il fait en sorte qu’Antidote soit personnalisé. Ensuite, il doit interpréter le code de couleurs de soulignement des erreurs utilisé par le logiciel. Le soulignement rouge signifie qu’Antidote suspecte fortement qu’il y a une erreur alors que le soulignement en jaune signale de faire attention, que le mot souligné présente peut-être une erreur. On peut aussi rencontrer la mention « Analyse partielle », signifiant qu’Antidote ne comprend que partiellement la phrase et qu’il faut la retravailler. Lorsque l’utilisateur désire avoir plus d’informations à propos de l’erreur soulignée, il n’a qu’à cliquer sur le mot ou l’expression soulignée pour ouvrir l’infobulle explicative. Celle-ci contient parfois un petit plus vert (signe de l’addition) et cliquable, qui mène à la section « grammaire ». Ensuite, le scripteur évaluera s’il doit accepter ou non la suggestion d’Antidote. S’il l’accepte, il n’a qu’à doublecliquer sur le mot et la correction s’opère à la fois dans le correcteur et dans le document qui se trouve dans le texteur. Il y a un lien direct entre les deux logiciels, ce qui rend Antidote d’autant plus efficace. Le mot ou l’expression corrigée sera alors souligné en vert.
2) l’onglet « Prisme »
Si l’onglet précédent permettait de corriger des erreurs relevant de la grammaire de la phrase, l’onglet « Prisme », quant à lui, permet de mettre en évidence des phénomènes relevant de la grammaire du texte. À cet endroit, le scripteur choisit par quel filtre il souhaite faire passer son texte. Il y a, d’une part, les filtres de révision sous un premier onglet. Ceux-ci regroupent les filtres « pragmatique », « logique », « style », « tournures » et « divers », qui, à leur tour, contiennent des filtres encore plus spécifiques. D’autre part, il y a les filtres de descriptions qui recouvrent les aspects suivants : catégories, groupes, fonctions, conjugaisons et rectifications. Un filtre jaune surligne divers aspects du texte, tout dépendant du filtre choisi. Chaque filtre est traité de manière isolée, c’est-à-dire qu’on ne peut pas visualiser plusieurs filtres en même temps. Antidote peut, par exemple, surligner toutes les phrases longues ou encore les charnières. Tous les filtres du prisme permettent d’améliorer le contenu du texte, que ce soit en évitant les répétitions ou encore en évitant les verbes incolores tels faire, être et avoir.
2.3.2 Comme ouvrage de référence
Antidote Prisme est un recueil d’ouvrages de référence fort utile. Il contient à la fois un dictionnaire général, un dictionnaire de synonymes incluant les antonymes, un outil de conjugaison ainsi qu’une grammaire. Ceux-ci sont accessibles dans le texteur et dans le correcteur, dans la barre d’outils et dans un menu, respectivement sous les boutons D, S, C et G. L’utilisateur n’a qu’à un mot ou une expression dans la barre de recherche de l’ouvrage de son choix. Antidote dresse ensuite une liste de termes qu’il a trouvés concernant la recherche effectuée, tout en incluant les mots semblables au terme recherché par le scripteur, ce qui pourrait être utile éventuellement (dans la section de gauche). Les résultats détaillés pour le terme sélectionné sont présentés dans le centre de la fenêtre : on peut avoir des renseignements sur le registre de langue dans lequel s’emploie le mot et sur le sens du mot, par exemple. Dans le cas du dictionnaire et du dictionnaire des synonymes, tous les mots de toutes les descriptions sont cliquables et mènent à une définition. Ainsi, le scripteur peut s’assurer, par exemple, qu’il a choisi un synonyme adéquat en vérifiant le sens du mot en consultant la définition du mot donnée à la droite. Les différents ouvrages de référence sont mis en relation : du dictionnaire on peut facilement passer aux synonymes ou à l’outil de conjugaison, par exemple. Ils présentent l’avantage d’être plus maniables que les ouvrages au format papier. Par leur facilité d’utilisation, ils sont invitants à consulter et font économiser du temps aux scripteurs : quelques clics suffisent pour nous donner exactement ce que l’on cherche. En se promenant ainsi de définition en définition, le scripteur pourrait se retrouver loin de sa recherche initiale. Heureusement, Antidote Prisme conserve un historique des recherches effectuées, ce qui permet de retrouver tous les mots recherchés en cas de besoin. Enfin, il faut souligner que l’utilisateur peut en tout temps imprimer les fenêtres d’Antidote, que ce soit dans le correcteur ou dans les ouvrages de référence, afin de conserver certaines informations ou pour visualiser les erreurs sur papier. C’est une fonctionnalité intéressante qui plaira à beaucoup de scripteurs. Évidemment, nous ne pouvons pas décrire de manière exhaustive les fonctionnalités et possibilités du logiciel Antidote Prisme dans le cadre de ce travail. Le scripteur désireux d’en savoir plus long sur l’utilisation du logiciel pourra consulter et lire la « posologie » qui se trouve sous l’onglet « Aide » dans la fenêtre principale.
L’amélioration du français à l’école
3.1 Pour les élèves
Le logiciel Antidote Prisme peut être utilisé dans les classes de français au secondaire comme un outil d’apprentissage. En effet, il peut s’avérer d’une aide précieuse pour les scripteurs-élèves, non seulement parce qu’il détecte plusieurs erreurs, mais aussi parce qu’il fournit des explications ou justifications aux élèves. Ces derniers savent donc pourquoi le logiciel détecte une erreur et ils sont ensuite en mesure d’accepter ou de refuser la proposition faite par Antidote. Pour ce faire, ils doivent d’abord cliquer sur le bouton gauche de la souris afin de savoir la raison pour laquelle Antidote dit que c’est une erreur et de savoir la correction qu’il propose. Contrairement aux autres logiciels de correction, l’un de ses avantages est qu’il amène les élèves à chercher dans des ouvrages et à se questionner pour déterminer s’ils acceptent ou non la correction. Il ne provoque donc pas la paresse intellectuelle. En effet, lorsque le logiciel ne fait que corriger l’erreur, et ce, sans fournir d’explication, par exemple le correcteur Word, l’élève sera plutôt amené à corriger son texte sans vraiment réfléchir. Par contre, avec un logiciel tel qu’Antidote, si l’élève voit que l’explication n’a ni queue ni tête, il refusera systématiquement et ne tiendra pas compte de la manière dont Antidote voulait corriger.
Pour que les élèves utilisent correctement le logiciel, il est nécessaire que l’enseignant leur explique le fonctionnement de celui-ci. Il peut d’abord commencer par leur montrer qu’Antidote contient de nombreux ouvrages de références, tous disponibles pour l’amélioration de leurs textes. On y retrouve un dictionnaire général, où l’élève peut chercher la définition d’un mot, un dictionnaire des synonymes, qui s’avère très utile pour éliminer les répétions. Il est à noter qu’en cliquant sur un synonyme, l’élève obtient immédiatement la définition de ce mot. Cela est certes un avantage pour eux puisqu’ils pourront vérifier que le mot de remplacement choisi correspond bien à ce qu’ils veulent dire dans leurs textes. Pour trouver de bons synonymes, il est donc préférable d’utiliser Antidote puisque, contrairement aux autres logiciels et mêmes aux dictionnaires, tous les synonymes proposés sont suivis d’une définition. Un outil de conjugaison et une grammaire sont également disponibles pour trouver les informations désirées et produire des textes sans erreurs. L’enseignant doit aussi informer les élèves qu’il est nécessaire des lire les explications qui sont écrites dans les boîtes et que c’est en les lisant qu’ils pourront apprendre certains aspects de la langue française. En plus, il importe d’expliquer aux élèves que lorsqu’on passe un texte à Antidote, une fenêtre s’ouvre et les erreurs sont soulignées en rouge, les avertissements en jaune. Après s’être interrogé, si les élèves considèrent qu’Antidote a la bonne solution pour corriger une erreur, les élèves n’ont qu’à double-cliquer sur la correction proposée et celle-ci se fera automatiquement dans le texte. Toutes les erreurs corrigées apparaîtront en vert et il est toujours possible de retourner au texte de départ.
3.2 Pour l’enseignant
En plus d’être un outil d’apprentissage pour les élèves, ce logiciel peut également être une aide pour l’enseignant. Il suffit d’être capable de l’exploiter convenablement. L’enseignant de français peut proposer à ses élèves d’utiliser le logiciel comme outil de vérification après avoir eux-mêmes corrigés leurs erreurs. En fait, il devrait leur suggérer de lire d’abord leur texte dans le but de les corriger et ensuite d’utiliser Antidote. En plus, afin de s’assurer que les élèves l’utilisent correctement et que l’utilisation de celui-ci s’avère formatrice, l’enseignant peut leur demander de laisser des traces de leurs corrections. Par exemple, pour chaque erreur corrigée avec l’aide d’Antidote, l’élève peut faire un renvoi en bas de page où il explique pourquoi il a accepté de corriger l’erreur comme le suggérait le logiciel. En ce sens, les élèves utiliseront leurs connaissances et seront amenés à consulter des ouvrages de référence. L’enseignant peut également se servir d’Antidote pour construire du matériel et des notes de cours pour ses élèves. Par exemple, l’enseignant peut composer un texte et ensuite exploiter les ressources du logiciel pour faire une activité de français avec les élèves où ils doivent insérer des marqueurs de relation que l’enseignant aurait volontairement fait disparaître en modifiant la couleur du filtre. De plus, étant donné que le logiciel contient une grammaire, l’enseignant pourrait s’en servir pour expliquer certaines notions à ses élèves et même leur imprimer des notions théoriques de grammaire. Mentionnons également que ce logiciel est à considérer puisqu’il intègre les rectifications orthographiques et offre une option ou le scripteur peut choisir de rédiger son texte avec les nouvelles ou les anciennes graphies. L’orthographe rénovée n’étant pas acquise et maitrisée par tous, les enseignants peuvent utiliser Antidote pour passer des anciennes graphies aux nouvelles. Ils peuvent en profiter pour dire aux élèves que cette option existe et, de ce fait, les informer qu’une nouvelle orthographe est maintenant disponible.
Les limites d’Antidote
Évidemment, aucun logiciel n’est parfait. Antidote a ses limites, tout comme les autres logiciels. D’abord, l’un de ses désavantages, et plus particulièrement pour la classe de français, est le fait qu’il n’intègre pas la nouvelle grammaire. De ce fait, certains élèves pourront être confus puisque les notions de grammaire vues en classe et celles du logiciel diffèreront. Il est regrettable que les concepteurs du logiciel n’ait pas intégré la nouvelle grammaire alors que celle-ci s’avère obligatoire dans les classes de français, et ce depuis la parution du programme de 1995. Une des autres limites d’Antidote est le fait qu’il propose parfois des corrections qui ont ni queue ni tête. Il faut noter que ce n’est qu’un logiciel et qu’il ne faut certes pas croire tout ce qu’il dit. Il s’avère donc important de rester vigilant et de vraiment vérifier ce qu’il suggère. C’est là l’importance de bien guider les élèves parce que plusieurs d’entre eux auront sans doute la mauvaise habitude de tout accepter, sans se poser de questions et sans réfléchir. En plus, il arrive parfois qu’Antidote ne comprennent pas bien les phrases ou qu’il ne parvienne pas à l’analyser, ce qui fait en sorte qu’il ne peut corriger correctement la phrase. Il écrit toutefois où l’analyse de la phrase achoppe, ce qui montre à l’élève où il pourrait changer sa phrase. En outre, le métalangage du logiciel s’avère parfois difficile à comprendre. Les concepteurs utilisent un langage qui diffère de celui utilisé dans les classes de français. Par exemple, le correcteur utilise les termes mots charnières pour parler des connecteurs (organisateurs textuels et marqueurs de relation) et verbes incolores pour les verbes à éviter, soit avoir, être, faire… Il n’est pas certain qu’un élève du secondaire comprendra ce métalangage, d’où l’importance que l’enseignant prenne le temps de l’expliquer. De plus, le logiciel s’avère bien conçu puisqu’il permet aux scripteurs de corriger les répétions en les soulignant en jaune, mais il aurait été préférable que pour chaque mot répété, il y ait une nouvelle couleur. Cela serait beaucoup plus facile pour les scripteurs de se retrouver dans leurs textes.
Conclusion
Somme toute, Antidote Prisme, qui vise l’amélioration de la maîtrise de l’écrit et la rédaction de textes dans un français de qualité, est un logiciel pouvant être utilisé comme correcteur et comme ouvrage de référence. Que ce soit pour corriger des erreurs d’orthographe, de lexique et d’accord, des erreurs de grammaire de la phrase ou pour éviter les anglicismes, il faut toujours utiliser le logiciel avec vigilance, car il peut proposer des corrections erronées. Simple et facile à utiliser, il faut tout de même prendre le temps d’expliquer son fonctionnement aux personnes qui l’utilisent. Par exemple, des élèves dans un cours de français ont besoin d’être guidés pour utiliser le logiciel. Cela peut s’intégrer de première à cinquième secondaire. Bien plus qu’un simple correcteur, les nombreux ouvrages de référence aideront les élèves à bien maîtriser le français. Conçu également pour les enseignants, ces derniers pourront s’en servir pour procurer des notes de cours aux élèves puisque le logiciel contient une grammaire. Si Antidote était plus répandu, on pourrait espérer une plus grande qualité de la langue chez l’ensemble des Québécois. En bref, Antidote Prisme, voilà une solution simple et rapide pour qui veut s’améliorer en français. Êtes-vous à la recherche de l’antidote magique?
Questions pertinentes en lien avec ce concept et quelques pistes pour y répondre…
1) Comment faire en sorte que les élèves utilisent Antidote de manière consciente et réfléchie? Comment éviter la paresse intellectuelle? Pour s’assurer que les élèves n’acceptent pas n’importe quelles corrections faites par le correcteur, l’enseignant peut d’abord leur demander des traces, des justifications de leurs choix. Il pourra ainsi contrôler l’utilisation qu’ils font du logiciel. Lorsque nécessaire, l’enseignant peut rester près des élèves en difficulté pour s’assurer qu’ils utilisent Antidote adéquatement. 2) Pourquoi utiliser un logiciel plutôt que des ouvrages de référence en format papier? D’une part, c’est une économie de papier et d’argent. En fait, en version électronique, les ouvrages de référence ne sont pas imprimés, donc on économise le papier. Cela représente un avantage pour l’environnement. On pourrait donc sensibiliser les élèves à ce sujet. De plus, c’est une économie d’argent parce que le logiciel coûte moins cher que si on achetait chaque ouvrage séparément. Enfin, Antidote est rapide et facile à consulter comparativement aux dictionnaires et grammaires papiers. En quelques clics on trouve aisément ce que l’on cherche. 3) Le logiciel est utilisé au secondaire, au collégial et à l’université, mais qu’en est-il du primaire? Antidote pourrait-il être utile dans l’enseignement au primaire? Oui, cela pourrait être utile, mais on ne pourra certes pas explorer de toutes les fonctions. Au primaire, l’enseignant doit adapter ce qu’il fait et il devrait faire un travail de familiarisation au logiciel avec les écoliers.
Médiagraphie (ressources utilisées)
http://www.druide.com/antidote.html
http://www.dicodunet.com/logiciels/img/antidote-prisme.htm
Dernière mise à jour : 30 avril 2007