Diantre ! Mais que font-elles là ?

Explication détaillée du contenu à explorer

Nous voulons faire découvrir les plus grandes mathématiciennes de l’histoire à nos élèves. Pour ce faire, nous leur proposerons une recherche sur la mathématicienne de leur choix. En voici quelques-unes : Theano (6ème Siècle avant J.C.), Hypatia (370?-415), Emilie du Chatelet (1706-1749), Maria Gaetana Agnesi (1718-1799), Sophie Germain (1776-1831), Sofia Kovalevskaya (1850-1891), Isabel Maddison (1869-1950), Emilie Norton Martin (1869-1936), Elizabeth Buchanan Cowley (1874-1945), Mary Emily Sinclair (1878-1955), Teresa Cohen (1892-1992), Sof'ja Aleksandrovna Janovskaja (1896-1966), Gertrude Blanch (1898-1996), Vivienne Malone-Mayes (1932-1995), Cora Sadosky (1940- ), Nancy Kopell (1942- ), Karen Uhlenbeck (1942- ), Lenore Blum (1942- ), etc. En fait, elles sont plus d’une centaine à avoir marqué l’histoire (il est possible d’obtenir une liste beaucoup plus complète des mathématiciennes ayant marqué l’histoire sur le site Internet suivant : http://www.scottlan.edu/lriddle/women/chronol.htm). Malgré tout, toutes ces femmes restent inconnues du public. Le projet proposé aux élèves leur permettra de découvrir l’une d’entre elles.

Cliquez pour voir un exemple d'une ligne du temps des mathématiciennes Ligne

Pour clarifier notre vision du projet proposé aux élèves, nous réaliserons les mêmes étapes en faisant une recherche sur Sophie Germain. Cela nous permettra aussi de travailler de manière plus spécifique sur ce sujet qui est si vaste.

Sophie Germain (1776-1831)

Plusieurs aspects de la vie de Sophie Germain restent un mystère, puisqu’elle n’a pas fait l’objet d’une étude aussi approfondie que ses consoeurs. Pourtant, sa vie est des plus intéressantes et elle mérite au moins autant de considération que les autres.

Son histoire

C’est le 1er avril 1776, à Paris, que Sophie Germain voit le jour. Ses premières années furent marquées par la violence et la terreur causées par les mouvements révolutionnaires qui envahissaient la population à cette époque. Heureusement, son entourage avait les ressources nécessaires pour assurer sa protection et son épanouissement. En effet, son père, un riche marchand, devint le directeur de la banque de France. C’est durant ces années qu’elle parcourut les rayons de la bibliothèque de son père pour fuir la solitude et découvrit une toute nouvelle passion pour les mathématiques.

Plus précisément, c’est à l’âge de 13 ans que Sophie lut pour la première fois l’histoire d’Achimède, un homme de science qui fut tué par un soldat alors qu’il était concentré sur un problème de géométrie. Ce qu’elle découvrit ce jour-là la fascina. C’est ainsi que la géométrie piqua sa curiosité et que son étude devint immédiatement une passion. Ses parents, qui remarquèrent rapidement l’intérêt de leur fille pour les sciences, s’y opposèrent vivement. En effet, il est important de mentionner qu’à cette époque il était très mal vu pour une femme de faire des sciences ou d’étudier. De plus, une croyance populaire laissait entendre que le cerveau des femmes n’était pas adapté pour un tel effort, et que cela les rendrait folle. C’est donc pour protéger leur fille que monsieur et madame Germain lui interdirent l’accès à sa nouvelle passion. La jeune Sophie était des plus entêtées, et ses parents en vinrent même à lui enlever tout accès à des chandelles, à laisser sa chambre dans le noir et le froid et à cacher ses vêtements pour lui enlever toute chance de travailler. Malgré tous leurs efforts pour l’en empêcher, Sophie maîtrisa rapidement le calcul et ses parents acceptèrent finalement son talent.

En 1794, c’est sous le pseudonyme de Monsieur Leblanc que Sophie Germain fait part de ses premières observations mathématiques à Lagrange. Il est impressionné par son talent et l’encourage à aller de l’avant. Il n’est pas le seul à être fasciné par le talent de Sophie. En effet, elle entre en contact avec le célèbre mathématicien Gauss. Ils entreprennent une sérieuse correspondance et il ne saura sa vraie identité que 7 ans plus tard. Gauss ne fit pas preuve de préjugés envers Sophie, mais ils ne se rencontrèrent jamais.

Sophie Germain décéda des suites d’un cancer du sein en juin 1831, à l’âge de 55 ans. Malheureusement, elle ne reçut que très peu de reconnaissance alors de son vivant. Avec le temps, ses travaux furent reconnus et on retrouve même une rue et un hôtel portant son nom!

Ses réussites mathématiques

Les travaux et les réussites de Sophie Germain sont vraiment très nombreux. Ses recherches les plus reconnues sont en théorie des nombres et en calcul différentiel. De plus, elle travailla sur un projet d’une importance colossale à propos de la théorie de l’élasticité. Elle attaqua courageusement ce projet jusqu’alors ignoré par la communauté mathématique et elle en fut grandement récompensée.

En 1816, elle présenta un projet intitulé Mémoire sur les Vibrations des Surfaces Élastiques. Ce travail fut un tel succès qu’on lui accorda le grand prix de l’Académie. C’est ainsi qu’elle devint officiellement une mathématicienne réputée.

Les travaux de Sophie Germain reçurent de nombreux honneurs, dont celui d’être invitée à assister aux sessions de l’Institut de France. En plus de recevoir le plus grand honneur qui pouvait être offert à une femme à cette époque, Sophie fut par la même occasion la première à qui on le décernait sans qu’elle soit l’épouse d’un illustre mathématicien. Malheureusement, on ne lui accorda son doctorat que quelque temps après sa mort.

Sophie ne s’est pas intéressée qu’aux mathématiques. En effet, elle travailla et étudia aussi la physique, la chimie, la philosophie, la géographie et l’histoire. Elle apporta beaucoup à chacun de ces domaines.

Son époque

Comme il a été mentionné précédemment, Sophie Germain a grandi durant la période de terreur qu’était la révolution française. La jeune femme faisait alors partie de la bourgeoisie parisienne. La hiérarchie sociale de l’époque était des plus complexes. En effet, les nobles, majoritairement des individus ayant les plus hautes fonctions du clergé, de la marine ou de l’armée, touchaient tous les privilèges fiscaux. De leur côté, les agriculteurs et le peuple de la ville vivaient de sérieuses difficultés. Une importante partie de la population souffrait de la faim, du froid et de difficultés financières.

En plus de l’écart grandissant entre les différentes couches sociales de la France, un autre facteur influença la perception de la population. En effet, l’État s’endettait et resserrait ses mesures pour remplir ses coffres. Avec le temps, le mécontentement de la population empirait.

C’est ainsi que les années de 1789-1799 furent marquées par une importante révolution. Les changements atteignirent un point de non-retour lorsque le roi Louis XVI fut exécuté par les révolutionnaires le 21 janvier 1793. Par cette exécution, ils s’assuraient pratiquement la réussite de leur entreprise.

Au cours de ces années, toutes les couches de la population souffrirent de la famine et de la peur. Les châteaux, les récoltes et les villages étaient brûlés. Une violence extrême régnait partout dans le pays. Heureusement, il semble que Sophie Germain ait échappé à cette terreur malgré l’importance du rôle de son père dans les finances de l’État.

Les autres mathématiciens de son temps

Il a déjà été mentionné que Sophie Germain fréquentait Lagrange et Gauss. D’autres mathématiciens ont vécu à la même époque qu’elle. En voici quelques-uns : Cauchy, Ampère, Navier, Legendre, Poisson, Fourier, etc.

Cliquez pour voir un exemple d'une carte réseau des mathématiciens de l'époque de Sophie Germain Mathematiciens

Références

http://revolution.1789.free.fr/ http://www.scottlan.edu/lriddle/women/germain.htm http://www.bibmath.net/bios/ Louise Lafortune et Hélène Cayler, « Les femmes font des maths! », les éditions du remue-ménage, 1992.

Conclusion

Les mathématiciennes ont beaucoup fait avancer les sciences et on retrouve beaucoup d’informations à leur sujet que ce soit sur Internet ou à la bibliothèque. Bien entendu, certaines mathématiciennes sont beaucoup plus « populaires » que d’autres, mais il nous sera facile de conseiller nos élèves à ce sujet. Les sites Internet suivants présentent efficacement toutes les mathématiciennes et leurs histoires : http://www.agnesscott.edu/lriddle/women/alpha.htm

http://www.agnesscott.edu/lriddle/women/prizes.htm

http://darkwing.uoregon.edu/~wmnmath/Publications/index.html

http://darkwing.uoregon.edu/~wmnmath/People/index.html

http://camel.math.ca/Women/

http://www.cs.yale.edu/homes/tap/past-women.html

http://pages.cs.wisc.edu/~karavan/afl/resources.html

http://www.distinguishedwomen.com/subject/math.html

http://userpages.umbc.edu/~korenman/wmst/links_sci.html

Nous avons aussi trouvé quelques livres : CLARK KENSCHAFT, Patricia. Change Is Possible, American Mathématical Society.

PERL, Teri. Math Equals: Biographies of Women Mathematicians + Related Activities, Addison-Wesley Publishing Company

Finalement, les mathématiciennes sont un sujet accessible et peu connu. Il y a suffisamment d’informations disponibles pour le traiter avec des élèves et ils apprendrons beaucoup.

Justification du choix du contenu

Il n’est pas vraiment difficile de remarquer que les filles manquent de confiance dans le domaine des mathématiques au secondaire. En effet, notre société actuelle leur envoie le message que les mathématiques ne sont pas accessibles à tous et que les garçons sont meilleurs qu’elles dans cette discipline. De plus, le mythe de la "bosse des maths" amplifie cette croyance. D’ailleurs, cette dernière laisse entendre qu'il est impossible de réussir en mathématiques sans y être prédisposé. Ainsi, pour les filles, c'est sans espoir. Il est démotivant pour une jeune femme de faire des efforts afin de réussir dans un milieu aussi peu encourageant et c'est pourquoi, en tant que pédagogue, nous voulons intervenir pour briser ce cycle.

Le fait d'aborder l'histoire des mathématiciennes en tant qu'enseignant ne permet pas seulement aux jeunes d'apprendre une partie de la culture mathématique et de briser le mythe de la bosse des maths, mais donne une plus grande confiance aux étudiantes dans cette matière. Ainsi, elles auront beaucoup plus de motivation durant les cours, verront les mathématiques comme ayant une histoire qui les inclues, etc. Cela empêchera aussi les garçons de considérer les filles comme inférieures à eux en mathématiques.

Quels aspects de ce contenu visez-vous améliorer ?

À l’aide de la recherche sur une mathématicienne, nous voulons travailler la confiance des élèves autant sur le plan de la connaissance de l’histoire des mathématiques que sur le plan de cette discipline elle-même. En effet, le fait d’apprendre plusieurs aspects de la vie d’une mathématicienne peut être très intéressant et donne des connaissances aux élèves qu’ils ne seront pas près d’oublier. De plus, apprendre que des femmes ont eu un gros rôle à jouer dans l’histoire des mathématiques permet aux étudiantes de voir qu’elles peuvent tout autant que les garçons avoir des aptitudes dans ce domaine et permet de briser le mythe de la «bosse des mathématiques». Ce qu’ils découvriront pendant leur travail leur fera voir que les mathématiques sont plus accessibles qu’on peut le croire. D’autre part, cette activité pourra leur montrer que les mathématiques ne sont pas seulement des calculs et des résolutions de problèmes, mais qu’elles sont vivantes, qu’elles sont le fruit d’une histoire et qu’elles sont passionnantes. Ils découvriront que des gens se sont battus afin de donner l’accès à des connaissances relatives aux mathématiques. Ils remarqueront donc que ce qu’ils apprennent dans leur cours de mathématiques est le résultat du travail de plusieurs scientifiques. Ils verront que plusieurs d’entre eux ont émis des conjectures qui se sont avérées fausses. Ceci leur montrera que même les plus grands peuvent se tromper.

Observation dans la pratique professionnelle

Force est d’admettre que les filles n’ont pas bonne réputation en mathématique. C’est, selon le préjugé populaire, une matière de garçon. Pourtant la réussite mathématique n’a rien de biologique et le chromosome y ne résout pas les intégrales par sa seule présence. Le projet intégrateur que nous proposons ce veut un outil pour favoriser la confiance en soi des filles. En leur présentant des modèles féminins de réussite en mathématique nous espérons les convaincre qu’elles ont le même potentiel que les garçons. Ultimement, nous pourrions convaincre quelques une de poursuivre des études dans ce domaine. Les garçons ne sont pas en reste parce qu’en plus d’acquérir des nouvelles connaissances, ils pourront se débarrasser de leur préjugés négatifs en faisant la connaissance de mathématiciennes impressionnantes.

La technologie

Le Wiki

Pour l’ensemble du projet intégrateur nous avons choisis d’utiliser les Wikis. Il servira de base de travail pour les élèves ainsi que pour le professeur. Le Wiki est un système de gestion de contenu de site web. C’est un groupement de pages modifiables par tous les visiteurs autorisés. Il facilite, entre autre, l’écriture collaborative de documents. Nous souhaitons donc que chaque groupe d’élèves puisse se créer une page personnelle sur laquelle il réalisera sa partie de travail sur les mathématiciennes de l’histoire. Les avantages de l’utilisation du wiki dans le projet intégrateur sont nombreux. Les élèves d’une même équipe peuvent travailler sur le même document sans avoir à se communiquer les nouvelles versions modifiées, à toutes les retouches. Ils peuvent voir les modifications récentes. De plus, le professeur peut exercer un certain contrôle sur le contenu des pages, en supprimant des éléments non-pertinents, en y laissant des commentaires et en vérifiant la participation des chacun des membres du groupe. Il peut aussi suivre l’évolution du projet de chaque équipe. L’utilisation des wikis est simple, le projet intégrateur peut donc être présenté à des élèves de tous les niveaux du secondaire.

Carte cliquable

Le professeur préparera une carte cliquable sur laquelle on retrouvera chaque mathématicienne attribuée à une équipe d’élèves. Un simple clic sur la photo d’une mathématicienne nous amènera sur un site, par l’équipe, donnant de l’information sur la page wiki?

Del.icio.us

Les élèves devront partager leurs liens sur un compte Del.icio.us. Ainsi, s’ils ont trouvé des liens généraux, les autres élèves pourront s’inspirer de ces sites Internet.

But ultime de l’intégration

Nous visons d’abord et avant tout à traiter de l’information, c’est-à-dire des connaissances sur la vie et l’œuvre des femmes dans le domaine des mathématiques. Nous voulons d’abord inciter nos élèves à faire des recherches sur les mathématiciennes. Par la suite, nous souhaitons les amener à organiser cette information et à la présenter sur un wiki. Nous nous préoccupons donc également de la présentation de l’information. Globalement, on pourrait dire que ce travail vise à traiter et à organiser de l’information et à conscientiser les élèves par rapport à la contribution non négligeable des femmes en mathématiques.

Période de temps

C’est un projet qui pourrait se dérouler sur une période allant jusqu’à huit semaines. Le projet pourrait être repris d’une année à l’autre, mais il faudrait alors changer de sujet chaque fois afin de poursuivre les mêmes objectifs pédagogiques.

Exemples déjà existants

http://pagesperso-orange.fr/therese.eveilleau/pages/hist_mat/textes/femmes.htm Il s’agit d’un site contenant de l’information sur plusieurs mathématiciennes qui ont laissé leur marque dans l’histoire. Ce serait un bon exemple pour expliquer à nos élèves ce qu’on attend d’eux.

http://domus.grenet.fr/cst/cst07mp_11/wp/?p=28 C’est un blogue sur les mathématiques qui fournit un exemple de ce qui peut être accompli avec le Web 2.0 avec des visées pédagogiques.

http://blogamaths.blogspot.com/2008/03/les-maths-ils-vont-adorer.html http://dp.over-blog.com/article-17150246.html Voilà deux autres exemples de blogues portant sur les mathématiques. Ils sont tous les deux intéressants et ont le mérite de démontrer l’utilité du Web 2.0 dans l’enseignement des mathématiques. Toutefois, ils pourraient être plus complets. Il est parfois difficile de trouver ce que l’on cherche. Le défi serait donc de faire mieux dans le cadre de ce projet.

En quoi les wikis améliorent les apprentissages des élèves

L’utilisation des wikis en enseignement a vraiment sa place. En effet, le fait d’utiliser cette technologie lors de la recherche sur les mathématiciennes peut apporter aux élèves tout un lot d’apprentissages ainsi qu’une plus grande compréhension du contenu du travail à effectuer. Les wikis rendent le travail d’équipe interactif, ce qui motive tout un chacun. Comme tous les élèves du cours ont la chance de participer au contenu d’une page wiki, les membres de chaque équipe construisent ensemble leurs savoirs sur une mathématicienne de leur choix. Ainsi, ils peuvent se partager de l’information pertinente, échanger des idées et des sources diverses. Ils développent donc leurs capacités à communiquer et à coopérer. D’autre part, le fait que tous les élèves du groupe et même le professeur aient accès au travail de tous ses pairs, et ce, en tout temps est une source de stress et de motivation. En effet, chaque élève se donne plus la peine de faire un travail soigné. Il prend le temps de faire une recherche beaucoup plus approfondie : il visite un plus grand nombre de sites et se questionne davantage sur chacune de ces sources. Les apprentissages sont donc faits de manière plus sérieuse et chacun en tire des connaissances intéressantes qu’il conservera dans son bagage personnel à longue échelle. De plus, si on demande aux élèves de chaque équipe de commenter le travail des autres de manière constructive, cela leur permet d’avoir une idée de la perception que les autres ont vis-à-vis leur travail et leur permet de corriger le tir s’il y a lieu. Cela amène donc une confrontation des idées qui pousse l’élève à aller plus en profondeur dans sa recherche et apporte plusieurs autres apprentissages tels que la rédaction de critiques constructives. D’autre part, ce qui est très intéressant est que l’enseignant ait aussi accès en tout temps aux pages wiki de ses élèves. Il peut donc remarquer une erreur sur la page wiki d’un de ses élèves et la lui relever, peut lui mentionner qu’il y a un manque de précision dans une des informations affichées sur sa page et même corriger les fautes de français qu’il a fait. On voit qu’il peut même y avoir un apprentissage sur le français. Chaque membre d’une équipe doit donc souvent mettre à jour les renseignements qui se trouvent sur sa page wiki. De plus, les élèves peuvent toujours écrire des interrogations qu’ils ont sur la page wiki de l’enseignant afin qu’il les aide à trouver des sources, des renseignements ou tout simplement pour qu’il révise une partie du travail et ainsi avoir la possibilité d’obtenir un compte-rendu. Il est donc très motivant pour eux de faire une recherche, puisqu’ils savent qu’ils ont toujours la possibilité d’avoir de l’aide. En somme, par cette recherche sur une mathématicienne faite à l’aide de wikis, les élèves risquent d’acquérir beaucoup plus d’apprentissages que dans d’autres contextes scolaires. Ils apprennent même comment fonctionne cette technologie.

Les règles

Voici un exemple de feuille de consignes distribuée aux élèves.

Vous devrez faire votre travail sur une page wiki. Une page sera ouverte par équipe et tous les coéquipiers pourront faire des changements. Assurez-vous de ne pas effacer le contenu des autres membres de votre équipe avant d’avoir la certitude que c’est faux. Vous aurez une heure d’allouée par semaine pour le travail en équipe, mais le plus clair de votre travail devra être fait en dehors des heures de cours. L’heure hebdomadaire allouée en classe devrait entre autres être utilisée afin de réviser le contenu de votre page wiki.

Vous devrez chercher des informations sur l’Internet et inscrire vos liens sur Del.icio.us. Chaque élève doit trouver au moins un lien à propos de la mathématicienne qui vous sera attribuée. Invitez vos coéquipiers à voir votre liste de favoris afin de vous assurer d’avoir quatre liens différents. Ces liens seront vérifiés par l’enseignant afin de s’assurer de la véracité des informations qui y sont données. Ceci signifie que vous devrez aussi inviter votre enseignant à avoir accès à votre compte Del.icio.us. De plus, vous devrez avoir inscrit vos liens avant le début de la troisième semaine. Voici un résumé des consignes à suivre :

  • Inscrivez au moins un lien traitant de votre sujet sur votre compte Del.icio.us.
  • Invitez-y vos amis
  • Invitez aussi votre enseignant
  • Vos liens devront être sur votre page Del.icio.us. avant le début de la troisième semaine.

Il est strictement interdit d’altérer quoi que ce soit sur une page wiki autre que la sienne. N’oubliez pas que nous avons accès à la liste d’actions de chaque page wiki.

Or, chaque équipe devra inclure une section commentaires et dès la quatrième semaine, chaque élève devra commenter le travail d’une autre équipe. Vous aurez une semaine pour faire ce commentaire. Les commentaires doivent être instructifs, vous serez notés sur ce commentaire.

Les consignes

Le groupe sera divisé en équipes de quatre élèves. Ces sous-groupes seront déterminés par l’enseignant et une mathématicienne vous sera attribuée au choix de l’enseignant également. Ceci afin de s’assurer que chaque équipe ait un sujet différent. Votre travail devra suivre les consignes suivantes :

  • Les noms de chaque coéquipier doivent être indiqués au haut de la page wiki.
  • Le nom de la mathématicienne qui vous a été attribuée doit aussi être indiquée au début de votre travail.
  • Votre travail devra inclure trois sections : Une introduction, dans laquelle vous amenez le sujet des mathématiciennes. Un développement (voir consignes ci-dessous) et une conclusion dans laquelle vous décrirez les principaux apprentissages que vous aurez faits grâce à ce travail.

Le développement devra traiter au moins 7 des 8 points suivants :

  • Le lieu de naissance
  • La date de naissance et la date du décès (si applicable)
  • L’éducation qu'elle a reçue
  • Les réussites mathématiques accomplies
  • Son époque (aspect historique et culturel)
  • Ses liens avec d’autres mathématiciens ainsi qu’une brève description de ces mathématiciens.
  • Une brève description de 2 autres mathématiciens de la même époque.

Si vous ne réussissez pas à trouver les informations nécessaires pour répondre à ces questions, n’hésitez pas à aller vous renseigner auprès de votre enseignant.

De plus, toutes les équipes devront créer une carte réseau incluant un minimum de 5 autres mathématiciens vivant à la même époque que la mathématicienne qui vous aura été attribuée.

Textes qui expliquent ou critiquent cette technologie

http://fr.wikipedia.org/wiki/Aide:FAQ/enseignement

Wikipédia est désastreuse pour l'enseignement. Les élèves recopient des passages entiers de vos articles, y compris les erreurs éventuelles. [modifier]

R : Les élèves, mais aussi les professionnels, recopient des articles qu'ils trouvent aisément sans en vérifier le contenu.

En tout état de cause, le comportement consistant à croire une chose vraie parce qu'on l'a vue à la télévision, lue dans un journal ou lue sur un site Internet, sans esprit critique, nous semble donc plus relever d'un manque d'éducation aux médias que d'un problème avec Wikipédia en particulier.

Sans doute faut-il également ajouter à ceci que la pédagogie doit s'adapter au contexte. En effet, si la recherche d'information semble si facile à réaliser, le travail à demander aux élèves n'est-il pas désormais d'une autre nature ? Les preuves d'intelligence (à construire et à évaluer) ne sont plus seulement dans la collecte mais dans l'exploitation des données. Mais ceci n'est pas totalement nouveau et ne doit dès lors être imputé à Wikipédia et aux nouvelles technologies : faire preuve d’intelligence a toujours réclamé un travail personnel d’appropriation.

Comment savoir si notre projet a « réussi »

Il y a plusieurs manières possibles de vérifier si les élèves ont appris en travaillant sur ce projet. En effet, il serait possible de les questionner ou de leur demander de répondre à un petit questionnaire. Il serait possible de créer un court jeu de société en groupe pour les pousser à y réfléchir. De plus, nous pourrions demander aux élèves de présenter le contenu de leur recherche devant un autre groupe. On pourrait aussi demander aux élèves de critiquer constructivement le travail accomplit par les autres.

Si le temps le permet, une conversation de groupe permettrait de démystifier tous les préjugés à propos des mathématiques qui sont véhiculés dans notre société. Finalement, nous pourrions utiliser les discussions de groupe et de courtes évaluations pour vérifier les apprentissages des élèves.

Les failles de ce projet

En réfléchissant à ce projet, nous pouvons identifier ces principales failles :

  • Il n’est pas toujours facile de garder le contrôle d’un groupe lors de manipulations informatique. Un tel projet nécessite beaucoup de gestion de classe lors des séances hebdomadaires.
  • Les écoles ne sont pas toutes dotées d’un système informatique adéquat pour réaliser un tel projet. En effet, il faudra tenir compte du budget de l’école et du milieu socio-culturel dans lequel elle se situe.
  • Un tel projet demande aussi une supervision de la part de l’enseignant en dehors des heures de cours. En effet, certains élèves seront tentés de modifier les wikis en dehors des cours.
  • Un tel sujet touchera probablement plus les filles que les garçons. Ainsi, les élèves n’auront pas tous le même niveau de motivation et il sera plus difficile d’aller chercher l’intérêt de chacun.
  • Il n’est pas toujours facile de valider les sources utilisées par les élèves pour réaliser le projet. De plus, l’enseignant doit s’assurer que les droits d’auteurs sont respectés.
  • Un tel projet permet aux élèves de connaître en profondeur la vie d’une mathématicienne, mais il faut aussi accorder du temps à la mise en commun des recherches pour qu’ils prennent vraiment conscience de la place des femmes en science.
  • La réalisation de cette activité demande beaucoup de temps à l’enseignant et à ses élèves pour un travail traitant un sujet qui n’est pas au programme.
  • Les mathématiciennes qui se sont le plus démarquées ne sont pas des femmes ordinaires. Elles donneront probablement l’impression aux élèves qu’il faut être des surhumains pour réussir en mathématiques.

Finalement, il faudrait retravailler ce projet pour que sa mise en marche soit vraiment efficace avec des élèves du secondaire.

Conclusion

Les objectifs principaux de ce projet sont l’apprentissage de traitement de l’information et la conscientisation des jeunes à propos de la place des femmes en sciences. En effet, nous avons choisi ce sujet pour que les jeunes filles aient le sentiment d’avoir une place en mathématiques et gagnent confiance en elles. C’est là que notre projet prend toute son importance. Toutefois, nous avons pris conscience du fait qu’un tel projet demande une bonne gestion de classes et beaucoup d’efforts de la part de l’enseignant. De plus, pour qu’il soit un succès, ce projet doit contenir des consignes très claires.

Les wikis sont un outil motivant pour les élèves, car ils ont le sentiment d’être lus par un public plus diversifié. De cette manière, ils porteront attention à leur orthographe et à la validité de leurs sources. De plus, les wikis sont faciles à utiliser et à modifier. Ils offrent ainsi la possibilité à l’enseignant de rectifier le travail de ses élèves. Ainsi, l’usage des wikis permettra aux élèves d’apprendre beaucoup plus à travers cette technologie.

Finalement, il est pertinent de mentionner qu’un tel projet a sa place dans le cadre de la nouvelle réforme en enseignement au Québec. En effet, il permet à l’enseignant en mathématiques de travailler en coopération avec les enseignants de français et d’histoires. De plus, l’usage des wikis leur permettra tous de corriger les mêmes travaux simultanément. Cet aspect de la technologie renforce notre choix de départ.

Voici les collaborateurs qui ont créé ce projet :

GenevieveDubois JeremieLampron CatherineLeclair JeanLefrancois MarieHeleneLevert

Réponses aux commentaires

Marc-André : C'est une bonne idée de leur faire étudier une notion mathématique en lien avec la mathématicienne choisie. Toutefois, il n'est pas possible de le faire avec toutes les mathématiciennes de notre liste et ce pour tous les niveaux scolaires. Par exemple, Sophie Germain a principalement travaillé sur le calcul différentiel et sur la théorie des nombres, deux branches des mathématiques qui ne sont pas étudiées au secondaire.

Louis : Tu as raison sur la démotivation des garçons vis-à-vis ce projet et nous en étions conscients (voir failles du projet). Afin de contrer ce problème, nous avons pensé créer des équipes mixtes. Ainsi, la motivation des filles de l'équipe pourra aider les garçons à s'impliquer dans le travail.

Merci à tous pour vos bons commentaires !

LydiaChouinardHoule   Bonjour!
Votre projet me semble intéressant. Lorsqu'on entend parler de mathématiques, on entend plus souvent parler de mathématiciens et non de mathématiciennes. Faire découvrir ces femmes aux jeunes et à tout le monde m'apparait comme une excellente idée. Vous avez même trouvé quelques failles à votre projet pour aider les futurs enseignants qui voudraient le mettre en application, bonne idée!

Ce projet peut prendre une grande envergure puisqu'il intègre plusieurs matières. Comme vous l'avez mentionné, les enseignants de français et d'histoire peuvent aussi prendre part au projet.

Félicitation, bon projet!
2008-04-16 16:32:06
LouisMigotto   Hello, je trouve votre projet très bon. Il est original et vient toucher un aspect historique et sociologique des mathématiques qui sont souvent mis de côté en enseignement. Vos consignes sont très détaillées et il n'y a aucune ambigüité. Le fait d,avoir inclus un exemple de ce que vous attendez est très intéressant. Je trouve votre travail très complet. Gros bravo.
Par contre, le gros hic, à mon avis, puisque je suis un homme, c'est qu'on a l'impression que ce travail s'adresse davantageaux filles qu'aux garçons. Il faut se rappeler que dans le système de l'éducation, les filles sont toujours mis à l'avant avec leurs bonnes notes, alors il faut faire attention de ne pas mettre les garçons de côté une fois de plus!

Louis Migotto
2008-04-16 19:29:01
MarcAndreLaplante   Bon travail!
Il est vrai que les filles croient souvent que les sciences sont un domaine exclusivement réservé aux hommes. Je trouve ce projet très intéressant parce qu’il permet aux élèves de voir comment les mathématiques étaient étudiées à une autre période de l’histoire.  Ce projet permet également de conscientiser les jeunes de la place que l’on fait aux femmes dans les métiers non traditionnels. Finalement, ce projet permet d’intégrer plusieurs matières différentes comme l’histoire, le français et l’informatique.  Vous avez même pensé à bien clarifier les consignes.  Le seul point négatif que je vois est que les jeunes n’ont pas à travailler une notion mathématique à l’intérieur du projet.  Je pense cependant que ceci pourrait facilement s’intégrer au projet en demandant aux élèves de travailler une notion spécifique pour chaque mathématicienne qui est reliée à son œuvre.  


2008-04-17 09:36:47
AudreyGilbert   Bonjour!  Très bon projet! Il est intéressant de parler des mathématiciennes! Même si elles ne sont pas toujours très présente dans les volumes, elles ont accomplies des découvertes tout aussi importante que les mathématiciens.
Bavo encore à vous !!
2008-04-19 11:22:25
KarlBélanger   Excellent travail !
Tout d’abord, je trouve ce projet très intéressant, car, effectivement, la plupart des jeunes filles ne sont pas portées à se diriger vers le domaine des sciences particulièrement celui des  mathématiques puisqu’elles croient que ce domaine est principalement réservé aux hommes. Il faut faire cesser ces préjugés, car les jeunes filles ont autant de potentiel que les hommes en ce qui a trait aux mathématiques. Cependant, elles ne peuvent pas l’exprimée en raison de la craintes qu’elles ont de se faire dire qu’elle ne sont pas à leur place dans ce domaine. C’est pourquoi il faut agir. Ce projet permet donc de montrer aux jeunes l’importance qu’ont eues les mathématiciennes au cours de l’histoire, car bien qu’il est plus de mathématiciens que de mathématiciennes, ces dernières ont sues se démarquer en faisant avancer à leur manière le domaine des mathématiques. De plus, je trouve ce projet intéressant puisqu’il permet de toucher plusieurs disciplines. Je termine en disant que les T.I.C. utilisés dans ce projet, à mon avis, montre très bien l’importance d’étudier ces nouvelles technologies à l’école (elles permettent, entre autres, de conscientiser les jeunes par rapport à l’importance qu’ont eues les mathématiciennes au cours de l’histoire dans ce projet).

Karl Bélanger

2008-04-25 13:35:34
WillCantin   C'est une idée vraiment originale et intelligente que d'obliger l'histoire d'une mathématicienne. Cela peut entraîner un intérêt immédiat pour les mathématiques pour les filles. Les recherches démontrent que les garçons sont souvent plus intéressés à ce sujet. Vous trouvez donc le moyen de renverser la vapeur tout en gardant l'aspect mathématique, ce qui attire les garçon en général. Comme vous le mentionnez, il sera très difficile pour l'enseignant de s'assurer du respect des droits d'auteur. En somme, votre travail est nouveau et a beaucoup de potentiel ! Félicitation !
2008-04-28 11:26:06
ReneeFountain   Un sujet difficile à ne pas aimer comme femme! je trouve l'idée importante et bien articulée.
Malheureusement je ne peux pas ouvrir les deux document au début. D'habitude il faut que les pièces jointes aient une extension, voire le nom du fichier ne suffit pas.
Les ressources sont riches, bravo!
Les consignes sont précises et claires!
Je n,ai qu'une question...
étant donné que vous ne voulez pas que le monde altère les pages wikis des autres pourquoi avoir choisi un wiki? pourquoi pas chacun un blogue où ils pourraient avoir des commentaires de leurs pairs? (vous pourriez mettre les liens vers les différents blogues sur une page wiki, par exemple).
Alors, à part les commentaires ce sont les recherches individuelles. Le projet est TRÈS intéressant (vous avez même trouvée des failles!) mais je ne suis pas trop sûre de comprendre en quoi le web 2.0 est trop pertinent, à part présenter leurs travaux. Pourriez-vous l,expliquer un peu plus?

2008-05-09 17:37:18