Très bien!
Décrire ici « Qu'est-ce qu'un logiciel libre! ».
a « gauche d’auteur » ou le copyleft
a GPL (General Public license), un contrat joint à chacun des logiciels libres qui garantit explicitement les libertés données aux utilisateurs
Avec la GPL, Stallman a donc joué le jeu du propriétaire, mais plutôt que de préciser ce que l’utilisateur ne peut pas faire, la licence définit ce qu’il peut faire.
En l’occurrence, quatre libertés et une obligation sont ainsi définies : la liberté d’usage, la liberté de copie, la liberté de modification, la liberté de diffuser ses modifications, l’obligation de maintenir la GPL sur tout logiciel dérivé. Cette dernière disposition garantit que toute personne s’appuyant sur un logiciel libre pour concevoir un nouveau programme doit respecter à son tour les quatre libertés garanties par la licence.
Reste la question centrale : qu’est-ce qui pousse des milliers de gens dans le monde à contribuer au développement de logiciels mis à disposition ? Selon le professeur de droit Eben Moglen, l’un des proches de Stallman, « c’est juste un comportement humain. Semblable à la raison pour laquelle nous inventons tous de nouveaux mots : parce que nous en sommes capables. L’Homo ludens rencontre l’Homo faber. La condition sociale de l’interconnexion globale que nous appelons l’Internet rend possible la créativité pour chacun d’entre nous dans des voies nouvelles, et que nous n’envisagions même pas en rêve. À moins que nous n’autorisions la « propriété » à interférer [10] ». Moglen souligne ici la part naturelle de la créativité : le jeu, le plaisir et la satisfaction de ses propres désirs. Les premiers concepteurs d’un logiciel répondent le plus souvent à un besoin propre ; la mise à disposition de leur travail n’est qu’un moyen de donner un essor à leur création. Cet aspect est complété par la conviction de faire partie d’un jeu à somme positive, une croyance déjà observée dans le cas de la soierie lyonnaise.
Les logiciels libres montrent aussi la diversité des incitations à contribuer aux travaux collectifs, plutôt qu’à se contenter du freeriding, expression qualifiant les comportements parasites où l’on profite du libre accès sans soi-même apporter son savoir-faire à la communauté. La rétribution symbolique y est très forte car les logiciels libres sont crédités et les plus brillants des programmeurs sont vite identifiés, à la fois vénérés par leurs pairs et dragués par des entreprises désireuses de s’attirer leurs compétences. Tout aussi important est le sentiment de liberté procuré par la participation à un projet de logiciel libre.