Résumé
FrançaisLe discours néo-libéral – en particulier celui qui se réclame de « rationalisme économique » et dont le destinataire est un client, voire un consommateur, plutôt qu'un citoyen – menace la participation des femmes aux processus démocratiques. Certains auteurs soutiennent que les changements liés au développement des réseaux numériques bousculent les fondements mêmes du libre-marché et de la démocratie libérale. La mise en oeuvre des productions numériques à grande échelle aurait ouvert de nouvelles possibilités quant à nos façons de créer et d'échanger l'information, le savoir et la culture. La croissance des productions non marchandes et non propriétaires (voire l'émergence de nouvelles collectivités, notamment le mouvement des logiciels libres) donnerait à un nombre largement plus grand de citoyens et citoyennes la possibilité de participer aux décisions sur l'avenir même de la société. Plusieurs croient que ces promesses de participation plus inclusive contribueront à actualiser les valeurs fondamentales de la société libérale, notamment la liberté individuelle, un système démocratique véritablement participatif, une culture “critique” et une plus grande justice sociale. Mais ces finalités renouvelées ne seront pas forcément réalisées par l'ouverture d'une nouvelle économie de l'information et de la communication. Notre façon de créer l'information, d'y donner accès ainsi que nos manières de communiquer entre nous – en bref, nos choix technologiques – jouent profondément sur l'avenir de ces nouvelles perspectives. Cet exposé tentera de problématiser ces nouveaux horizons afin de permettre des choix technologiques, qui soient en accord avec les fins éthiques désirées. |
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EnglishWomen's access to democratic processes is threatened in the current climate of economic rationalism, which favours notions of customers over citizens. Changes brought about by the networked information environment are said to be affecting the very foundations of liberal markets and democracies. That is, digital practices of production have created new opportunities for how we make and exchange information, knowledge, and culture. Of particular import is the increased role of nonmarket and nonproprietary production (notably, the rise of effective, large-scale cooperative efforts typified by the emergence of free and open-source software) which means greater numbers of people are free to take a more active role in production. Many believe that this new freedom holds great promise with respect to reaffirming core political values associated with liberal societies—individual freedom, a more genuinely participatory political system, a critical culture, and social justice. However, these “freedoms” are not without problem nor peril. How citizens make information, how we get it, how we speak to others, and how others speak to us are core components of the shape of freedom in any society (Benkler, 2006). The purpose of this session is to problematize such freedoms in the hope of enabling choices that align technical means with desired ethical ends. |