Bilan de la technologie dans le système de l’éducation au Québec
Au début des années 90, le Québec a assisté à l’essor du domaine de l’informatique dans les écoles. Le gouvernement ayant investi des sommes faramineuses à cette époque a réduit considérablement les budgets versés aux commissions scolaires. Par conséquent, les écoles utilisent les mêmes programmes informatiques depuis 1996. Ici, notons que la technologie, elle, n’a pas cessé d’accroître. Ainsi, un écart considérable sépare la matière enseignée en classe et la réalité dans le monde de l’informatique.
Par ailleurs, les écoles comptent environ un ordinateur pour six élèves offrant la possibilité de naviguer sur Internet. En général, ce sont de vieux ordinateurs (âgés de plus ou moins 10 ans) qui sont mis à la disposition des élèves. L’âge des ordinateurs en milieu scolaire provoque un débat d’opinion. Certains acteurs de ce milieu jugent dramatique d'utiliser une technologie déficiente. En effet, ils constatent fréquemment des bris de matériels informatiques. Chaque article défectueux est retiré des écoles afin de se faire réparer diminuant, notamment, le ratio des ordinateurs disponibles pour les élèves. D’autres considèrent que ces "dinosaures" répondent amplement aux exigences scolaires. L’essentiel serait de pouvoir accéder à des logiciels, tels que "Microsoft Word" ou "Internet" afin de réaliser, par exemple, une activité de traitement de texte. De son côté, pour pallier ce phénomène, le gouvernement injectera 29 millions de dollars pour l’année 2006-2007. Par contre, les commissions scolaires devront débourser 30% du montant total de la facture. Une obligation qui décourage plus d’une commission scolaire.
Pour continuer, les écoles ne possèdent pas les fonds nécessaires afin pour s'approprier de nouveaux logiciels. La possibilité d’utiliser des logiciels libres est l’une des solutions pouvant être envisagée. Le logiciel libre se distingue des logiciels propriétaires par sa licence libre. Elle permet donc aux utilisateurs: d’utiliser les logiciels à leur guise offrant même la possibilité d’accéder au code source, d’offrir des copies à d’autres individus et de modifier les logiciels (il faut, toutefois, rendre public les modifications apportées). Ces genres de programmes sont accessibles sur Internet et ils se téléchargent gratuitement (ces produits peuvent aussi être commercialisés). La qualité des logiciels libres est comparable à celle des logiciels propriétaires. L’utilisateur peut également être détenteur d’une garantie qui lui permet de faire évaluer le code source d’un logiciel par des spécialistes assurant ainsi la qualité du produit. Des programmes, tels que: "Tux Paint" (initiation du dessin), "Tux Taping 2" (apprendre à dactylographier) ou "MathEnPoche" (exercices de mathématique de tous les niveaux scolaires), sont plus spécifiques au domaine scolaire. Évidemment, des logiciels de traitements de texte "OpenOffice" et le navigateur Internet "Mozilla Firefox" restent également disponibles. Toutefois, le défi est de convaincre les plus sceptiques des bienfaits de cette alternative marginale.
En somme, le maigre budget attribué à l’informatique en milieu scolaire peut, s’il n’est pas révisé, entraîner certaines lacunes en ce qui concerne l’accessibilité aux matériels ainsi qu’à la mise à jour des connaissances. La recherche de nouvelles ressources, comme les logiciels libres, est un besoin criant pour une société en constante évolution. Cependant, l’utilisation des logiciels libres dans nos écoles pourrait engendrer de fortes réactions auprès des compagnies ayant le monopole du domaine de l'informatique.
Les références
http://www.directioninformatique.com/di/client/fr/DirectionInformatique/Nouvelles.asp?i... http://www.framasoft.net/article1733.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre
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