L'éducation des jeunes face à la violence dans les médias


Déjà présente par le biais de la télévision, la violence est maintenant accessible dans divers médias, soit l'Internet et les jeux vidéos. En tant que société, on assiste à l’accroissement des probabilités de visionner des actes brutaux. Les jeunes, ayant également accès aux nouvelles technologies, sont les premières victimes de ce phénomène d’où l’importance, pour les enseignants, d’éduquer les générations futures à développer un esprit critique.

Le saviez-vous ?

  • Un peu plus de trois enfants sur dix jouent à des jeux vidéos quotidiennement. Le 3/5 de ces enfants préconisent les jeux ayant une connotation violente.
  • La plupart du temps, les missions proposées par les jeux d’action consistent à ce que le joueur accumule des points en s’attaquant physiquement ou psychologiquement à autrui de diverses façons.
  • Internet offre la possibilité de visionner des vidéos faisant la promotion de la violence gratuite. Par exemple, l'utilisateur peut être témoin d'un vidéo montrant l’assassinat d’une personne ou voir cette dernière « en morceau » après avoir été victime d’une explosion.
  • Sept adolescents sur dix avouent avoir visité des sites Internet promouvant la violence.
  • Internet est le principal média utilisé au sein des familles québécoises d’après un sondage AOL, réalisé en 1999.

En ce qui concerne les effets de la violence des médias sur nos enfants, les chercheurs n’arrivent pas à trouver un terrain d’entente. À cet égard, ils n'utilisent pas une définition universelle au mot "violence". Par conséquent, les chercheurs obtiennent des résultats différents. La lecture de ces résultats diffère également d’un spécialiste à l’autre. Toutefois, de nombreuses recherches signalent que les enfants enregistrent les gestes violents présentés par les médias comme mécanisme de résolution de problème. Ces mécanismes seraient, selon les jeunes, socialement acceptables. En plus, des chercheurs croient qu’une exposition régulière réveillerait des désirs conscients ou inconscients à un passage à l’acte des comportements agressifs. Les jeunes qui transposeraient des gestes violents au quotidien sont ceux qui, fréquemment, regarderaient des médias (Internet, jeux vidéos, télévision) faisant l’objet d’actes violents. Les chercheurs ciblent également les enfants qui ne font pas la distinction entre les images vues et la vie de tous les jours et ceux qui idéalisent les personnages violents.

Éduquer un jeune à la violence véhiculée dans les médias ne signifie pas de tout contrôler ce qui est mis à sa disposition. Il s'agit plutôt de l’amener à poser un regard critique. À cet égard, il doit être en mesure d’identifier les conséquences internes et externes causées par la violence. Ainsi, une personne victime d’une explosion n’est pas seulement démembrée. Elle laisse probablement derrière elle des enfants orphelins, un mari, des amis... Toujours dans la même lignée, un individu tombant du 56ième étage d’un édifice n’a pas seulement qu’une grafigne à la figure. Il est probablement décédé. De plus, le jeune doit être apte à distinguer les informations transmises par les médias de celles vécues dans la vie. En fait, un policier utilisera approximativement une fois son arme à feu pendant une année de service. Or, dans les jeux vidéos, un policier est amené à tuer tous les malfaiteurs. Finalement, il est primordial de sensibiliser les jeunes aux différentes tragédies vécues mondialement. Pour ce faire, les amener à identifier les sentiments vécus par les victimes. Ici, l’objectif est d’empêcher les enfants d’être détachés face à tout événement tragique.


Les références

http://www.media-awareness.ca/francais/ressources/projet_speciaux/sondage_ressource... http://www.phac-aspc.gc.ca/ncfv-cnivf/violencefamiliale/html/nfntsviomedia_f.html http://www.european-mediaculture.org/fileadmin/bibliothek/francais/buckingham_educacion_media/buckingham_educacion_media.pdf


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