Excellent!
Semaine 3 (5 février): Fractures numériques
La fracture numérique 1
Économie: Les enjeux de la fracture numérique entre le Nord et le Sud, texte d'Alexis Lamiable.
Texte intéressant, mais avec des fautes de grammaire et de synthaxe qui, par moment, rendent la lecture désagréable et difficile.
Une fracture numérique
Le fossé s'écarte entre le Nord et le Sud puisqu'il y a de plus en plus de gens connectés au Nord alors que le Sud stagne. Le nombre de personnes ayant accès aux nouvelles technologies de l'information et des communications (NTIC) augmente dans tous les pays, mais il croît beaucoup moins rapidement dans les pays en voie de développement.
Pourquoi un tel écart?
- Les coûts sont très élevés (pour l'achat du matériel, la connexion, etc.). De plus, la difficulté d'implantation d'un réseau et l'éloignement du serveur font en sorte que la qualité du service Internet reste médiocre.
- Le faible niveau d'éducation. En fait, pour profiter pleinement des technologies, il est nécessaire de savoir lire et écrire. Cette chance n'est toutefois pas donnée à tous dans les pays du Sud.
- L'adéquation du contenu. Actuellement, la grande majorité du contenu informatique est "localisé". Le Sud se sent difficilement interpellé par des contenus occidentaux et dans des langues telles que l'anglais ou l'espagnol. Il n'y a pas beaucoup de gens qui peuvent créer du contenu local en Afrique, ce qui contribue à la centralisation de l'informatique.
Enjeux
- La disponibilité des NTIC dans les pays sous-développés et en voie de développement permettrait, entre autres, d'améliorer l'accès à l'éducation. Celle-ci pourrait se faire par le Web et du contenu scientifique, dans une langue locale, serait aussi un plus.
- L'accessibilité des NTIC dans le Sud permettrait aussi la diffusion, le partage de la culture.
- L'auteur soutient que ce pourrait être aussi un bon moyen de répandre la liberté d'expression. J'apposerais un bémol à ce point, car je crois qu'il est tout de même possible pour les États de contrôler l'information, comme cela ce fait, entre autres, à Cuba.
- Les biens "supérieurs", comme les logiciels, ont la cote dans l'économie et le Sud doit avoir accès à ce savoir-faire pour se forger une place dans l'économie mondiale, sans n'être relégué qu'aux biens "inférieurs".
Solutions?
Simputer: Un ordinateur portable peu coûteux destiné à équiper des communautés (parce qu'il reste très cher pour un simple individu - 200$). Cet ordinateur vise aussi à faciliter l'accès aux technologies pour les illettrés.
Globenet Sud: Cet organisme cherche à favoriser l'indépendance des associations africaines et le transfert des compétences techniques aux pays du Sud.
- L'idée d'une taxe sur le matériel informatique a déjà planné, mais cela pourrait entraîner des problèmes environnementaux face à la surconsommation de nouveaux produits.
- En échange, la récupération et l'amélioration d'ancien matériel informatique est une option valable.
- La récente connexion internet par liaison sous-marine entre l'Afrique, l'Asie et l'Europe améliorera la qualité du service dans les pays du Sud.
- Les logiciels propriétaires donnent des licences pour s'assurer d'avoir le contrôle du marché. Cela n'est donc pas la solution la plus souhaitable!
- Par contre, les logiciels libres peuvent équiper toute une région puisqu'ils sont librement distribuables. De plus, en livrant le code source, ce partage de connaissances permet de traduire les logiciels et de les adapter aux réalités du Sud, bref les "localiser". Ces avantages expliquent pourquoi plusieurs pays du Sud privilégient l'utilisation des logiciels libres, au grand désarroi de Microsoft, entre autres.
- Former les populations du Sud à l'utilisation des technologies est une autre façon de leur donner les outils pour améliorer leur condition et réduire la fracture numérique.
Questionnements et enjeux soulevés
Je crois que le texte répond bien à ses propres interrogations.
La fracture numérique 2
La fracture numérique au Québec, texte collectif d'une équipe Wiki de l'Université Laval.
Je trouve difficile de lire un texte lorsqu'il est mal écrit et c'était le cas. La vraie question à se poser dans ce cas-ci, l'enjeu qui ressort de ce texte, à mon avis, n'est pas la fracture numérique et ses impacts en enseignement, mais bien la maîtrise (non-maîtrise) du français chez les futurs enseignants. Les médias en parlent beaucoup et, pour une fois, ils n'exagèrent pas. Plusieurs étudiants du BAC rédigent moins bien que certains élèves performants de secondaire 5! C'est triste de penser que ce sont ces futurs enseignants qui devront corriger les travaux de ces jeunes un jour! Comment voulez-vous que les jeunes maîtrisent bien leur langue maternelle si ceux qui leur enseignent ne la maîtrisent pas eux-même! Avant de penser à la place des technologies dans les écoles, nous devrions nous pencher sur celle du français. D'ailleurs, la maîtrise de la langue ne dégrade-t-elle pas depuis le boom technologique? (Bon, il y en a long à dire, je vais arrêter ici et m'en tenir au sujet principal du travail!)
Une fracture numérique au Québec?
La définition donnée concorde avec celle du texte d'Alexis Lamiable. On y mentionne, entre autres, que l'évolution de la place de l'informatique dans le monde (dans le cas de ce texte, au Québec) a créé une fracture numérique puisque ce n'est pas tout le monde qui a la chance d'avoir accès à l'informatique.
Des disparités
- L'accès à Internet peut être difficile ou de moindre qualité lorsqu'on s'éloigne des régions peuplées.
- La place des TIC dans les écoles dépend du milieu socio-économique de ces dernières.
- Les gens moins à l'aise avec la technologie n'iront pas vers elle, ce qui les prive d'une ressource incroyable.
Des solutions?
- La récupération de vieux ordinateurs pour les écoles défavorisées. Ainsi, elles pourront mettre ces ordinateurs en réseau avec une machine plus performante, ce qui comblera une part de leur défaillance.
- Privilégier les logiciels libres aux licenses puisqu'ils sont plus flexibles et gratuits (ce qui est un gros plus!)
Questionnements et enjeux soulevés
La place du français est, selon moi, le principal enjeu que soulève ce texte et ce, à son insu! En fait, j'ai trouvé que les auteurs ne faisaient qu'effleurer le sujet, ne faisant pas de réflexion profonde. Par exemple, le texte expose plusieurs problématiques, mais ne donne des solutions qu'à un problème, celui de la place des TICs dans les écoles selon leur milieu. Pourtant, il est possible de trouver des solutions aux autres problématiques soulevées:
- Offrir de la formation pour les gens qui sont moins à l'aise avec les technologies (dont les enseignants);
- Le ministère offre des programmes d'accès technologique pour les familles plus démunies. Il octroie aussi des subventions aux écoles pour l'achat de matériel informatique.
Bref, le texte m'a tant choqué dans sa forme et son pauvre contenu que je n'ai rien à ajouter de plus.
Les TIC en enseignement
Les TIC, un monde à partager, texte de Jacques Daignault, président de l'AQUOPS.
Un monde à partager ou à se partager?
L'essentiel de la thèse de l'auteur réside dans la différenciation de ces deux approches et l'orientation à privilégier en éducation.
- Un monde à partager: Les TIC sont un bien commun à préserver, enrichir et léguer en héritage.
- Un monde à se partager: Les TIC sont ici un marché à conquérir, des ressources à s'approprier, une valeur marchande.
La technologie est la puissance de l'outil. Il faut faire une distinction entre l'outil et la technologie qui lui est associée, ainsi qu'entre cette dernière et l'agencement technologique associé puisqu'il y a plus d'une technologie. Bref, la puissance technologique doit composer avec d'autres puissances (comme l'éducation doit jauger avec plusieurs réalités). La contradiction est partout. Il n'y a qu'à penser au contenu Internet, si diversifié qui présente autant des interfaces de communication interpersonnelle que de l'information gouvernementale!
Propriété privée ou bien commun?
L'éducation est un bien commun, tous doivent y avoir accès. Cependant, des concepts qui étaient anciennement liés à l'économie de marché prennent leur place en éducation (performance, gestion de la qualité, etc.).
Quant à la question épineuse des droits d'auteur, est-ce légitime de les revendiquer ou non? Certains disent que les idées proviennent de la société. Ainsi, l'auteur n'a pas la totale propriété du contenu. D'autres nuancent leurs propos. Ils sont en accord avec le concept de droit d'auteur, mais ils se questionnent sur les arguments apportés par l'industrie quant aux pertes économiques engendrées par les copies de matériel.
Logiciels libres
Ils constituent les seuls biens communs informatiques à pleine maturité. N'étant la propriété de personne, ils sont la propriété de tous et c'est ce qu'ils visent:
- Libres pour tout usage
- Adaptables aux besoins grâce à l'accès au code source
- Distribuables
- Améliorables, ces bonifications doivent être partagées à la communauté
La collaboration est donc une valeur fondamentale qui émane des logiciels libres. Cela se traduit par le copyleft.
Éducation + libre = solution?
Selon l'auteur, les logiciels libres réduisent la résistance de plusieurs enseignants face à l'informatique puisque certaines valeurs communes sont véhiculées:
- Participation
- Accessibilité
- Efficacité dans le respect de l'environnement
- Partage
Pour le moment, certains milieux scolaires privilégient les logiciels libres pour des raisons monétaires. Toutefois, l'auteur soutient que les "free software" sont une solution pour l'éducation.
Questionnements et enjeux soulevés
L'auteur traite de certaines problématiques/solutions déjà abordées dans les deux textes précédents (logiciels libres, récupération d'ordinateurs, etc.). Bref, les trois textes sont une sorte d'éloge aux logiciels libres!
Structure mondiale d'Internet
Révolution Web 2.0, numéro hors-série du Courrier International. Structure mondiale du réseau, p. 90.
En général, la répartition d'Internet correspond aux principaux foyers de population. Toutefois, l'Afrique est complètement exclue du phénomène.
- L'Amérique du Nord détient 56% des connexions mondiales;
- L'Europe en détient 22%;
- L'Asie détient 14% des connexions. C'est dans cette région qu'on dénote le plus d'internautes (il faut noter que c'est la région la plus peuplée au monde!), mais où le taux de pénétration d'Internet est le plus faible.