Excellent travail viorel!

1. Le système d’exploitation GNU

  • Qu'est-ce que le copyleft ?

  • une façon de rendre un programme (ou tout autre œuvre) libre

  • toutes les versions modifiées et étendues sont libres également

  • distribuer dans le domaine public, sans copyright fait d’un programme un logiciel libre

  • des personnes « indélicates » peuvent faire du programme un logiciel propriétaire (après avoir fait des modifications)

  • d’autres utilisateurs n’auront plus accès au programme modifié (devenu logiciel propriétaire)
  • au lieu de mettre les logiciels GNU dans le domaine public, nous les mettons sous « copyleft » « GNU's Not Unix » (GNU N'est pas Unix)

  • Le copyleft indique que quiconque les redistribue, avec ou sans modifications, doit aussi transmettre la liberté de les copier et de les modifier

  • Le copyleft garantit cette liberté pour tous les utilisateurs

  • Le copyleft fournit aussi un encouragement aux autres programmeurs qui veulent ajouter des logiciels libres (ex. le compilateur C++ de GNU n'existent que grâce à lui

  • Le copyleft aide aussi les programmeurs qui veulent contribuer à des améliorations sur des logiciels libres à obtenir la permission de le faire

  • même si un employeur voulait transformer un travail (des adaptations faites par un programmateur) en un produit propriétaire, lorsqu’il apprendra que cela serait illégal, il décidera de le distribuer plutôt librement que de le laisser tomber. Variations de copyleft

  • Le copyleft garanti à chacun le droit d'utiliser, de modifier, et de redistribuer le code du programme, ou tous les programmes qui en sont dérivés, mais seulement si les conditions de distribution demeurent inchangées. Ainsi, le code et ses libertés sont légalement indissociables

  • GNU GPL - General Public License (disponible au format HTML, texte, et Texinfo)o les conditions de distribution spécifiques

  • GNU LGPL - GNU Lesser General Public License (disponible au format HTML, texte, et Texinfoo GPL pour les bibliothèques (initialement appelée la Library GPL)

  • GNU FDL - GNU Free Documentation License (FDL) (disponible au format HTML, texte et Texinfo)o conçue pour être utilisée pour un manuel, un livre ou un autre document

2. Creative Commons : Soyons créatifs ensemble

  • licences libres - libertés des utilisateurs = liberté de télécharger sur Internet, d’utiliser et de distribuer autant de copies que l’on souhaite d’un logiciel X ou Y, de modifier le code d’un programme, etc.

  • les licences Creative Commons - une nouvelle approche ;

    1. d’adapter les droits des auteurs à ce nouveau médium qu’est Internet
    2. de fournir un cadre juridique au partage sur le web
  • Le projet Creative Commons :

    • En 2001, au sein du Stanford Law School Center for Internet and Society

    • Lawrence Lessig, grand spécialiste du droit sur Internet et défenseur de la liberté du web

    • questions soulevées :
      1. comment adapter cette licence pour protéger d’autres types de support (textes, images, musiques, vidéos, etc.),
      2. comment s’assurer que les auteurs ne soient pas spoliés de leurs droits en diffusant leurs oeuvres sur le web.
    • Sa philosophie peut se résumer ainsi : "Share what you want, keep what you want" = autoriser les auteurs à diffuser librement leurs oeuvres tout en se réservant certains droits ; le meilleur des deux mondes en quelque sorte.

    • Le principe général : un jeu constitué de quatre briques, trois conditions initiales plus une condition implicite, qui ne permet que des constructions limitées, la plus complexe étant le triplet. L’ensemble de ces combinaisons offre la possibilité de fabriquer six licences différentes.

      1. Attribution : - oblige l’utilisateur qui souhaiterait diffuser votre oeuvre à vous créditer pour le travail original - option qui est retenue par défaut pour toutes les licences et qui peut s’accompagner de l’obligation pour la personne qui reproduit l’oeuvre de placer un lien vers la publication originale

      2. No Commercial (Pas d’utilisation commerciale) : votre travail ne pourra pas faire l’objet d’une utilisation commerciale.

      3. No Derivative Works (Pas de travaux dérivés) : votre travail, s’il est diffusé, ne devra pas être modifié

      4. Share Alike (Partage à l’identique) : si vous acceptez que votre travail soit modifié, les modifications apportées devront être diffusées sous les mêmes termes que l’oeuvre originale, c’est à dire : la même licence, une version antérieure de celle-ci ou son équivalent dans une autre langue

  • Caractéristiques du projet Creative Commons : le projet n’a pas pour but de remplacer les licences déjà existantes mais d’offrir une alternative qui ne soit pas focalisée sur le monde des logiciels.

    • Une accessibilité accrue

      • une version graphique, reprenant les icônes des conditions de base, qui explique en quelques mots les droits et devoirs de chacun ; c’est cette version que l’utilisateur découvrira en cliquant sur le lien "Creative Commons" que vous placerez pour protéger l’oeuvre.

      • la version légale rédigée dans le classique jargon juridique, à peine compréhensible par des non initiés, mais indispensable et la seule valable légalement parlant.

      • une version en méta-données RDF, parti intégrante du code HTML fournit lorsque vous remplissez le formulaire de choix, qui pourront être lues par des logiciels comme Mozilla

    • L’adaptation aux besoins

      • vous adaptez la licence à vos besoins et à vos envies puisque vous avez à votre disposition six licences différentes
      • vous pouvez ainsi protéger du son, des images, des textes, de la vidéo, etc.
    • Souplesse et robustesse

      • une meilleure "protection" de l’œuvre
      • avec la PDL ou la licence Art Libre, l’utilisateur a la possibilité de faire à peu près ce qu’il veut avec votre oeuvre.
      • avec les licences Creative Commons, ces droits seront restreint à votre convenance (pas d’utilisation commerciale ou pas de modifications par exemple), les restrictions pouvant ensuite être levées, mais avec votre accord explicite.
    • Le partage de demain

      • les licences Creative Commons ne sont pas là pour faire de la concurrence aux autres licences libres. Elles permettent simplement d’élargir l’éventail des possibilités. Les Creative Commons ne font qu’offrir un (plusieurs) choix de plus, dégager du lien historique qui lie les licences libres a l’univers de la programmation informatique, en permettant à l’auteur de préciser ce qu’il veut partager et quels droits il souhaite garder.
      • entre les larges libertés permises par des licences telles que la PDL ou la licence Art Libre et la rétention intégrale du copyright, inadaptée à la diffusion sur le web, les Creative Commons empruntent une voie intermédiaire, toute en nuances, assurant à l’auteur que son travail ne sera pas repris d’une façon qui ne lui convienne pas, tout en lui permettant de partager et de collaborer avec d’autres.

3. Ce copyright qui oppresse

  • Aux É.U. les artistes ne veulent plus subir la tyrannie de droits d’auteur qui sont verrouillés par les grands groupes de communication
  • Le régime actuel du copyright, aux É.U., sert moins à protéger les créateurs qu’à enrichir les grands groupes, à étouffer l’innovation, à faire taire la critique sociale et à appauvrir la culture.
  • L’idée était d’encourager la création en donnant aux créateurs la possibilité de tirer profit de leur travail, mais
    • « les rédacteurs de la Constitution n’avaient pas prévu l’essor de l’industrie d divertissement et l’apparition de grands groupes de communication. »

4. Le gratuit, c’est rentable

  • « Mais, si tout le monde peut copier vos livres et s’abstenir de les acheter, comment faites-vous pour vivre ? »

  • Les livres du collectif Wu Ming sont publiés avec la mention :
    • « La reproduction, intégrale ou partielle, de l’œuvre et de sa diffusion par voie électronique sont autorisées à l’usage privé des lecteurs et à des fins non commerciales.»
      • cette mention est fondée sur le principe du « copyleft »

  • La logique « un exemplaire piraté = un exemplaire non vendu » est fausse :

    • en fait, dans l’édition, plus une œuvre circule, plus elle se vend.
    • Résultat :
      • « un exemplaire piraté = un exemplaire vendu » ou bien plus que ça

      • « un exemplaire piraté = plusieurs exemplaires vendus »

  • selon le principe du « copyright »,
    • il est impossible d’obtenir un « exemplaire privé » ou « une reproduction à des fins non commerciales », car
    • seuls les éditeurs ont accès au matériel source.
  • aujourd’hui, la situation est radicalement changée :
    • « le public n’est plus contraint de se faire une raison, il a accès à toutes sortes d’outils et le copyright est une arme qui tire dans le tas ».