Excellent! Tu as fait un travail génial Catherine!
Semaine6CatherineLeclair
Lecture 1: Creative Commons : Soyons créatifs ensemble
Résumé tiré de site:
http://www.framasoft.net/article2185.html
Mais qu’en est-il des libertés des auteurs ?
les licences Creative Commons
- adoptent une nouvelle approche,
- tentent d’une part d’adapter les droits des auteurs à ce nouveau médium qu’est internet,
- de fournir d’autre part un cadre juridique au partage sur le web d’oeuvres de l’esprit comme les images, les sons ou les textes,
- A mi-chemin entre le copyleft et le copyright, elles autorisent les auteurs à diffuser librement leurs oeuvres tout en se réservant certains droits ; le meilleur des deux mondes en quelque sorte.
Philosophie du Créative commons: Share what you want, keep what you want
Lawrence Lessig, grand spécialiste du droit sur internet et défenseur de la liberté du web contre les multinationales qui souhaitent s’en emparer.
Lessig et ses acolytes se sont demandés
- 1. comment adapter cette licence pour protéger d’autres types de support (textes, images, musiques, vidéos, etc.),
- 2. comment s’assurer que les auteurs ne soient pas spoliés de leurs droits en diffusant leurs oeuvres sur le web.
Comment ça marche
L’ensemble de ces combinaisons offre la possibilité de fabriquer six licences différentes.
trois conditions initiales plus une condition implicite :
- Attribution : cette condition oblige l’utilisateur qui souhaiterait diffuser votre oeuvre à vous créditer pour le travail original.
- Pas d’utilisation commerciale
- Pas de travaux dérivés.
- Partage à l’identique: si vous acceptez que votre travail soit modifié, les modifications apportées devront être diffusées sous les mêmes termes que l’oeuvre originale,
Encore plus de choix
- céder l’intégralité de vos droits, placez donc votre travail dans le Domaine public.
- le founder’s copyright, c’est-à-dire vendre le copyright de votre oeuvre à Creative Commons pour 1 dollar symbolique ; les droits d’auteur vous appartiendront pour une période de 14 ans, renouvelable, puis l’oeuvre passera dans le domaine public. [6]
- Si la GNU GPL suffit amplement à votre bonheur, mais que la présentation des Creative Commons vous a séduit, pensez alors au mix CC-GPL ou au mix CC-LGPL.
- La Mash Me licence vous permet d’inviter d’autres auteurs à modifier une partie de votre oeuvre.
- la Music Sharing Licence qui tient compte des spécificités de diffusion de la musique en ligne.
Comment faire ce choix
Devant une telle richesse, on pourrait craindre d’avoir toutes les peines du monde lors du choix de sa licence et de sa mise en place. Heureusement, le site est là pour vous guidez et vous facilitez le travail. D’abord par une présentation clair et simple des différentes situation dans lesquelles vous pourriez utiliser les licences. Et puis surtout grâce au formulaire de sélection.
Une accessibilité accrue
Avec les CC, le travail de vulgarisation est déjà fait.
- une version graphique, reprenant les icônes des conditions de base, qui explique en quelques mots les droits et devoirs de chacun
- la version légale rédigée dans le classique jargon juridique, à peine compréhensible par des non initiés, mais indispensable et la seule valable légalement parlant.
- une version en méta-données RDF, parti intégrante du code HTML fournit lorsque vous remplissez le formulaire de choix, qui pourront être lues par des logiciels comme Mozilla
Avantage des Creative Commons: il s’agit du choix. Vous adaptez la licence à vos besoins et à vos envies puisque vous avez à votre disposition six licences différentes.
Souplesse et robustesse: C’est cette adaptation aux besoins de l’auteur qui fait la souplesse et la robustesse des CC, et qui assurera une meilleure "protection" de l’oeuvre.
Le partage de demain
- les licences Creative Commons ne sont pas là pour faire de la concurrence aux autres licences libres.
- Elles permettent simplement d’élargir l’éventail des possibilités.
- C’est apparemment la première tentative sérieuse d’adapter les droits des auteurs et la protection de leurs oeuvres aux possibilités de ce nouveau médium qu’est internet : le téléchargement, la diffusion de copies, la publication d’oeuvres modifiées, la collaboration dynamique, etc.
Lecture 2: Les licences Creative Commons dans le paysage éducatif de l’édition... rêve ou réalité ?
Résumé tiré du site:
http://www.framasoft.net/article4399.html
Les organisations du système éducatif par le biais des nouvelles technologies doivent mettre en place les conditions favorisant les processus de production, de formalisation et de dissémination des savoir-faire, inscrivant les ressources pédagogiques au coeur du métier des enseignants véritables professionnels de la pédagogie.
C’est ainsi que de plus en plus d’enseignants produisent et diffusent des ressources pédagogiques sur Internet et deviennent ainsi « auteurs » et « utilisateurs ».
La CC qui vise à adapter le droit d’auteur à Internet en permettant aux auteurs de définir le cadre juridique d’exploitation de leurs oeuvres, peut avoir une place de choix dans le système éducatif en apportant des réponses juridiques favorisant le partage sur la toile des ressources pédagogiques.
Pour que la CC devienne un système de gouvernance de la distribution d’oeuvres pédagogiques en ligne, il est nécessaire de prévoir son intégration dans les organisations, et d’apporter quelques touches institutionnelles et organisationnelles remodelant ainsi le paysage actuel de l’édition scolaire.
La Creative Commons. Quelle place dans le système éducatif ?
Accéder librement à la connaissance n’a cessé d’être un rêve depuis des siècles.
Avec l’arrivée d’Internet, pouvoir partager sur la toile des oeuvres de l’esprit est un objectif de la société de la connaissance où les informations peuvent être désormais mises facilement en ligne. L’avènement d’outils comme Spip ou autre CMS permettant à tous de publier des contenus dans Internet sans avoir à maîtriser d’obscurs langages de programmation, pousse de plus en plus d’enseignants à joindre les rangs des diffuseurs de contenus pédagogiques.
Dans le monde de l’éducation, de nombreux sites éducatifs voient le jour. Internet bouleverse les modèles économiques existants de la production de la connaissance et soulève le problème des questions de propriétés intellectuelles.
- le seul droit qu’obtient le visiteur d’un site internet est d’en lire le contenu !
- Toute exploitation d’une oeuvre nécessite d’obtenir l’autorisation des titulaires de droit avant de pouvoir la reproduire, la diffuser ou l’adapter.
- Le Copyright et son symbole « © », règnent d’office et de force sur toute forme de contenu intellectuel
La valeur ajoutée du système modulable et pédagogique proposé par les Creatives Commons repose sur la simplicité de leur interface qui associe un contrat et son résumé illustré avec des technologies de marquage numérique.
Des moteurs de recherche reconnaissant les documents sous CC
Le monde éducatif et la Creative Commons
État des lieux
- la CC n’a pas encore fait réellement son entrée dans l’Éducation nationale
- Pourtant les enseignants utilisent de plus en plus Internet.
- Le pourcentage infime d’opposants de principe laisse à penser que l’École s’ouvre désormais à un mouvement devenu irréversible
- De toutes les catégories de la société, les enseignants sont parmi les plus informatisés. Et c’est parce qu’ils baignent déjà dans la société de l’information qu’ils utilisent les TIC en classe.
- Interrogés sur les facteurs qui freinent l’utilisation des TIC, la moitié des professeurs du secondaire mentionnent l’emploi du temps de la classe et la difficulté de gestion de la classe.
- Les enseignants des LP disent trouver les ressources documentaires dont ils ont besoin, mais préfèrent concevoir leurs propres documents à partir de ces ressources.
- Les ressources documentaires semblent moins utilisées en classe que dans la préparation des séquences pédagogiques.
Un paysage éditorial aux contours parfois flous et avec des résistances
- 25 éditeurs privés et publics de ressources multimédia éducatives ont créé un groupement d’intérêt économique : le Canal numérique des savoirs (CNS). Il a pour vocation la constitution et la diffusion d’un catalogue national de ressources multimédias éducatives utilisables dans le cadre scolaire mais également, pour certaines, au domicile des élèves et enseignants.
Les effets bénéfiques concrets pour le système éducatif en terme de compétences
- Produire et diffuser des ressources pédagogiques,
- améliorer grandement le travail coopératif entre les différents membres d’une même équipe d’enseignants ou entre les membres d’équipes différentes ayant des informations à partager,
- gérer la connaissance,
deviennent des paramètres incontournables des pilotages actuels du système éducatif.
La circulation de cette information crée effectivement un savoir collectif qui peut servir de base au perfectionnement professionnel et à la résolution de problèmes dans l’action. Il s’agit là de se nourrir de la création des autres.
L’édition en ligne peut avoir un rôle indéniable à jouer. Chaque enseignant peut mettre en ligne ses expériences pédagogiques, ses savoir-faire et devenir ainsi un auteur potentiel. La publication des contenus peut se faire directement par les enseignants sans intermédiaire. Elle est très simple et instantanée et grâce à la banalisation des outils informatiques et des réseaux.
Chaque enseignant peut devenir auteur. Écrire un scénario pédagogique, produire une ressource est un acte de formation en soi.
Pareilles démarches sont de nature à faire coïncider l’offre et la demande, car associant de très près les enseignants à la conception et à la réalisation des ressources. En résumé, le numérique concurrence le papier.
Perspectives d’utilisation de la CC – Quelques recommandations
- Une politique de production et de diffusion doit être clairement définie et mise en oeuvre,
- Il est important de faire connaître à l’ensemble du corps des enseignants leurs droits et obligations en la matière de CC en les intégrant dans le schéma de l’édition en ligne, de l’utilisateur au producteur, dans un contexte institutionnel.
- Il convient de recenser précisément les besoins, discipline par discipline, pour structurer, au niveau national, une politique d’achat de droits auprès des organismes concernés
- L’enseignant, dans son quotidien, ne dispose pas du temps nécessaire en regard de l’information pléthorique qui lui est désormais proposée. Il a besoin qu’on l’aide. La valeur d’une ressource pédagogique numérisée réside donc également dans les processus d’indexation, de recherche et de certification de la qualité.
Un changement du paysage éditorial ?
Si les produits numériques viennent faire concurrence au classique manuel scolaire des éditeurs, les TIC modifient profondément le paysage de l’édition et viennent perturber la marchandisation des produits scolaires. La simplicité, la qualité et la flexibilité qu’offrent les licences de Creative Commons devraient inciter le plus grand nombre de ces diffuseurs à associer « leur oeuvre » à l’une des variantes de la licence.