Stéphanie Charest
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Bonjour,
Je m'appelle Stéphanie Charest. J'étudie au Baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire. La photographie ci-haut me représente bien parce qu'elle donne raison à ma timidité.
Je travaille à temps partiel dans un centre de conditionnement physique pour femmes: le Swann Centre-Ville. J'adore y travailler, car l'équipe y est dynamique et la clientèle, sympathique. Je suis à la fois une employée et une cliente du Swann. C'est là que j'ai eu la piqûre pour le spinning. Voici les membres du personnel:
Outre que cet emploi, je suis bénévole pour le programme Cours ta réussite, un projet ayant pour but de contrer le décrochage scolaire grâce à l'entraînement à la course à pied. Ce projet allie mes deux grandes passions: l'éducation et l'activité physique. Le programme est destiné à des jeunes du Centre Louis-Jolliet qui tente de décrocher leur diplôme d'études secondaires. À titre de bénévole, je m'occupe d'un jeune en particulier, je le motive et le soutient à l'atteint de l'objectif ultime: courir un marathon. Le but final est certes symbolique, car bien au-delà du long parcours de quarante-deux kilomètres et des poussières, le projet cherche à développer chez les jeunes à risque de décrochage, des bonnes habitudes de vie telles la pratique d'activités sportives et une saine alimentation, entre autres choses. La valeur de la détermination est mise d'avant-plan également dans le cadre de ce programme: une détermination qui s'inscrit autant dans la réussite des études que dans celle d'un marathon. Voici une partie de l'équipe de Cours ta réussite.
Un autre projet qui me tient à coeur est relatif à la coopération internationale, précisément dans mon domaine d'étude. Le développement d'un pays passe inévitablement, à mon humble avis, par l'éducation. C'est dans cet esprit que j'ai participé, l'été dernier, à un projet de développement international à titre de stagiaire pour l'organisme Oxfam Québec dans le cadre des programmes Québec Sans Frontières. C'est à Cotonou, ville économique du petit pays d'Afrique de l'Ouest qu'est le Bénin, que je suis allée à la rencontre d'ASSOVIE, une organisation de femmes se donnant pour mandat la défense des droits des femmes et des enfants, notamment en matière d'accès à l'éducation. Cette expérience m'a permis de prendre conscience du réel privilège que constitue l'apprentissage. Les enfants avec qui j'ai travaillé n'ont pas accès à l'école et doivent travailler dans les marchés au lieu de s'instruire. Pour pallier ce problème, ASSOVIE a mis sur pied des classes à même les marchés. Négociant avec les mères et les tuteurs, l'organisme peut maintenant offrir environ quatre heures de cours par semaine aux enfants, pour la majorité, des jeunes filles. Si ce nombre d'heures est faible, il est encore plus désolant de constater la difficulté d'enseigner à ces groupes très hétérogènes rassemblant des jeunes allant de cinq ans jusqu'à dix-huit ans. De plus, la langue d'enseignement demeure problématique: le français étant certes la langue officielle du pays quoiqu'elle ne soit pas celle principalement parlée par ces jeunes apprenants. ASSOVIE a donc encore beaucoup de travail à faire afin que sa clientèle puisse accéder à une bonne éducation. La formation des éducateurs est d'ailleurs un autre point à améliorer quant à la qualité de l'enseignement de même que l'élaboration de matériel pédagogique.
Le groupe QSF
Les classes d'ASSOVIE
Si le contexte est difficile et nous amène parfois à vivre des conflits entre nos valeurs personnelles et celles véhiculées par le pays d'accueil, il n'en reste pas moins que l'échange interculturel m'apparaît une richesse inestimable pour encourager la tolérance, le respect et l'ouverture d'esprit. Un stage tel que celui que j'ai vécu doit d'ailleurs plus être vu sous l'angle d'un rapprochement entre les membres de différentes cultures afin de s'apprivoiser et de se comprendre en vue d'une véritable collaboration favorisant les progrès. La coopération internationale est un travail de longue haleine dont les objectifs ne pourraient être atteints en quelques mois. Cela prend des années pour que les partenaires se fassent confiance, que les idées se brassent, que les projets se développent. Il faut aussi prendre le tempo du milieu dans lequel on s'immerge. Au Bénin, la notion du temps est vue différemment. La hiérarchie et l'aspect procédural sont mises d'avant. Qui ne peut faire quoi que ce soit, ou rencontrer qui que ce soit sans préavis! Quand on met les pieds au pays d'accueil, on a les yeux plus grands que la panse: en trois mois, on s'imagine que l'on va révolutionner le système scolaire du pays en entier. Puis, on remet nos lunettes du réalisme et on cherche à faire le maximum avec les ressources et le temps qu'il nous reste... Et enfin, on profite des beaux échanges d'idées, des longues conversations sur l'égalité des sexes, l'environnement, le travail des enfants, la religion, la politique, la corruption, les inégalités sociales et on prend aussi quelques moments pour profiter de la plage et des magnifiques paysages qui s'offrent à nous.
L'espoir d'un peuple dans les yeux d'une enfant.
Lâcher prise
En parapente, dans le Tirol, en Autriche. Il faut vivre des déséquilibres, même s'ils sont angoissants, pour mieux se poser.
Pour relaxer, je pratique aussi plusieurs activités sportives: le basketball, la course à pied, le snowboard, le ski de fond, la randonnée pédestre, etc.
Mon équipe de basketball Collégial AA à Limoilou, championne provinciale.
Il ne faut surtout pas oublier de profiter des belles soirées entre amies!