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Surdité et politique

Dans ce texte, on y parle de l’intégration parfaite des sourds dans la société ou au contraire de leur retrait total. Pour faire cette différenciation, l’utilisation unique de la vision de la science peut engendrer une représentation faussée. On accorde beaucoup de pouvoir au discours scientifique et parfois cela n’est pas toujours justifié. Si l’on parle de pouvoir, il peut s’agir d’un rapport de force entre dominants et dominés. Il peut donc être légitime ou illégitime. S’il y a abus de pouvoir, il y a souvent oppression, conflit ou guerre. Le pouvoir est partout, mais il peut être perçu de différentes façons. On ne peut pas se libérer du système, on va toujours être dedans. Il est certain qu’il va y avoir des barrières, mais c’est à nous de les faire évoluer. Le pouvoir est donc partout, il fonctionne en réseau, mais il est possible que chacun obtienne sa part. Pour contrôler le corps, on utilise le pouvoir disciplinaire. Il faut entrer dans la norme, si tu es différent, alors on s’appuie sur le domaine de la médecine ou de la science, afin de pouvoir « guérir ». Le rôle de toute cette batterie de spécialistes est de produire de nouveaux comportements et d’accroître la rationalisation et le rendement. Il faut donc normaliser pour intégrer, mais il existe souvent une confusion entre intégration et assimilation. Dans le cas qui porte sur les personnes sourdes, l’intégration passe par la connaissance de la langue commune, mais ce n’est pas possible ou alors très difficile. Il y aurait donc plus assujettissement, car on ne laisse pas place aux particularités. La science devient donc une police du savoir et il existe un processus, de sélection (écarter le faux savoir), de normalisation (rendre homogène), de hiérarchisation et de centralisation. Tout ce qui vient d’être mentionné peut influencer l’identité ce n’est donc pas un choix neutre et désintéressé. Cependant ce qu’il est important de retenir c’est qu’il est possible d’y apporter des changements.