Définition du Web 2.0
Note : le texte complet est au Google documents Définitions Web 2.0
À l'aide des recherches faites, il a été possible de constater qu'aucun consensus par rapport à la définition du Web 2.0 n'a été émis. Nous avons donc rassembler plusieurs éléments traitant du sujet afin d'en arriver à une ébauche.
Le Web 2.0 n'est pas une mise à jour du Web 1.0, mais plutôt une manière différente d'utiliser le Web (Caplan & Graham, 2008). Il s'agit en quelque sorte du développement des applications et des services qui permettent désormais à l'utilisateur d'exploiter le Web, maintenant vu comme une plateforme dynamique et interactive. Cette nouvelle image du Web laisse maintenant toute la place à la co-construction des savoirs.
Tout d'abord, en ce qui concerne l’accessibilité aux savoirs, l’avènement du Web 2.0 a joué un rôle primordial sur ce plan. Le titre de l’individu en tant que personne passive qui reçoit et assimile les informations a été changé pour devenir un créateur actif de ses propres informations et connaissances (exemple : le blog). Le web 2.0 a aussi changé le rôle des utilisateurs vis-à-vis leur façon d’interagir. Or, il est devenu possible que l’individu publie, présente et échange ses propres connaissances avec celles d’autrui contribuant ainsi à la coconstruction des connaissances (exemple : le wiki). « Web 2.0 makes a revolution in the way that users are not only reading the content from the web pages, but also interacting with the websites and other users» (T. Wangpipatwong, S. Piamsakkamol, ) Ceci favorise l’élaboration collective des connaissances ainsi que l’avancement de ces dernières, autrement dit, l’ère de l’interaction bidirectionnelle (site Web <-> utilisateur) devient désormais celle de la collaboration et de l'intelligence collective (utilisateur <->). (Cavazza, 2005). Ainsi, ce que le web 2.0 est devenu aujourd’hui est le résultat de ce que les usagers en font, ils deviennent les premiers responsables du contenu en tant que « contributeurs » et aussi ils sont les seuls «bénéficiaires ». D’autre part, il ne faut pas oublier que le web 2.0 n’est pas une révolution technique uniquement accessible aux développeurs. Le Web repose sur des outils simples d’utilisation, centré sur l’utilisateur en réseau et relié aux communautés. (Guillaud, 2005). C'est l'évolution du Web 1.0 qui permet désormais davantage de possibilités d'utilisation et d'exploitation du Web, entre autres, en créant des outils (applications) simples d'utilisation accessibles pour tous ceux possédant la technologie. En plus de son rôle essentiel dans la facilitation de l’accessibilité aux savoirs, la deuxième phase du World Wide Web, le web 2.0, a un rôle incontournable dans l’établissement et la formation des environnements et des réseaux sociaux (Anderson, 2007). Ceux-ci permettent aux personnes de mieux se connaître et de communiquer librement leurs points de vue et leurs idées ce qui contribue à promouvoir le travail collaboratif. Par exemple, il existe plusieurs communautés de pratiques qui rassemblent des professionnels ayant des intérêts et des objectifs en commun. Ces communautés constituent un espace d'échange et de partage des idées et des intérêts qui peuvent offrir des travaux collaboratifs.
L'accessibilité aux informations a été aussi facilité par le développement de plusieurs outils technologiques dont le flux RSS. En utilisant cette technologie, l'information est transmise à l'utilisateur (pull) sans l'obligation d'aller la chercher lui-même (push). De plus, les informations se retrouvent sur une base de données et non pas dans l’ordinateur de l'usager. De ce fait, ce dernier peut accéder à ses informations à partir de différents ordinateurs. Comme mentionné précédemment, c’est le changement d’utilisation de ces technologies qui permet l’émergence du Web 2.0. Cet avènement est permis grâce au développement des services et des applications conçus. Ainsi, comme il est écrit sur Wikipédia : « Web 2.0 est un terme souvent utilisé pour désigner ce qui est perçu comme une transition importante du World Wide Web, passant d'une collection de sites web à une plateforme informatique à part entière, fournissant des applications Web aux utilisateurs. » De plus, Eric van der Vlist (http://xmlfr.org/actualites/decid/051201-0001) va dans le même sens en disant que « le Web 2.0 est donc l'appropriation par les développeurs web de technologies âgées de cinq à dix ans pour apporter une ergonomie différente à leurs utilisateurs : si c'est une révolution, c'est une révolution dans l'utilisation des technologies et non une révolution des technologies elles-mêmes. » Dans le Web 2.0, l’informatique est un simple outil permettant à l’utilisateur d’accéder facilement aux informations et d’y réagir. Dans la création des nouveaux sites Web, il y a un souci des concepteurs d'élaborer des outils qui sont simples pour les utilisateurs. (http://www.web-libre.org/dossiers/web-2-0,7251.html)
L’émergence du Web 2.0 a inévitablement provoqué une éclosion des connaissances, qui ont pris place sur une plateforme aujourd’hui beaucoup plus vaste. Plus précisément, les connaissances sont devenues en quelque sorte plus maniables; elles sont co-construites, puisque la plateforme du Web est désormais le reflet d’une intelligence collective, elles ne sont plus présentées de manière statique, mais bien sous une approche dynamique. « Le basculement technique a commencé depuis la démocratisation des outils de gestion de contenus pour créer et pour gérer des sites web dynamiques. Un site web émet des informations et en reçoit. » (http://www.web-libre.org/dossiers/web-2-0,7251.html) Cela dit, avec le Web 1.0, il y avait un expert qui créait un site et qui l’intégrait sur la plateforme (modèle vertical), tandis qu’avec le Web 2.0, les connaissances deviennent horizontales; tous les utilisateurs du Web 2.0 peuvent participer à contribuer, à créer, à commenter et plus encore, de n’importe quel ordinateur. Les connaissances les plus intéressantes et les plus pertinentes que les gens consultent le plus souvent sont classées selon des tags (mots-clés); elles sont donc, en quelque sorte, hiérarchisées. Tous les mots-étiquettes sont interconnectés et il s’agit ici d’un concept qui se nomme la folksonomie.
« La folksonomie, ou « social bookmarking », se définit comme l'action de partager des liens entre les différents utilisateurs d’Internet. Les internautes peuvent utiliser le mode de classification désiré, et ce, par mots étiquettes. C’est un répertoire complet comprenant des signets qui permettent le partage des favoris avec les autres internautes. En se créant son propre dossier, l’usager peut alors enregistrer, sur le réseau, les informations qu’il veut divulguer, y compris ses liens favoris, quelques descriptions, des notes et des étiquettes. » (http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tiquetage_informatique)
Selon Tim O’reilly et plusieurs autres chercheurs dans le domaine, « Le web 2.0 repose sur un ensemble de modèles de conception : des systèmes architecturaux plus intelligents qui permettent aux gens de les utiliser, des modèles d’affaires légers qui rendent possible la syndication et la coopération des données et des services… Le web 2.0 c’est le moment où les gens réalisent que ce n’est pas le logiciel qui fait le web, mais les services ! » (http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tiquetage_informatique)