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28 janvier - Les TIC, un monde à partager

Les TIC, un monde à partager


On présente deux vision du partage du monde des TIC dans ce texte. Chacune des visions a sa propre signification. Les voici:

  • Un monde à partager: le monde des TIC est considéré comme un bien commun à préserver, à enrichir et à léguer en héritage ou en partage;
  • Le monde à se partager: les TIC constituent plutôt un marché à conquérir et des ressources à exploiter, dont l'appropriation marchande – l'enjeu du « partage » – est susceptible de générer des profits importants.

Par la suite, on tente de définir le monde des TIC par l'explication de plusieurs concepts.

  • outil: Ordinateur
  • puissance: technologie
  • technologie associée:Généralement un outil est associé à une technologie en particulier, celle qui l'a fait naitre. Mais un même outil peut être associé à plusieurs technologies.
  • agencement technologique: aucune technologie n'existe indépendamment de ses concurrentes, ex. des tics; un agencement technologique est probablement toujours à l'intersection de plusieurs objets de nature différente, ex. La puissance d'un ordinateur peut donc varier non seulement en fonction d'une technologie associée et de l'agencement dont elle est partie prenante,mais également en fonction de sa capacité à composer avec d'autres puissances que la sienne, par exemple le commerce, l'enseignement, l'information, la recherche scientifique, etc.

Donc, un ordinateur a plusieurs puissances possibles(négatives et positives). Au niveau de l'information, il existe le partage et l'appropriation. Ainsi, chaque puissance utilise l'ordinateur pour arriver à ses fins. L'éducation et l'échange de fichiers numériques semblent également entre deux pôles: le bien commun et la privatisation. C'est tout un débat qui entoure ces idées.

On note l'importance du logiciel libre dans le débat. La présence de ceux-ci serait indispensable pour deux raisons. Les voici:

  • ils sont le seul bien commun informationnel qui ait atteint sa maturité. Tous les autres se battent encore pour atteindre la masse critique, et pour réussir à bâtir des alliances avec le monde de l'économie physique qui assure la libération de leur potentiel de développement;
  • ils sont la base technique qui permet à tous les autres biens communs informationnels de fonctionner.

Pour mieux en comprendre l'importance, il convient de s'interroger sur ce que sont les logiciels libres. Voici l'origine du logiciel libre selon le texte: «L'expression « logiciel libre » renvoie d'abord à la traduction de l'expression anglaise « free software » créée par R. Stallman au début des années 80 pour désigner un mouvement de contestation à l'endroit des éditeurs de logiciels dont les licences d'utilisation s'avéraient de plus en plus restrictives.» Stallman concocte une première license libre et écrit un manifeste dans lequel la définition du «hacker» est établie. Aussi, Stallman énonce les quatres libertés fondamentales:

  1. La liberté d'exécuter le programme, peu importe l'usage (liberté 0).
  2. La liberté d'étudier le fonctionnement du programme et de l'adapter à ses besoins (liberté 1). Pour cela, l'accès au code source est une condition requise.
  3. La liberté de redistribuer des copies, donc d'aider son voisin, (liberté 2).
  4. La liberté d'améliorer le programme et d'en publier les améliorations apportées, pour en faire profiter toute la communauté (liberté 3). Pour cela encore, l'accès au code source est une condition requise.

Finalement, on joint les concepts d'éducation et de logiciels libres. C'est là qu'on remarque que les deux s'entendent à merveille selon qu'ils possèdent les mêmes valeurs (participation, accessibilité, efficacité dans le respect de l'environnement et partage). L'éducation se sent interpellé par les logiciels libres, car ils représentent en quelque sorte la démocratisation de l'éducation. On dit même que les enseignants sont moins réticents devant le libre que devant les autres logiciels.

On termine le texte en rappelant que le choix du logiciel libre est une responsabilité civile.