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Travail long de Carine, Monica, Mario et Nicole
Le but de notre travail long est de faire un wiki pédagogie pour illustrer comment suivre une controverse avec des élèves fin primaire et début secondaire à partir d'un outil hypermédia et avec l'interaction de la problématique en classe. C'est une formule hybride qui est à la fois présentiel et à distance.
Notre exemple portera sur la controverse entourant l'installation d'un port méthanier à Lévis.
Idées de démarche
1. Les enfants chosissent le sujet de controverse parmi différentes controverses d'actualité (de préférence une controverse les touchant dans leur localité).
2. Une revue de presse est faite (avec Google actualité). Chaque équipe se voit responsable d'une période de temps donnée (5 ou 6 articles selon cette période de temps). Elle doit dire ce qui se passe et qui sont les principaux acteurs. L'équipe ayant la date la plus ancienne présente ce qu'elle a compris de ses lectures en première, puis la deuxième est ainsi de suite. On met au tableau le déroulement de l'histoire et les principaux acteurs.
3. Les élèves choisissent 6 acteurs (en fait autant que d'équipe) très présents dans cette controverse. Autant d'acteurs qui sont contre que d'acteurs qui sont pour.
4. Chaque équipe doit travailler sur un personnage. Quelle fut son histoire avant la controverse ? Pourquoi est-elle dans cette controverse ? Quels sont ses arguments ? Pourquoi a t'elle telle position selon eux ?
5. Chaque équipe présente son personnage dans un exposé oral.
6. Chaque équipe prépare ensuite l'argumentation de son personnage (attention ils doivent vraiment entrer dans la peau du personnage) et des contre-arguments pour ses adversaires.
7. Un public est invité au débat (par exemple : une autre classe, parents. Des personnes encore peut touchées par la controverse afin qu'elles ne soient pas déjà pour ou contre). Le public vote pour ou contre. On peut inviter les médias.
Intention éducative : Vivre-ensemble et citoyenneté. Prendre sa place comme citoyen, être un acteur, donner son opinion, ses arguments dans un débat. Callon : Forum hybride.
8. Les élèves de la classe font un retour (Certains concepts peuvent être abordés : éthique, démocratie, justice, etc.). Comment se sentent-ils face aux arguments de telle positions ? Sont-ils eux-mêmes pour ou contre ?
9. Les enfants s'ils sont très axès pour le pour ou pour le contre, peuvent agir en conséquence. Par exemple en écrivant à un représentant politique ou au médias.
10. Par la suite, après ce projet. L'enseignant ou l'enseignante continuera à ramener en classe des articles continuant à parler de cette controverse.
Pour les besoins de notre travail, nous suivrons la controverse Rabaska afin d'illustrer la démarche utilisée avec les élèves en classe. Nous joindrons cette exemple dans le wikipédagogie qui aura deux volets: démarche controvers et controverse Rabaska.
Chaque membre de l'équipe aura à faire une revue de presse pour une période prédéterminée à partir de Google Actualité.
Nous assisterons à l'audience publique (BAPE)afin de voir comment cela se déroule et comment le réseau d'acteurs se met en place.
Après nous procèderons comme le feront les élèves à l'analyse de certains acteurs à partir de la grille que nous a remis Renée: Sociologics: questions pour suivre la création de crédibilité dans une controverse technoscientifique.
Controverse: Projet Rabaska
Revue de presse
Du 14 novembre au 18 novembre 2006
Sources : Journal Le Peuple, La terre de chez nous, Le Devoir.com, Le Soleil, Le journal de Québec, Cyberpresse, Corus nouvelles
Historique de la controverse Voici comment ces articles racontent cette controverse :
Le port de Québec (pour)
Le 14 novembre dernier, le port de Québec, représenté par Ross Gaudreault, demande à la Cour supérieure, dans une requête d’injonction interlocutoire, d’imposer un bâillon à l’association des citoyens de l’île d’Orléans et à tous les groupes qui sont contre le projet de port méthanier à Québec soit le groupe d’initiative et de recherche appliquée au milieu (GIRAM), les amis de la terre de Québec et le groupe Rabat-Joie de Beaumont de même qu’à toute personne qui voudrait faire des commentaires sur les impacts potentiellement négatifs du projet Rabaska sur l’industrie des croisières et cinq autres projets. Cette demande survient suite à l’information que le Port de Québec à reçu de Bill Sharp, représentant de la compagnie Holland America Line (HAL), qui leur a fait savoir après la réception de la lettre de Patrick Plante, que l’ajout de contraintes supplémentaires aux conditions d’accostage ou du trafic maritime autour de la Capitale pourrait le conduire à annuler des projets dans la région de Québec. Son intention est de protéger le commerce des croisières.
Patrick Plante (contre)
Patrick Plante, fait partie du groupe de citoyens de l’île d’Orléans qui s’oppose au projet de construction d’un port méthanier à Québec, sur le rive sud, face à Lévis. Il a envoyé une lettre à une compagnie de croisières pour l’informer des inconvénients qui pourraient découler du passage des navires méthaniers sur le Saint-Laurent si le projet Rabaska se réalise.
Gare au gazoduc (contre)
Gare au gazoduc est un groupe de Lévis représenté par Jean Gosselin, qui allègue que la protection incendie à Lévis est insuffisante avec la venue des projets de port méthanier, du pipeline Ultramar et du gazoduc de 42 km. Il tire ce constat du schéma de couverture de risques municipal. M. Gosselin, producteur agricole du secteur Pintendre, verra le raccordement du gazoduc de Rabaska traverser ses terres. Il s’inquiète des impacts et croit que les résidants avoisinant le passage du gazoduc devraient bénéficier des mêmes garanties que celles offertes à ceux qui habitent dans un rayon de 1,5 km du terminal. Il prétend qu’il est souhaitable que 20 pompiers soient en mesure d’intervenir en moins de 10 minutes en cas d’incendie parmi l’une des 2079 installations à risques élevés sur le territoire alors que la couverture révèle que 30 pompiers desserviront le territoire lévisien à travers 6 casernes en 2010. Il y aura 4 pompiers basés aux casernes satellites de Pintendre, Breakeyville et Saint-Étienne. En ce référent au schéma de couverture de risque, il doute que les pompiers requis en cas de problème au gazoduc puissent se déployer en moins de 10 minutes pour une intervention.
Danielle Roy-Marinelli (pour)
Mme Roy-Marinelli est la mairesse de Lévis. Elle n’est pas d’accord avec le groupe Gare au gazoduc, elle affirme que c’est immoral d’ameuter la population. Elle affirme que les promoteurs du projet Rabaska ont convenu d’implanter leur propre service de protection incendie sur le terminal.
AQLPA L’association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique estime qu’il s’agit d’une stratégie démesurée pour museler les citoyens et leur faire peur. Cette stratégie s’appelle SLAPP, strategic lawsuit against public participation.
Me Galibois
Avocate des représentants de l’île d’Orléans allègue que l’injonction s’adresse à la province entière et qu’elle est abusive.
Louis Duclos Citoyen à Sainte-Pétronille, île d’Orléans
Il a écrit dans le journal Le Devoir pour dénoncer que l’article d’Isabelle Porter à passer sous silence la vive opposition de la population de l’île d’Orléans au projet Rabaska. Cette opposition a été révélée par l’adoption d’une résolution contre Rabaska par le conseil municipal de Saint-Laurent au printemps 2005, par la signature d’une pétition anti-Rabaska par près de 75% des résidants de Sainte-Pétronille et par un sondage de la firme Léger Marketing au début de 2006 qui a révélé que 57% des citoyens de l’île de veulent pas d’un port méthanier situé à 1km de leur territoire.
Questions ou pistes de développement :
Explique le projet Rabaska
Quelles sont les garanties offertes à ceux qui habitent dans un rayon de 1,5km du terminal?
le wiki du projet: http://wikipedagogie.tuxcafe.org/wakka.php?wiki=ControverseActualite