Travaux pour le 15 novembre
Lectures
(les lectures présentées ici sont lues)
- Foucault Chapitre 2: Punition
(Le livre de Foucault que je lis est un livre emprunté à la bibliothèque. Je ne peux donc pas souligner à l’intérieur. J’ai tout de même relevé quelques passages que je trouve importants et que je note sur une feuille à part. J’écrirai ici les pages auxquelles ils se reportent et quelques bout de phrases se rapportant aux notions que je trouve importantes. S’il y a des …, c’est que ce passage c’étant jusqu’au passage après les …)
Passages que je trouve importants dans Surveiller et punir de Foucault
p.87 « Il faut punir autrement : défaire cet affrontement physique du souverain avec le condamné; dénouer ce corps à corps, qui se déroule entre la vengeance du prince et la colère contenue du peuple, par l’intermédiaire du supplicié et du bourreau. »
p.89 « Il faut pourtant replacer cette réforme dans un processus que les historiens récemment ont dégagé par l’étude des archives judiciaires : …, mais au prix d’interventions multipliées. »
p.92 « En fait, la dérive d’une criminalité de sang à une criminalité de fraude fait partie de tout mécanisme complexe, … : le déplacement des pratiques illégalistes est corrélatif d’une extension et d’un affinement des pratiques punitives. »
p.93 « Or si on confronte ce processus au discours critique des réformateurs, on peut noter une coïncidence stratégique remarquable. … ; encore qu’à un abus du pouvoir de punir. »
p.94 « Lacunaire à cause des différences de coutumes et de procédures, …le cours régulier et austère de la justice. »
p.96 « Ce ne sont pas tellement, ou pas seulement les privilèges de la justices, son arbitraire, son arrogance archaïque, ses droits sans contrôle qui sont critiqués; mais plutôt le mélange entre ses faiblesse et ses excès, entre ses exagérations et ses lacunes, et surtout le principe même de ce mélange, le sur-pouvoir monarchique. »
p.97 « Tout au long du XVIIIe siècle, à l’intérieur et à l’extérieur de l’appareil judiciaire, dans la pratique pénale quotidienne comme dans la critique des institutions, on voit se former une nouvelle stratégie pour l’exercice du pouvoir de châtier. … insérer le pouvoir de punir plus profondément dans le corps social. »
p.103 « Ou pour dire les choses s’une autre manière : l’économie des illégalismes s’est restruturée avec le développement de la société capitaliste. L’illégalisme des biens est séparé de celui des droits. …marges prévues par ses silences, ou libérées par une tolérance de fait. »
p.104 « S’affirme la nécessité de définir une stratégie et des techniques de punition où une cérémonie de la continuité et de la permanence remplacera celle de la dépense et de l’excès. »
p.106 « Déplacer l’objectif et en changer l’échelle. Définir de nouvelles tactiques pour atteindre une cible qui est maintenant plus ténue mais aussi plus largement répandue dans le corps social. … » fin du paragraphe.
p.107 « Le droit de punir a été déplacé de la vengeance du souverain à la défense de la société. …Et nécessité de poser à la puissance du châtiment un principe de modération. »
p.109 2e paragraphe.
p.110 « Un tel crime devrait-il être puni? Suivant quelle mesure? De quelle utilité son châtiment pourrait-il être dans l’économie du pouvoir de punir? Il serait utile dans la mesure où il pourrait réparer le « mal fait à la société ». »
p.111 « Mais la différence, c’est que la prévention qu’on attendait comme un effet du châtiment et de son éclat, - donc de sa démesure -, tend à devenir maintenant le principe de son économie, et la mesure de ses justes proportions. »
p.112 à 117 « La sémio-technique dont on essaie d’armer le pouvoir de punir repose sur cinq ou six règles majeures. »
- Règle de la quantité minimale
- Règle de l’idéalité suffisante
- Règle des effets latéraux
- Règle de la certitude parfaite
- Règle de la vérité commune
- Règle de la spécification optimale
p.120 tout le paragraphe avant *
p.123 « Ces signes-obstacles doivent constituer le nouvel arsenal des peines, comme les marques-vindictes organisaient les anciens supplices. Mais pour fonctionner, ils doivent obéir à plusieurs conditions.
1. Être aussi peu arbitraires que possible.
2. Ce jeu de signes doit mordre sur la mécanique des forces : diminuer le désir qui rend le crime attrayant, accroître l’intérêt qui fait que la peine est redoutable; …
3. Utilité par conséquent d’une modulation temporelle. La peine transforme, modifie, établit des signes, aménage des obstacles.
4. Du côté du condamné, la peine, c’est une mécanique des signes, des intérêts et de la durée.
5. D’où toute une économie savante de la publicité. Dans le supplice, la terreur était le support de l’exemple…
6. Alors pourra s’inverser dans la société le traditionnel discours du crime.
p.150 « Points de convergence. En premier lieu, le retournement temporel de la punition. Les « réformatoires » se donnent pour fonction, eux aussi, non pas d’effacer un crime, mais d’éviter qu’il recommence. »
p.151 « Là où se fait la différence, c’est dans la procédure d’accès à l’individu, la manière dont le pouvoir punitif se donne prise sur lui, les instruments qu’il met en œuvre pour assurer cette transformation; … s’insère à l’intérieur du système du droit. »
p.153 « Au total la divergence est celle-ci : cité punitive ou institution coercitive? … dans le lieu clos du « réformatoire »? »