TravauxSept13pgaut06

Coursdu13Septembre

À propos du texte Controverses et éducation-une introduction

Trois concepts (idées) qui me semblent intéressants

-Rhétorique des conclusions versus rhétorique des constructions : Ces concepts me rappellent ce que j’ai lu et compris pendant mes études au baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire à propos de la réforme de l’éducation au Québec. En effet, le Programme de formation de l’école québécoise touche directement à la rhétorique des constructions en permettant aux élèves de «bâtir» de façon commune leurs connaissances, et, par le fait même, de comprendre avec leurs camarades la façon dont les savoirs se construisent. Le socioconstructivisme ferait alors partie de la rhétorique des constructions. Cette approche est opposée à celle de la rhétorique des conclusions, qui caractérise une éducation basée sur le fait que les savoirs, transmis par le maître, ne peuvent être remis en question et demeurent souvent statiques.

-Un « actant » : D’après ce que j’ai compris, l’actant est une partie (ou un élément) du réseau à l’intérieur de la théorie Acteur-Réseau. Il peut être humain, animal, vivant, non-vivant, objet, terme scientifique, etc. Les actants sont liés de diverses façons à l’intérieur d’un réseau; il existe en fait plusieurs types de relations (oppositions, associations, simples, complexes, etc.).

- La notion de pouvoir dans un sens « productif » : Le pouvoir est souvent vu comme un élément négatif qui demeure un privilège pour certains. Or, dans ce texte d’introduction aux controverses, on décrit le pouvoir comme un concept positif et productif dans la mesure où il n’est pas oppressif et qu’il est un élément qui contribue à l’avancement.

Les concepts (ou idées) que je n’ai pas encore saisis

- Les îlots de rationalité : Que sont-ils? À quoi servent-ils? Pour l’instant, je crois qu’ils demeurent des points à prendre en considération lors de l’analyse d’une controverse ou d’une question… Ai-je raison?

-Le techno-féminisme : Je présume que cela touche aux techno-femmes, c’est à dire les femmes du monde de la technologie…Ai-je raison?

- La rhétorique des « conflits » : Qu’est-ce qu’on entend par « conflit »? La controverse est-elle le conflit?

- Le réseau: Si je comprends bien, le réseau est constitué d’actants, c’est à dire d’éléments de différentes natures qui sont en lien les uns avec les autres et qui sont au cœur de la controverse. Est-ce exact?

Éléments intrinsèques à une controverse

Pour qu’il y ait une controverse, il faut : - un enjeu crucial (autrement dit, la polémique doit mettre en jeu des éléments de haute importance pour l’humain) - qu’elle soit complexe et ambiguë - qu’il n’y ait pas de réponses simples - qu’elle soit générée par plusieurs faits - qu’elle touche à des valeurs et à la qualité de vie - qu’elle dure dans le temps et l’espace - qu’elle comprenne des énoncés qui peuvent être réfutés, discutés, approuvés - qu’elle touche aux domaines politiques, sociaux, économiques et/ou éthiques - qu’elle implique des connaissances techniques (donc spécialisées) qui ne sont pas fondées, assurées, et qu’elle amène, par le fait même, de l’incertitude - qu’elle comprenne un ensemble de solutions (il n’y a pas qu’une seule possibilité) - qu’elle demeure un sujet « piquant » et réel qui soulève des débats - qu’elle permette de prendre connaissance de diverses opinions et de parcourir des documents variés

Deux controverses qui me préoccupent présentement

Le port de symboles religieux dans les écoles laïques (exemple récent : le port du kirpan, qui ouvre, pour certains, la voie au port d’autres symboles religieux discriminatoires, alors qu’il demeure pour plusieurs un exemple à suivre en ce qui concerne la défense des droits et libertés). (Lire à ce sujet l’éditorial de Thierry Karsenti, « Une école laïque et religieuse : casse-tête pour les futurs enseignants? » dans Formation et profession : Bulletin du CRIFPE, Volume 12, numéro 2, avril 2006, p. 2-5

Le retour aux écoles pour garçons et aux écoles pour filles.

Pourquoi ces controverses me semblent importantes

Le port de symboles religieux dans les écoles dites laïques (l’exemple du port du kirpan) : Même si le jugement de la Cour suprême du Canada a décidé que le jeune sikh orthodoxe qui fréquentait une école laïque de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys pouvait porter son kirpan au nom de sa liberté de religion et de son droit à fréquenter l’école publique, je crois que cette question complexe est loin d’être réglée au sein de la société. Les parents, les élèves, les citoyens en général, les enseignants et ceux oeuvrant dans le domaine de l’éducation, de l’éthique et du droit ont tous des opinions variées et défendables par rapport à cette décision qui demeure, pour certains, un exemple de défense des libertés individuelles (le droit d’exprimer ses convictions religieuses, ici, à l’aide d’un symbole comme le kirpan), alors que pour d’autres, le jugement de la Cour vient d’ouvrir la porte au port d’autres signes religieux dans les écoles, signes qui pourraient être perçus comme étant discriminatoires (comme le tchador, porté par certaines femmes) ou dangereux (le kirpan est un poignard, donc une arme potentielle aux yeux de la majorité et qui pourrait, selon plusieurs, inciter d’autres élèves à avoir sur eux un tel objet). Il faut cependant que je précise ici que la Cour suprême a fait un « accommodement raisonnable » en permettant au jeune sikh de porter son kirpan sous certaines conditions très strictes afin de ne pas brimer la sécurité des autres. Néanmoins, cette controverse à la fois sociale et éthique nous rappelle que des religions diverses sont présentes dans les écoles laïques du Québec, où les crucifix de la tradition catholique ont été décrochés des murs. La population, mais aussi des spécialistes de divers champs ont d’ailleurs partagé leur façon d’analyser cette réalité dans des documents papiers, électroniques ou audiovisuels. Pour tous ceux qui s’intéressent à la question des symboles religieux dans les écoles et à l’histoire de la laïcité de l’éducation au Québec, je vous invite à consulter la référence suivante : Thierry Karsenti, « Une école laïque et religieuse : casse-tête pour les futurs enseignants? » dans Formation et profession : Bulletin du CRIFPE, Volume 12, numéro 2, avril 2006, p. 2-5

Le retour aux écoles pour garçons et aux écoles pour filles : Depuis déjà quelques années, spécialistes en sociologie, en psychologie et en éducation, ainsi que parents, enseignants et citoyens, parlent des bienfaits (ou des désavantages) d’un retour aux écoles qui accueilleraient des élèves exclusivement du même sexe. Je crois que ce débat est encore chaud et demeure pour certains un enjeu important concernant la réussite scolaire des jeunes, particulièrement celle des garçons. Certains sont persuadés que c’est dans une école pour garçons que ceux-ci pourront exprimer véritablement leur agressivité et leur désir de compétition, et par le fait même, réussir davantage que dans une école mixte où les filles sont avantagées à cause de leur attitude plus docile et leur caractère généralement plus calme. Pour d’autres, l’école mixte est un lieu qui permet aux élèves de s’habituer tôt à la mixité qu’on retrouve dans la société (composée à la fois d’hommes et de femmes) et contribue à une plus grande égalité entre les garçons et les filles. Les écrits à ce sujet sont nombreux, et il peut être intéressant de voir comment ceux qui participent au débat plaident en faveur de leur cause qui vise le bien-être des futurs élèves.