TravauxSept20pgaut06

Résumé des éléments clés de l’article Views on Gay Adoption dans NOW publié sur le site de la chaîne PBS (plus précisément dans la section Politics and Economy) http://www.pbs.org/now/politics/fightforfamily2.html

Cet article est des plus intéressants, car il présente différentes positions américaines sur l’adoption au sein de couples gais ou de mêmes sexes.

Il y a d’abord la position du peuple américain, en général. La faveur envers l’adoption des couples homosexuels augmente, passant de 38% en 1999 à 46% en 2006 (48% des gens s’opposent encore).

Les groupes en charge des enfants orphelins, comme The Child Welfare League of America’s et The Evan B. Donaldson Adoption Institute affirment que les parents homosexuels sont aussi aptes à élever des enfants que des parents de couples hétérosexuels. Selon eux, il faudrait d’ailleurs accélérer le processus en faveur de leur cause.

En ce qui concerne beaucoup de professionnels du domaine médical, il n’y a aucun danger à confier des jeunes à des parents homosexuels. Selon quelques recherches (non citées dans l’article), les enfants de parents gais ont des relations normales avec leurs pairs et les adultes, et ils n’y a pas pour eux davantage de risques de devenir homosexuels que pour les jeunes élevés par des hétérosexuels. Ce qui compte pour l’épanouissement d’un enfant selon Galanter, un membre de The American Academy of Child and Adolescent Psychiatry, c’est la qualité de la relation parent-enfant, et non l’orientation sexuelle du parent. Cette position est d’ailleurs partagée par The American Psychological Association, qui soutient que les enfants des couples gais sont "normaux".

Pour ce qui est des communautés religieuses, les opinions sont loin d’être favorables. Par exemple, The Boston Archidiocese’s Catholic Charities a cessé de donner en adoption les jeunes dont il avait la charge, car permettre à des couples de mêmes sexes d’élever des enfants va contre les orientations de l’Église. Le Vatican affirme d’ailleurs que l’adoption d’enfants par des gais est « gravement immoral » et que cela signifierait « mettre ces enfants en danger ». Le président de The Catholic League, William Donahue, dit que l’adoption par des gens homosexuels et par des gens célibataires n’est pas normale et pas naturelle, car ces gens n’ont pas les aptitudes qui permettent à un homme et à une femme d’élever un enfant.

Cependant, certaines maisons d’adoption, en lien avec la religion juive ou luthérienne, ont laissé des parents homosexuels adopter des enfants.

Cet article, je dois l’avouer, est bien court. Néanmoins, il résume certaines catégories de positions aux États-Unis que nous devons nécessairement considérer pour l’analyse de notre controverse. Je crois qu’il est assez facile, dans cet article, de voir les différents îlots de rationalité ainsi que la « positionality » qui montrent bien les diverses visions des choses selon le contexte et la personne. Je pense que nous avons alors tous une idée différente de la controverse selon que nous soyons prêtres, psychologues, directeurs d’un centre d’adoption, conservateurs, libéraux ou parents homosexuels. Je dirais même ici que le statut d’une personne dans la société est essentielle dans sa prise de position. Il est d’ailleurs regrettable que l’article ne soit pas plus complet et ne nous présente pas la position d’autres acteurs dans la société, comme la vision des rabbins, par exemple, ou même celles de gens qui ont déjà été élevés par des homosexuels. Les positions des divers parties politiques ne sont d’ailleurs pas présentées, ce qui, pourtant, a un impact important à cause de leur pouvoir de législation. Le pouvoir est d’ailleurs un élément important au sein de cette controverse, car les gais qui veulent adopter dépendent évidemment des centres d’adoption (qui peuvent décider, à cause de leurs convictions, de ne pas laisser de couples homosexuels adopter chez eux) ainsi que des lois votées.

Je tiens à dire ici que je trouve que la position des Catholiques et du Vatican par rapport à la question est très « Factual and Transmissive », si je me fie aux différentes classifications de Gale Smith et Linda Peterat illustrées dans des tableaux remis lors du cours du 13 septembre 2006. Cette position me semble peu critique et basée sur des faits établis par eux-mêmes. Qu’en pensez-vous? J’attends vos réponses!