Semaine du 14 janvier
Lecture Web 1.0 : [http://www.csrdn.qc.ca/discas/IntegrationTIC/introIntegrationTIC.html] --- Excellent! Merci du lien!
1- Qu’est-ce qu’un projet intégrateur?
Un projet intégrateur est projet pédagogique qui se réalise en équipe ou avec tous les membres de la classe à l’aide d’outils informatiques. Ce dernier permet des apprentissages concrets et bien réels dans un contexte signifiant et réaliste, il permet également de développer des compétences transversales, d’intégrer des compétences disciplinaires ainsi que de domaines généraux de formation et de réaliser des apprentissages coopératifs, dans une perspective socio-constructiviste. « Un projet intégrateur organise de façon à la fois structurée et souple un ensemble de tâches d’apprentissage débouchant sur une réalisation bien identifiée, signifiante et utile. C’est un outil, un contenant qui permet de choisir, d’organiser et de donner du sens à une foule de tâches et de contenus possibles. » Ce type de projet peut s’appliquer à différents contenus et intègre plusieurs ressources. En effet, les élèves sont amenés à lire, à écrire, à faire appel aux technologies de l’information et de la communication ainsi qu’à se servir de leur imagination. Puisque ces projets produisent un produit final bien tangible et qu’ils offrent aux élèves la possibilité d’exprimer de nombreux talents, habiletés et intérêts, les élèves se sentent plus motivés par la tâche à accomplir. Un projet intégrateur aide donc au développement de compétences dans de nombreux domaines de la part des élèves en plus d’être stimulant pour eux. Cinq exemples de projet intégrateur sont : le journal de classe, le site web scolaire, le rallye virtuel, l’exposition, la correspondance scolaire. Il est en effet beaucoup plus constructif et plus intéressant pour un élève de composer un texte pour le journal de son école tout en se servant de ressources informatiques que d’écrire un texte sur un sujet quelconque simplement parce qu’il doit le faire.
2- Les points forts et les points faibles des cinq types de projet intégrateur :
a) Le journal de la classe
Points forts : La création d’un journal scolaire permet la réalisation d’un produit final comparable à ceux que l’on retrouve dans la vie courante. Par la création d’un tel produit, les élèves sentent qu’ils ont accompli quelque chose dont ils peuvent voir l’utilité concrète et dont ils peuvent être fiers du résultat. De plus, la réalisation d’un journal de classe permet aux élèves d’assumer de nombreuses responsabilités telles que la planification, la recherche d’informations, la rédaction, le souci d’esthétique et la maîtrise d’outils technologiques. Ils peuvent donc prendre conscience de la diversité des tâches et des rôles à jouer dans la création d’un quelconque produit. Cette activité leur fournit également une bonne occasion de travailler en équipe et donc de tenir compte e l’opinion des autres. Par la même occasion, cela leur fait prendre conscience de l’importance de respecter les autres et de répartir les tâches dans une chaîne de production. Pour l’enseignant, un tel projet « permet une grande souplesse dans la prise en compte du temps consacré, de l'ambition du produit final, de l'orientation du contenu et, de façon plus pratique, des ressources matérielles et techniques disponibles ainsi que du degré de familiarité de l'enseignant avec les technologies. ». Effectivement, l’enseignant et son groupe décident des aspects qui entourent la création du journal et ceux-ci peuvent donc gérer le temps comme il leur convient.
Points faibles : D’abord, sur le plan technique, il faut posséder certains outils informatiques sophistiqués qui peuvent revenir très cher et que l’on ne retrouve pas dans toutes les écoles. En effet, un traitement de texte ordinaire ne suffit souvent pas. De plus, ces les élèves ne niveau primaire n’ont pas atteint un niveau de maîtrise suffisant des ressources informatiques pour réaliser tout le travail de mise et un éditeur graphique ou électronique est donc nécessaire. Ainsi, les élèves peuvent composer les textes et les taper à l’ordinateur, mais la finition et la mise en page finale du produit demandent des ressources plus spécialisées. Des coûts sont également nécessaires pour l’impression du produit final. Par la suite, des problèmes peuvent se poser quant à la division du travail. Par exemple, si une approche coopérative (répartition des activités selon des équipes de travail) est utilisée tout au long de l’année les élèves n’effectuent que les apprentissages qui sont reliés au rôle qui leur a été confié. De plus, certaines tensions peuvent se créer au sein des équipes de travail si certains membres travaillent moins que les autres. Finalement, la création d’un journal scolaire est un projet assez long et certains élèves risquent de se décourager.
b) Le site web scolaire
Points forts : Le site web scolaire est un bon projet de communication entre les jeunes et peut ainsi stimuler leur intérêt. De plus, les limitations matérielles et financières sont minimes puisque lorsque l’on a déjà le matériel informatique nécessaire, on n’a plus besoin de dépenser quoi que ce soit. Contrairement aux projets sur papier, il est très facile de modifier des documents électroniques. Cela permet donc au site d’entre toujours en évolution et de rester d’actualité en y faisait des mises à jour régulièrement. Également, un tel projet réduit de nombreuses contraintes telles que les dates de la tombée puisque le projet est diffusé instantanément lorsqu’il est prêt et peut être modifié à volonté.
Points faibles : Le caractère entièrement électronique de ce projet intégrateur entraîne des contraintes puisque cela suppose de l’enseignant une bonne connaissance et une bonne maîtrise des outils technologiques nécessaire à la réalisation de ce projet. L’enseignant doit donc avoir une bonne longueur d’avance sur les élèves, avoir accès à certains logiciels et savoir s’en servir. De plus, l’enseignant doit contrôler l’accès au serveur et aux sites Internet, non seulement pour des raisons de sécurités, mais aussi pour s’assurer que les élèves ne s’amusent pas sur le web au lieu de travailler. C’est pourquoi une gestion rigoureuse des fichiers électroniques composant le site Web est nécessaire. Également, l’enseignant doit s’assurer du contenu qui sera mis en ligne. En effet, le caractère public du contenu devient une contrainte puisque tout ce qui est écrit sur le site web sera nécessairement associé à l’école. L’enseignant doit donc s’assurer de l’approbation de la direction de l’école avant de lancer un tel projet. Finalement, l’accès à Internet pour une classe entière peut poser problème dans certaines écoles où il n’y a pas d’installations informatiques adéquates.
c) Le rallye virtuel
Points forts : Le rallye virtuel est un projet de production. Il exige donc que les élèves aient d’abord acquis certaines connaissances et habiletés telles que « lire et respecter rigoureusement des consignes, rechercher et traiter de l'information dans des textes virtuels, naviguer sur des sites Web en profondeur et en fonction d'un objectif précis, en utilisant, lorsque nécessaire, des outils de recherche tels que moteurs et répertoires et faire preuve de débrouillardise dans des situations nouvelles ». Les élèves doivent donc exploiter leurs habiletés dans une situation concrète et user de leur créativité et de leur imagination. De plus, si le rallye est correctement organisé et structuré par l’enseignant, il s’agit d’une activité très motivante et stimulante pour l’élève. Il peut même avoir l’impression de faire un jeu en même temps qu’il réalise le travail. L’enseignant, quant à lui, dispose d’une grande souplesse sur le produit puisque, à l’intérieur de certaines balises, il « garde un contrôle complet du thème choisi, des sites à visiter, des questions posées, des règles du jeu, du temps alloué et du degré de difficulté général du parcours qu'il propose aux élèves ». Également, les exigences technologiques sont beaucoup moins considérables pour l’enseignant pour la création d’un rallye que pour la création d’un site web.
Points faibles : L’enseignant doit être habile pour effectuer des recherches sur le web. En effet, ce dernier sera amené à trouver des sites Internet pertinents, adaptés à l’âge des élèves et francophones de surcroît. Lors de ses recherches préliminaires, l’enseignant devra donc élimer de nombreux sites pour ne conserver que ceux qui ne sont que réellement pertinents. De ce fait, cela demande beaucoup de travail au préalable de la part de l’enseignant. Un autre inconvénient est que les élèves ne sont pas tous au même niveau pour naviguer sur Internet. De ce fait, si un élève ne réussit pas à terminer une tâche qui est essentielle à la suite du rallye, il reste bloqué et ne peut donc terminer convenablement le travail. Finalement, l’enseignant doit s’assurer que les élèves ne cherchent pas à terminer leur parcours le plus rapidement possible, mais qu’ils explorent les pages Internet. Cela demande donc de la surveillance constante et de la vigilance de la part de l’enseignant et il lui est difficile de surveiller tous les élèves à la fois.
d) L’exposition
Points forts : Une exposition est un projet propice pour développer la créativité et l’esprit d’innovation chez les élèves. En effet, ces derniers doivent concevoir les affiches, les décorations, les kiosques et tout ce qui rentrera dans la composition de l’exposition tout en essayant de la rendre la plus intéressante possible pour ceux qui la visiteront. Ce projet peut donc donner un sentiment de fierté aux élèves qui voient leurs travaux être exposés. Par la même occasion, le fait que les travaux des élèves seront affichés à la vue de tous risque de faire en sorte que les élèves mettent plus d’efforts et d’attention dans leurs travaux puisqu’ils savent que tous pourront les voir. Un autre avantage de monter une exposition est que ce type de projet aide les élèves à développer un sens des responsabilités, une grande autonomie de décision ainsi que des habiletés dans le montage et la réalisation de projet. En effet, les élèves doivent tenir compte de la grandeur du local et de l’espace accordé à chaque réalisation des élèves et/ou des kiosques. De plus, ils doivent prévoir un certain « marketing » afin que leur exposition soit vue par le plus grand nombre possible. L’enseignant, quant à lui, est assez libre pour décider des aspects techniques tels que le nombre de kiosques, le moment où l’exposition aura lieu, la durée de l’évènement ainsi que la structure thématique.
Points faibles : Tout d’abord, afin de réaliser une exposition il fait avant tout s’assurer d’avoir une salle à sa disposition. Si celle-ci se fait dans un endroit public, cela la rend un peu plus compliquée puisqu’il faut alors obtenir les permissions nécessaires pour y installer une exposition. La salle doit également avoir les bonnes dimensions pour que l’exposition y soit aménagée convenablement. Les coûts reliés à la réalisation d’une telle activité peuvent également être une contrainte majeure. En effet, afin de décorer la salle il faut de nombreuses affiches, d’écriteaux… et parfois aussi le coût relié à la location de la salle. De tels coûts, si un financement n’a pas été obtenu, peuvent décourager un enseignant à se lancer dans le montage d’une exposition. Également, un tel projet demande énormément de préparation autant de la part des élèves que de l’enseignant et exige que des démarches aient été faites à l’avance. En effet, en plus de préparer la salle pour l’exposition en tant que telle, il faut planifier un peu de publicité afin que le plus de monde possible soit au courant qu’une exposition aura lieu. En dernier lieu, il faut s’assurer que l’exposition soit attrayante pour ceux qui viendront la visiter et qu’elle soit bien organisée afin qu’elle ne tourne pas en foire.
e) La correspondance scolaire
Points forts : La correspondance scolaire est une activité facile à réaliser avec les nouveaux apparts technologiques comme les courriels. Cela rend la communication beaucoup plus rapide qui lorsque l’on fait le même exercice sur de papier. De la part de l’enseignant, cette activité ne demande pas énormément de connaissance informatique puisque celui-ci n’a qu’à maîtriser les connaissances de base en traitement de texte et d’un logiciel de courriel électronique. De plus, ce projet a un caractère social très intéressant pour l’élève. En effet, ce projet lui permet de découvrir de nouvelles personnes, peut-être même d’une autre nationalité et donc de découvrir une autre culture ce qui l’amène à s’ouvrir sur les entre les différentes cultures et modes de vie présents dans le monde. Cette activité permet aux élèves de se faire de nouveaux amis, elle est donc une source de motivation importante pour les élèves. De plus, cette activité n’entraîne pratiquement aucun coût si ce n’est que les élèves aient accès à un ordinateur avec une connexion Internet.
Points faibles : Certains types de correspondance sont déconseillés, en particulier le clavardage. D’abord, ce dernier rend presque nul le contrôle qu’a l’enseignant sur les messages envoyés par les élèves puisque ceux-ci s’effacent automatiquement lorsque la fenêtre est fermée. De plus, la qualité du français que l’on retrouve dans de tels échangent laisse souvent à désirer. La question de confidentialité s’impose également. Ordinairement, seuls les destinataires peuvent lire les courriels échangés, mais dans un contexte scolaire une telle confidentialité n’est pas nécessairement conseillée. Les élèves doivent donc s’attendre à ce que leurs messages ne soient pas lus uniquement par celui avec qui ils correspondent, mais également par l’enseignant. Cela demande donc une grande vigilance et beaucoup de surveillance de la part de l’enseignant. Finalement, ce projet ne favorise pas une très grande utilisation des ressources technologiques ni, dans la plupart des cas, un travail de coopération. En effet, lorsque chaque élève a son propre correspondant cela devient plutôt une activité individuelle.