Résumés de lecture pour la semaine du 18 février

Excellent!!

« Aux États-Unis, les artistes ne veulent plus subir la tyrannie des droits d’auteur qui sont verrouillés par les grands groupes de communication. » Dans le but de lancer un débat public sur le droit d’auteur, Carrie McLaren et d’autres artistes ont lancé l’exposition itinérante « Illegal Art : Freedom of Expression in the Corporate Age ». Dans ces œuvres, on retrouve entres autres la série « Food Chain Barbie » du photographe Tom Forsythe ainsi qu’une parodie du logo Starbucks du dessinateur Kieron Dwyer. Ces artistes dénoncent le fait que la culture soit une propriété privée. Tom Forsythe avait d’ailleurs subi un procès intenté par Mattel, la créatrice de la poupée Barbie, pour violation de la propriété intellectuelle, mais Mattel n’avait pas gagné le procès.

Il n’y a pas si longtemps, à peu quelques décennies, des artistes pouvaient utiliser des objets de marques de commerce pour produire leur art. Par exemple, Andy Warhol utilisait des boîtes de soupe Campbell et de lessive Brillo sans que ces deux marques n’aient manifestées d’opposition. De nos jours, la situation n’est plus la même. Le système des copyrights tel qu’il l’est présentement sert plus à « enrichir les grands groupes, à étoffer l’innovation, à faire taire la critique sociale et à appauvrir la culture » qu’à protéger les créateurs. Les conséquences d’un tel phénomène est qu’on « partage de moins en moins les connaissances et que les intermédiaires s’enrichissent de plus en plus.

Au départ, la Constitution comprenait une clause de protection des œuvres d’une durée de quatorze ans. Cette mesure avait était prise dans le but de « favoriser le progrès de la science et des arts utiles » et non dans le but de défendre le droit de propriété. Les créateurs étaient donc encouragés à laissé lire cours à leur créativité et ils pouvaient retenir un profit de leur travail. Cependant, l’essor de l’industrie du divertissement et l’apparition de grands groupes de communication va changer la donne, chose que les rédacteurs de la Constitution n’avaient pas prévu.

Le copyright est ce qui permet aux entreprises qui possèdent un vaste catalogue de musique et de films de faire beaucoup d’argent, d’où leurs pressions pour que les œuvres soient protégées pour des durées de plus en plus longue. En 1998, la loi a permis aux œuvres d’être protégées « jusqu’à soixante-dix ans après la mort de leur auteur et jusqu’à quatre-vingt-quinze ans après leur première publication ou édition, lorsque le détenteur des droits est une personne morale. »

Ces restrictions restreignent la créativité des réalisateurs de documentaires et les rendent dépendant vis-à-vis des grandes entreprises. En effet, ils doivent payer une redevance pour qu’une musique, publicité, marque de commerce ou toute autre œuvre apparaissant dans leur film, chose qui n’était pas soumise au copyright auparavant. « Le copyright est aujourd’hui un droit très fort et la durée ne cesse de s’allonger. » les grands groupes se servent du copyright pour intervenir au moindre signe d’infraction tout en se servant de la loi pour se justifier et faire du profit.

Ce qu’on peut retenir de ce texte est que la liberté d’expression et la culture sont de plus en plus restreintes par le copyright dont se servent les grandes industries du divertissement et de la communication pour faire leur profit. Le copyright prend de plus en plus de place en s’allonge de plus en loi aux dépend de la créativité.

Le gratuit, c’est rentable (magazine « Révolution Web 2.0 », p.22)

Plusieurs personnes pensent que le copyright est nécessaire afin de protéger les auteurs ce qui ne fait que démontrer l’ignorance et la confusion du public qui croit souvent que copyright et droit d’auteur sont la même chose. Seuls les fraudeurs ont avantages à faire croire que ces termes sont équivalents.

Le copyleft, concept qui a été inventé vers 1980 par Richard Stallman, propose une nouvelle façon de voir les choses. Ce concept a d’ailleurs été des plusieurs secteurs de la communication et de la créativité Un exemple, d’utilisation du copyleft sont les livres du collectif Wu Ming qui portent la mention : « la reproduction intégrale ou partielle, de l’œuvre et sa diffusion par voie électronique sont autorisées à l’usage privé des lecteurs et à des fins non commerciales. »

La question est alors de savoir si cette mention a fait perdre de l’argent. Et bien non, au contraire puisqu’il y a eu plus de 300 000 exemples des livres du collectif Wu Ming qui ont été vendus. Il est donc faux de dire que un exemplaire de pirater correspond à un exemplaire de moins de vendu. Prenons l’exemple d’une personne qui a téléchargé l’exemplaire d’un livre, l’a lu et l’a tellement apprécié qu’elle décide de l’offrir en cadeau à quelqu’un. Le téléchargement de l’ouvrage ne correspond donc pas à un ouvrage de moins de vendu, mais à un ouvrage de plus de vendu. Certaines personnes ont mêmes offert le livre à cinq ou six personnes après l’avoir lu, d’où plusieurs ventes dues à un seul téléchargement initial.

Le droit de reproduire une œuvre et assurer une juste rétribution à l’auteur de l’œuvre ne sont donc pas incompatible ensemble. « On fait ainsi primer le droit d’auteur en affaiblissant le droit d’auteur ». Les éditeurs conservent souvent le copyright plus pour une question d’idéologie qu’en vertu d’un principe commercial. L’édition n’est aucunement menacée d’extinction. Le domaine de l’édition n’a pas réagi aussi fortement que le domaine de la phonographie qui a intenté des procès et qui a dénoncé la révolution technologique.

Le copyright a été crée il y a trois siècle. À cette époque, il était impossible d’obtenir « une reproduction à des fins non commerciale », ceux qui n’avaient pas les moyens d’acheter un livre devaient s’en passer. Le copyright était considéré comme « l’arme d’un chef d’entreprise contre un autre et non contre le public ». Aujourd’hui le public a accès à toutes sortes d’outils, il n’a pas à se résigner à de pas lire un livre même s’il n’en a pas les moyens. Le copyright est devenue « une arme qui tire dans le tas ».

On peut conclure de ce texte que le copyleft, le droit de reproduire une œuvre à des fins non commerciales, ne pénalise pas financièrement l’auteur d’un livre. Bien au contraire, la reproduction stimule le commerce. Le copyright tend à se démoder, bien que la plupart des maisons d’éditions le conserve, mais ce dernier de peut nullement être associer avoir le droit d’auteur.

IsabelleRousseau

Qu'est-ce que le copyleft?

[http://www.gnu.org/copyleft/copyleft.fr.html]

C'est une manière de rendre un programme ou un autre oeuvre libre et qui exige que toutes les versions modifiées soient libres aussi.

La façon la plus simple de faire un logiciel libre est de le distribuer, sans copyright, dans le domaine public. Tous peuvent partager le progamme, l'améliorer et aussi en faire un logiciel propriétaire (impossible de le modifier lorsqu'il devient logiciel propriétaire).

Le but du projet GNU est de donner la liberté de redistribuer ou de modifier les logiciels GNU aux utilisateurs. Les logiciels GNU sont placés sous "copyleft" ou "gauche d'auteur" ce qui garantit la liberté aux utilisateurs de pouvoir les copier ou les modifier.

Grâce à ce système, les autres programmeurs se voient encorragés à ajouter les logiciels libres. Aussi, le copyleft permet aux programmeurs qui souhaiteraient le faire, d'améliorer les logiciels ou d'avoir la possibilité de le faire.

Pour faire un copyleft, le logiciel est d'abord placé sous copyright. Ensuite lui sont ajoutées des conditions de distribution garantissant le droit d'utilisation, de modification et de redistribution si les conditions de distribution demeurent. Le code et ses libertés ne peuvent pas être séparé. Le copyleft garantit la liberté des utilisateurs.

Le conditions de distribution du projet GNU se retrouvent dans la GNU General Public License(GNU GPL). Une autre alternative au copyleft est la GNU Lesser General Public(LGPL) ou Liberty GPL, qui s'applique à quelques bibliothèques GNU.

La GNU Free Documentation License(FDL) est une autre forme de copyleft pouvant être utilisée pour un manuel, un livre ou autre document assurant la liberté de copie et de distribution, de modification, et ce de manière commerciale ou non.

Le license se retrouve dans beaucoup de manuels et à l'intérieur de chaque distribution de code source GNU. Ces licenses peuvent être appliquées aux programmes si on en détient le coyright. Il suffit d'ajouter une copie de la license au programme et de bonne références dans les fichiers sources se référant correctement à la license. La copie de code entre programmes est donc facilité. Il n'y a plus de problème d'incompatibilité. La LGPL permet de modifier les conditions de sitribution de la GPL ordinaire, il est donc possible de copier le code dans un autre programme couvert par la GPL.

ValerieAudet

Creative Commons: soyons créatifs ensemble

[http://www.framasoft.net/article2185.html]

Les si licences libres permettent aux utilisateurs de télécharger gratuitement, de copier et de modifier des logiciels en toute liberté, ils signifient aussi pour l’auteur d’accepter de partager sa création et de laisser l’utilisateur faire ce que bon lui semble avec. Or les licences Creative Commons apporte un compromis : celui de fournir un cadre juridique sur le partage des œuvres et de respecter les droits d’auteur des créateurs de musique, de textes et de programmes tout en utilisant le médium qu’est Internet.

Creative Communs a été créé en 2001 à l’université de Stanford. Plusieurs on contribué à créé ce type de licences mais plus particulièrement Lawrence Lessig, un grand défenseur de la liberté du Web. Inspiré de de philosophie des logiciels libres, Creative Commons a été créé dans le but de protéger d’autres supports que les logiciels tels que les textes, la musique, les vidéos, etc. De plus, elle veut protéger les droits d’auteurs de la diffusion sur Internet. Creative Commons cherche à trouver un juste milieu et s’inspire de l’idée « Share what you want, keep what you want ». Creative Commons se trouve entre le Copyleft, soit la diffusion libre, et le copyright, les droits d’auteurs.

Le principe général des licences Creative Commons est comparable à un jeu de lego de 4 briques pouvant créer 6 possibilités. Ainsi, pour construire 6 licences différentes, nous avons besoin de 3 conditions initiales et une condition implicite. D’abord nous avons l’attribution qui oblige un utilisateur à créditer l’auteur pour une oeuvre reproduite (ex. placer une lien hypertexte vers l’original). Puis il y a le « no commercial » qui interdit l’utilisation d’une œuvre pour des fins commerciales. Le « no derivative works » interdit la modification d’un travail diffusé et le « share alike » demande qu’une œuvre modifiée soit diffusée sous la même licence que l’original.

Ainsi, c’est la combinaison d’une ou de plusieurs conditions que l’on obtient différentes licences. Creative Commons s’adapte aux besoins de tous, en passant par l’artiste débutant qui souhaite se faire connaître en diffusant librement ses œuvres, à l’artiste plus connu qui veut préserver ses œuvres intégralement sans fins commerciales. D’autres choix s’offre tel que le domaine public (aucune restriction sur l’utilisation) et le founder’s copyright qui offre de vendre les droits d’auteur pour un dollar à Creative Commons et de d’accepter le dépôt de l’œuvre dans le domaine public après 14 ans. Il existe aussi le combo Creative commons avec GPL et LGPL, de même que Mash Me licence et la Music Sharing Licence.

Le choix semble difficile à faire mais la clarté des instructions et la simplicité du formulaire facilite la tâche. Même si Creative Commons n’est pas la première à offrir des caractéristiques de licences du genre, elle offre une alternative aux licences libres déjà existantes. Ses avantages sont nombreux du point de vue de la forme et du fond.

Contrairement aux licence des produits commerciaux ou des autres logiciels libres déjà existants, où les conditions d’utilisations sont très longues à lire et quasi incompréhensible, Creative Commons fait déjà le travail de vulgarisation. En fait, il propose ses licences sous trois formes, soit la version graphique avec icônes qui est très concise, la version légale en langage juridique semblable aux licences régulières et la version méta-données RDF qui fait partie du code HTML fourni et qui peut être lu par d’autres logiciels (ex Mozilla). Par ces trois façons, tout le monde est en mesure de bien comprendre les conditions de votre licence.

Pour ce qui est du fond, l’avantage premier de Creative Commons est le choix de la licence qui permet de s’adapter aux besoins de l’auteur. De plus, elles sont conçues pour toutes sortes d’œuvres telles que les images, les vidéos, les textes, les logiciels et plus encore.

Puisque l’auteur choisi sa licence, CC offre une meilleure protection de l’œuvre, contrairement aux licences libres existantes. . Par exemple, la publication d’un ouvrage sur l’utilisation de OpenOffice.org a fait l’objet de controverse. Un des auteurs n’était pas en accord avec les propos utilisé mais ne pouvait rien faire puisqu’il avait utilisé la Public Documentation Licence. Cette licence a donc ses limites. Creative Commons, comme mentionnée précédement, a la particularité de partager ce que vous voulez mais de n’importe quelle façon. Vous mettez vos propres restrictions et il est possible de les lever sous votre accord.

Creative Commons ne vient pas concurrencer les autres licences libres, mais elle vient ajouter un choix aux utilisateurs d’Internet. C’est un grand pas pour l’adaptation des droits d’auteur à la réalité du Web qui déborde de téléchargements, diffuse largement, la modification d’œuvres, la collaboration, etc. Créative commons propose un entre-deux entre la trop grande souplesse de la diffusion libre et la rigidité du copyright. Il ne reste maintenant qu’à attendre la traduction française et son adaptation aux lois par l’Université de Paris II. La version finale devrait paraître durant le mois de février cette année.

JoanneVeilleux